Crédit immobilier : nouvelle baisse des taux en juillet

Mickaël Touré • 06 Août 2019 • 14:23

Selon les derniers chiffres de l'observatoire crédit-logement, le taux moyen du crédit immobilier est encore en baisse pour le mois de juillet.

Crédit immobilier : nouvelle baisse des taux en juillet

À chaque mois son nouveau record. C'est ainsi qu'on pourrait définir le taux immobilier en ce moment. La semaine dernière, le président de la BCE Mattéo Draghi annonçait un maintien des taux bas jusqu'au premier semestre 2020. Une nouvelle baisse des taux directeurs n'est pas non-plus écartée par le futur ex-patron de l'institution européenne (il sera bientôt remplacé par la Française Christine Lagarde).

Jeudi dernier, la Banque Centrale américaine, la FED, réagissait aux annonces européennes en annonçant également une baisse des taux, une première depuis 2008.

Conséquence directe de ces annonces, les taux immobiliers viennent d'établir un nouveau record si l'on se fie aux derniers chiffres publiés par l'Observatoire Crédit-Logement pour le mois de juillet 2019. Les emprunteurs se retrouvent donc une nouvelle fois en position ultra favorable au moment de négocier ou de renégocier le meilleur taux pour un emprunt immobilier.

Un taux moyen à 1.20% toutes durées confondues

Selon les derniers chiffres, le taux moyen se trouve, actuellement, aux alentours de 1.20% toutes durées de prêt confondues (1.30% pour l'accession au neuf et 1.21% dans l'ancien). Dans le détail, le taux moyen d'emprunt sur 15 ans est légèrement inférieur à 1% (0.96%), et se situe à 1.14% sur 20 ans et 1.37% sur 25 ans.

Source : Observateur Crédit-logement

Pour le 14e mois consécutif ces taux se trouvent en-dessous du niveau de l'inflation. Une situation inédite depuis la libération. Ainsi, le niveau actuel des taux est 5 fois moins important qu'au début des années 2000 et 12 fois moins élevée qu'à la fin des années 80. Sur un an, l'observatoire constate une chute de 24 points de base.  

Quelles implications pour les emprunteurs ?

Bien évidemment, les emprunteurs peuvent se réjouir de cette situation. À l'heure actuelle, la moitié des ménages qui empruntent sur 15 ans, emprunte à moins d'1%.  À titre d'exemple, chez BoursedesCrédits.com, nos courtiers ont pu négocier des taux particulièrement intéressants à hauteur de 0.70% sur 15 ans, 0.90% sur 20ans, 1.10% sur 25 ans, 1.45% sur 30 ans et 2.65% sur 35ans.

Baisse des taux FED
Infogram

Par ailleurs, cette situation profite à tous les ménages, même les moins aisés. Ainsi, ce sont les emprunteurs du 4ème groupe qui ont bénéficié de la baisse de taux la plus importante, et ce quelque soit la durée du prêt engagée. D'ailleurs, le niveau de l'apport est également en baisse. Les banques sont moins exigeantes avec les futurs acheteurs. Cela permet aux banques de répondre aux demandes des ménages plus modestes ou des jeunes couples qui sont faiblement dotés en apport personnel et qui, en situation « normale », n'auraient pas pu accéder au crédit.

En conséquence, on constate un allongement de la durée des prêts bancaires. Depuis le début de l'année 2014, les durées d'emprunts se sont allongées de 30 mois. Jusqu'à atteindre des niveaux jamais égalés jusque-là. Enfin, la baisse des taux est également liée à une forte hausse des prix et à une détérioration des dispositifs de soutien à l'accession à la propriété.

Quelles implications pour les banques ?

Alors que les ménages profitent pleinement de la baisse des taux, la donne est légèrement différente pour les banques. En effet, la politique des taux bas peut également se traduire par un certain nombre de problèmes au niveau des banques.

Pour les établissements financiers, une baisse des taux rime avec une réduction des marges. Pour autant, ils bénéficient tout de même d'une économie plus dynamique, d'une épargne ou d'un investissement plus important. En somme, cela revient à dire que les banques bénéficient de plus de volume mais à des prix plus faibles.

Même si les effets semblent bénéfiques à court terme, ils pourraient se révéler problématiques à moyen ou long terme. La politique de la BCE pourrait bien se retourner contre les banques et donc contre les emprunteurs. Une remontée brutale des taux pourrait, par exemple, impacter fortement les primo-accédants.  

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