Acheter un immeuble de rapport : mode d'emploi pour investir

✍ Les points à retenir
- Réaliser des économies d'échelle significatives : Acheter un immeuble entier permet de réduire le prix au mètre carré par rapport à l'achat d'unités isolées. Vous optimisez également les frais annexes : un seul acte notarié, une seule taxe foncière et des coûts de travaux mutualisés pour l'ensemble du bâtiment.
- Maîtriser totalement la gestion du bâtiment : En tant que propriétaire unique, vous vous affranchissez des contraintes de la copropriété. Vous décidez seul des travaux, de l'entretien des parties communes et du choix des prestataires, ce qui élimine les lenteurs administratives et les frais de syndic professionnel.
- Maximiser la rentabilité et le cash-flow : L'immeuble de rapport est l'outil idéal pour viser l'autofinancement. La multiplication des loyers permet de couvrir largement la mensualité de crédit, même en cas de vacance locative partielle, sécurisant ainsi vos revenus mensuels.
- Diversifier les modes d'exploitation : Posséder plusieurs lots dans un même bâtiment offre une grande flexibilité. Vous pouvez mixer les stratégies au sein de l'immeuble : location nue, meublée (LMNP), colocation ou même location courte durée, afin d'optimiser votre fiscalité et votre rendement global.
- Vigilance sur l'emplacement et la structure : La réussite repose sur un audit technique rigoureux. Avant l'achat, vérifiez l'état de la toiture, du gros oeuvre et la conformité des diagnostics énergétiques (DPE). Un emplacement en zone de forte demande locative reste indispensable pour garantir la pérennité de l'investissement.
Qu'est-ce qu'un immeuble de rapport et pourquoi est-ce un investissement prisé ?
L'immeuble de rapport, également appelé immeuble locatif ou bloc immobilier, désigne un ensemble immobilier appartenant à un seul et même propriétaire (ou une seule entité juridique). Contrairement à l'achat d'un appartement isolé, l'acquéreur achète ici la totalité du bâtiment, incluant plusieurs unités de logement et parfois des locaux commerciaux. Le terme "rapport" souligne l'objectif premier de cette acquisition : générer un rendement locatif immédiat et conséquent. C'est un outil patrimonial puissant qui permet de bâtir une surface financière importante en une seule opération, en concentrant plusieurs actifs sous un même toit. Investir dans un immeuble de rapport est souvent considéré comme le stade ultime de l'investisseur immobilier aguerri en raison de la complexité technique, mais aussi des bénéfices substantiels qu'il procure.
Une rentabilité locative supérieure à l'immobilier classique
La première raison qui pousse les investisseurs vers l'immeuble de rapport est mathématique : le prix au mètre carré est généralement dégressif. En achetant en gros, vous bénéficiez d'un prix de vente plus attractif que si vous achetiez chaque lot séparément. Cette décote à l'achat se traduit mécaniquement par une rentabilité brute bien plus élevée. De plus, posséder un immeuble de rapport permet de réduire drastiquement les charges. En étant le seul maître à bord, vous éliminez les frais de syndic professionnel et les charges de copropriété parfois exorbitantes. Chaque euro économisé sur les charges communes se transforme directement en cash-flow net pour le propriétaire, optimisant ainsi la performance globale de l'investissement.
Le contrôle total sur la gestion et les travaux
L'un des avantages stratégiques majeurs de l'immeuble de rapport est l'indépendance décisionnelle. Contrairement à une copropriété classique où les travaux et les budgets doivent être votés en assemblée générale, le propriétaire d'un immeuble en pleine propriété décide seul des interventions nécessaires. Cette autonomie permet de piloter l'entretien du bâtiment avec une vision à long terme. Que ce soit pour une rénovation énergétique globale, le ravalement de la façade ou l'aménagement des parties communes, vous maîtrisez les coûts, le choix des prestataires et le calendrier. Cette réactivité est un levier de valorisation immense pour votre immeuble de rapport, car elle permet de maintenir le bien dans un état irréprochable pour attirer les meilleurs locataires et justifier des loyers dans la fourchette haute du marché.
