Crédit immobilier : un mois de février 2026 placé sous le signe de la résilience

Le marché du crédit immobilier entame le mois de février 2026 sous le signe d'une accalmie bienvenue. Malgré des incertitudes économiques persistantes, les établissements bancaires maintiennent des conditions d'emprunt favorables pour soutenir les projets d'acquisition.
Un panorama des barèmes bancaires au coeur de l'hiver
Après les quelques mouvements observés en début d'année, les taux de crédit immobilier affichent une tendance à la stagnation en ce mois de février. Les établissements prêteurs ont ajusté leurs grilles avec parcimonie, principalement pour compenser l'évolution des coûts de refinancement. Le rendement de l'Obligation Assimilable du Trésor (OAT) à 10 ans, qui sert de référence au marché, ayant oscillé autour de 3,5 % en janvier, les banques ont dû piloter leurs marges avec finesse.
Pour les ménages, les taux fixes moyens se maintiennent dans une fourchette comprise entre 3,10 % et 3,40 %. Voici le détail des conditions observées selon les durées d'engagement :
| Durée du prêt | Taux moyen (Févr. 2026) | Profils "Excellents" |
|---|---|---|
| 15 ans | 3,18 % | 2,95 % |
| 20 ans | 3,27 % à 3,31 % | 3,05 % |
| 25 ans | 3,38 % à 3,40 % | 3,15 % |
Il est utile de rappeler que les directives du HCSF limitent toujours la durée des crédits à 25 ans, avec une dérogation possible jusqu'à 27 ans pour l'immobilier neuf ou les rénovations lourdes représentant au moins 10 % du budget total.
État des lieux du marché immobilier ancien et perspectives
Le marché de la pierre semble avoir trouvé son point d'équilibre. Les rapports récents émanant des Notaires de France soulignent une stabilisation des prix à l'échelle nationale, avec une légère hausse de 0,7 % sur une année. Cette modération des prix, couplée à un volume de transactions avoisinant les 945 000 ventes sur douze mois, offre une visibilité sécurisante pour les acheteurs.
L'Île-de-France et la province suivent des trajectoires similaires avec des évolutions annuelles contenues (respectivement +0,4 % et +0,7 %). Les projections pour l'année à venir anticipent une hausse modérée, de l'ordre de 1,4 % pour les appartements, signe que la bulle immobilière a laissé place à une croissance plus saine et structurelle.
L'agressivité commerciale des banques au service des acquéreurs
Dans un contexte de forte concurrence, les banques ne "lèvent pas le pied". Elles considèrent le crédit immobilier comme un outil stratégique pour attirer une nouvelle clientèle, notamment les primo-accédants. Ces derniers bénéficient d'offres de bienvenue attractives : frais de dossier offerts, prêts bonifiés ou enveloppes "coup de pouce" pouvant financer jusqu'à 10 % de l'opération. Cette volonté bancaire de prêter, parfois à des taux très proches de ceux de l'OAT, crée une fenêtre d'opportunité exceptionnelle pour les dossiers solides.
Optimiser son coût global grâce à la délégation d'assurance
Si la négociation du taux nominal reste un passage obligé, le véritable levier d'économie réside désormais dans l'assurance emprunteur. La loi Lemoine permet aujourd'hui de substituer son contrat à tout moment, offrant la possibilité de délaisser les contrats de groupe bancaires au profit d'assurances individuelles. La différence de tarification est frappante : pour un couple de trentenaires en bonne santé empruntant 250 000 €, passer d'un taux d'assurance de 0,36 % à 0,08 % peut générer une économie spectaculaire de 28 000 € sur la durée totale du prêt.
Le moment idéal pour concrétiser son acquisition immobilière
Attendre une baisse massive des taux pourrait s'avérer contre-productif. Avec des barèmes qui se stabilisent et des banques prêtes à faire des efforts sur les conditions annexes, février 2026 s'impose comme une période propice pour passer à l'acte. Pour un couple gagnant 5 000 € par mois, la capacité d'emprunt avoisine les 275 000 € sur 20 ans, tout en respectant le plafond de 35 % de taux d'effort imposé par le régulateur. La solidité du dossier et l'apport personnel restent les clés pour débloquer les meilleures conditions du marché.