Immobilier : les taux d'intérêt chutent encore

Marie Nahmias • 22 Juillet 2016 • 11:31

Le niveau des taux d'emprunt atteint fin juin est inédit. En moyenne, les ménages français s'endettent à 1,60%, selon Crédit Logement CSA. Les transactions repartent de plus belle et les prix s'orientent à la hausse.

Immobilier : les taux d'intérêt chutent encoreEn juin, le taux moyen d'emprunt s'établit à 1,60%. Il était de 1,76% un mois auparavant.

Les taux d'emprunt n'en finissent plus de baisser pour atteindre des records. Hors assurance et toutes durées confondues, les particuliers empruntent en moyenne à 1,60%, révèle dans son rapport mensuel l'Observatoire Crédit Logement / CSA. Dans le détail, les taux d'intérêt s'établissent en juin à 1,62% pour l'accession dans le neuf et 1,59% pour l'accession dans l'ancien, précise l'enquête publiée jeudi 21 juillet. Des niveaux jamais atteints auparavant.

La baisse surprend d'autant plus par sa rapidité, puisqu'en mai le taux d'intérêt moyen était encore de 1,76%. Il est même jusqu'à 3,5 fois moins élevé que les niveaux observés au début des années 2000. Selon Crédit Logement / CSA, cette chute "fait preuve d'une vigueur remarquable jusqu'à présent, au-delà des pauses qui ont marqué son évolution depuis octobre 2015".

Un pouvoir d'achat décuplé

La situation, sans précédent, a inévitablement joué en faveur des acquéreurs, en multipliant leur pouvoir d'achat. "Le niveau des taux a eu un effet de solvabilisation des ménages plus puissant que tout autre dispositif de soutien public", estime l'économiste Michel Mouillart.

"L'économie réalisée par la baisse des taux a permis à certains d'acheter jusqu'à une pièce supplémentaire à budget égal et la fluidité des volumes retrouvée redonne à d'autres l'envie de passer à l'acte", expliquent de leur côté les notaires dans leur note de conjoncture immobilière.

Ce contexte est donc venu doper le marché immobilier. Le nombre de transactions repart à la hausse et les prix aussi, spécialement dans les plus grandes agglomérations. Ainsi, à Lyon et dans sa région, ils ont frôlé les 6% de hausse annuelle, rapporte Century 21. Si cette tendance haussière était amenée à durer, elle n'aurait, d'après les notaires de France, "que peu d'impact dès lors qu'elle resterait mesurée". "Il s'agira alors d'un jeu à somme nulle, la hausse des prix étant annulée par la baisse des taux."

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