La mutualisation des risques locatifs
Posséder un immeuble de rapport offre une sécurité que ne permet pas l'achat d'un seul appartement. C'est le principe de la mutualisation du risque : si vous détenez un seul studio et que votre locataire s'en va ou ne paie plus, votre rentabilité tombe à 0 %. Dans un immeuble de rapport composé de six ou dix logements, la vacance d'un lot n'impacte que partiellement vos revenus globaux. Les loyers des autres unités continuent de couvrir vos mensualités de crédit et vos charges fixes. Cette stabilité financière est particulièrement rassurante pour les établissements bancaires lors de l'octroi du prêt immobilier. En diversifiant les types de baux au sein d'un même immeuble de rapport (mélange de studios pour étudiants, de T3 pour des couples et de locaux professionnels), vous lissez votre risque locatif sur la durée.
Les différents types d'immeubles de rapport : pleine propriété vs copropriété
Le marché de l'immeuble de rapport se divise principalement en deux structures juridiques et opérationnelles. Le choix entre la pleine propriété et la copropriété dépend de vos objectifs de gestion, de votre budget et de votre appétence pour la prise de décision. Comprendre ces nuances est essentiel avant de lancer votre recherche, car elles influencent directement la rentabilité nette et la fluidité de l'exploitation quotidienne du bâtiment.
| Caractéristique | Pleine Propriété | Copropriété (Immeuble scindé) |
|---|---|---|
| Prise de décision | Unilatérale et totale par le propriétaire. | Soumise au vote en Assemblée Générale. |
| Frais de gestion | Absence de syndic (économie de 10 à 15%). | Syndic obligatoire (professionnel ou bénévole). |
| Flexibilité de revente | Vente du bloc entier ou mise en copropriété complexe. | Vente par lot facilitée et rapide. |
| Fiscalité | Taxes foncières groupées. | Taxes foncières individualisées par lot. |
L'immeuble en pleine propriété : le graal de l'indépendance
L'immeuble de rapport en pleine propriété signifie que vous détenez l'intégralité de l'assiette foncière et des superstructures. C'est la configuration la plus recherchée car elle offre une liberté absolue. Vous n'avez pas de règlement de copropriété à respecter (hormis les règles d'urbanisme locales). Cela vous permet, par exemple, de réorganiser les espaces communs, de créer de nouveaux lots ou de modifier l'affectation de certaines surfaces sans demander l'avis de tiers. Pour maximiser la rentabilité d'un immeuble de rapport, l'absence de charges de syndic est un levier de cash-flow puissant, car vous gérez vous-même l'assurance du bâtiment et l'entretien des parties communes à moindre coût.
L'immeuble en copropriété : une souplesse de sortie
Il arrive d'acheter un immeuble de rapport déjà constitué en copropriété, ou d'en posséder la quasi-totalité des lots. Bien que cela impose un formalisme juridique (règlement de copropriété, assemblées générales), cette structure offre une plus grande liquidité. Si vous avez besoin de dégager du capital, il est beaucoup plus simple de vendre un appartement isolé dans un immeuble de rapport déjà scindé que de devoir découper juridiquement un immeuble en pleine propriété. Cette stratégie est souvent privilégiée par les investisseurs qui prévoient une sortie progressive de leur investissement. Cependant, il faut être vigilant sur le montant des charges et la présence d'autres copropriétaires qui pourraient freiner vos projets de rénovation.
Le choix stratégique selon le profil d'investisseur
Opter pour un type d'immeuble de rapport plutôt qu'un autre dépend de votre horizon de temps. Un investisseur souhaitant générer un maximum de revenus immédiats privilégiera la pleine propriété pour sa structure de coûts ultra-légère. À l'inverse, un profil orienté vers la valorisation et la revente pourra trouver son bonheur dans un immeuble de rapport scindé. Dans tous les cas, il est crucial d'analyser la structure du bâtiment lors des visites. Notez que passer de la pleine propriété à la copropriété (la division foncière) nécessite l'intervention d'un géomètre-expert et d'un notaire pour rédiger l'état descriptif de division, un investissement rentable à terme mais qui doit être anticipé dans votre business plan immobilier.
Comment acquérir un immeuble de rapport : les étapes de la recherche à l'achat
Définir sa zone géographique et son budget
Réussir l'achat d'un immeuble de rapport commence par une analyse de marché rigoureuse. Contrairement à un appartement simple, vous ne cherchez pas seulement un quartier agréable, mais un bassin d'emploi solide et une tension locative réelle. Ciblez des villes moyennes ou des secteurs en périphérie des grandes métropoles où le prix d'achat permet encore d'obtenir un rendement brut supérieur à 8 %. Déterminez votre enveloppe globale incluant le prix net vendeur, les frais de notaire (environ 7-8%), et surtout une enveloppe travaux. Un immeuble de rapport nécessite souvent une rénovation globale pour être optimisé, et il est vital d'avoir une capacité d'emprunt validée en amont par votre banque pour être réactif dès qu'une opportunité se présente.
Sourcing : trouver la perle rare "off-market"
Les meilleurs immeubles de rapport ne restent pas longtemps sur les sites d'annonces classiques. Pour dénicher une affaire rentable, vous devez développer un réseau local. Contactez les agences immobilières spécialisées, mais aussi les notaires de province qui ont souvent connaissance de successions imminentes. Parfois, le fait d'écrire directement à des propriétaires de bâtiments qui semblent mal entretenus peut déclencher une vente. Recherchez des signes de sous-exploitation : un immeuble de rapport avec des loyers très bas, des combles non aménagés ou un rez-de-chaussée commercial vacant. Ce sont ces défauts apparents qui cachent le plus gros potentiel de création de valeur et de rentabilité future.
La sécurisation du financement bancaire
Le financement d'un immeuble de rapport est plus complexe que celui d'un logement classique. La banque n'analyse pas seulement vos revenus, mais la viabilité du projet immobilier dans son ensemble. Vous devez présenter un dossier "bancable" incluant les baux actuels, les devis de travaux et une projection de revenus locatifs (estimations d'agences). Pour un immeuble de rapport, il est fréquent que les banques demandent un apport couvrant au moins les frais de notaire. N'oubliez pas d'inclure dans votre plan de financement le report de crédit (différé de remboursement) si vous avez des travaux importants à réaliser. Cela vous permettra de ne commencer à rembourser le capital qu'une fois que l'immeuble de rapport sera totalement loué et productif.
L'audit technique et l'analyse des baux : les points de vigilance lors des visites
L'examen approfondi du gros oeuvre et de l'enveloppe
Lorsqu'on achète un immeuble de rapport, on n'achète pas seulement des appartements, mais une structure complète. Les points les plus coûteux à surveiller sont la toiture, la charpente et les façades. Une toiture à refaire sur un bâtiment de 300 m² peut coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros et impacter lourdement votre business plan. Vérifiez également l'état des réseaux communs : colonnes d'eau, évacuations des eaux usées et colonnes électriques. Dans un vieil immeuble de rapport, une mise aux normes du tableau général et des colonnes montantes peut être exigée. L'humidité en cave ou des fissures structurelles doivent vous alerter immédiatement. N'hésitez pas à vous faire accompagner par un maître d'oeuvre ou un architecte lors de la contre-visite pour chiffrer précisément les travaux de remise aux normes.
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) et ses enjeux
Avec l'évolution de la législation sur les passoires thermiques, le DPE est devenu un critère de valorisation central pour l'immeuble de rapport. Vérifiez le classement de chaque lot. Si l'immeuble est classé F ou G, vous serez bientôt contraint de réaliser des travaux d'isolation (ITE ou isolation intérieure) pour pouvoir continuer à louer. Pour un investisseur malin, un immeuble de rapport avec une mauvaise performance énergétique est une opportunité de négociation massive. En intégrant le coût de l'isolation dans votre prêt, vous améliorez la valeur verte de votre actif, vous réduisez les charges des locataires et vous pérennisez vos revenus sur le long terme. C'est aujourd'hui l'un des leviers les plus puissants pour valoriser un immeuble de rapport ancien.
L'analyse juridique des baux en cours
L'audit d'un immeuble de rapport ne s'arrête pas à la pierre ; il concerne aussi les contrats. Analysez scrupuleusement chaque bail : montant du loyer, date de dernière révision, charges récupérables, et surtout l'historique de paiement. Un locataire en place depuis 20 ans avec un loyer 30% sous le prix du marché est un manque à gagner immédiat, mais aussi un potentiel de hausse lors de son départ. Vérifiez également la conformité des baux et des surfaces. Dans certains immeubles de rapport vendus à la hâte, des appartements ont été créés sans autorisation d'urbanisme ou dans des surfaces ne respectant pas les critères de décence (hauteur sous plafond, lumière naturelle). Ces "vices juridiques" peuvent se retourner contre vous et doivent être purgés ou négociés avant la signature définitive.
Comment bien réussir son investissement dans un immeuble de rapport et maximiser le rendement ?
Optimiser la typologie des logements
Pour tirer le meilleur parti d'un immeuble de rapport, vous devez adapter les surfaces à la demande locale. Si vous achetez un grand immeuble composé de deux immenses appartements dans une ville étudiante, il est souvent rentable de les diviser en plusieurs petits studios ou T2. La division permet d'augmenter significativement le prix au mètre carré loué. À l'inverse, dans une zone familiale, réunir deux petits lots pour créer un grand appartement de standing peut réduire la rotation des locataires et sécuriser vos revenus. Dans un immeuble de rapport, chaque mètre carré doit être "productif". Réfléchissez également à la création de services annexes : une buanderie commune, un local vélo sécurisé ou des box de stockage en cave peuvent générer des compléments de loyers non négligeables.
Travailler la fiscalité dès le départ
La fiscalité peut être l'alliée ou l'ennemie de votre immeuble de rapport. Si vous achetez en nom propre, les revenus fonciers s'ajoutent à votre tranche marginale d'imposition, ce qui peut l'effriter considérablement. L'utilisation du dispositif LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) pour certains lots ou le passage en société (SCI à l'IS) sont des pistes à explorer. L'avantage majeur de l'immeuble de rapport avec travaux est de pouvoir créer du déficit foncier ou de pratiquer l'amortissement comptable. Cela vous permet d'encaisser des loyers sans payer d'impôts sur ceux-ci pendant plusieurs années. Un immeuble de rapport performant est un immeuble qui combine haut rendement locatif et optimisation fiscale maximale.
Une gestion proactive et humaine
Réussir son investissement dans un immeuble de rapport demande une certaine proximité, au moins au début. Contrairement à un appartement délégué en agence, gérer soi-même son immeuble permet de créer une dynamique positive dans les parties communes. Choisissez vos locataires avec soin pour assurer une bonne entente entre voisins, ce qui réduit les dégradations et les conflits. Soyez réactif sur les petites réparations : une fuite d'eau réparée en 24h dans votre immeuble de rapport coûte moins cher qu'un sinistre qui s'aggrave. Une gestion saine limite la vacance locative, qui est le principal risque pesant sur le rendement. Un locataire heureux est un locataire qui reste, et la stabilité est la clé de l'enrichissement à long terme avec un immeuble locatif.
Les stratégies de division parcellaire et de valorisation des surfaces annexes
La division intérieure : multiplier les loyers
La division de lots est la stratégie "reine" pour booster la rentabilité d'un immeuble de rapport. Prenons un plateau de 100 m² loué 1000 € à une famille. En le divisant en trois studios de 25 m², vous pourriez louer chaque unité 500 €, portant le revenu total à 1500 €. Cette opération nécessite une étude de faisabilité technique (évacuations, colonnes montantes, compteurs électriques individuels) et une déclaration préalable en mairie. Dans un immeuble de rapport, la division permet de mieux répondre à la demande de petits logements, souvent plus forte et plus flexible, tout en protégeant le propriétaire contre le risque d'impayé total, puisque les sources de revenus sont multipliées.
Exploiter les combles et les dépendances
Ne négligez jamais les surfaces "mortes" d'un immeuble de rapport. Des combles perdus peuvent souvent être transformés en appartements de charme sous les toits (sous réserve de hauteur sous plafond suffisante). Des anciennes remises, des garages ou des granges attenantes peuvent devenir des lofts ou des ateliers professionnels. La transformation de ces surfaces non exploitées lors de l'achat est la forme la plus pure de création de valeur. Vous achetez ces mètres carrés au prix de la remise, et vous les revendez ou les louez au prix de l'habitation une fois rénovés. C'est souvent grâce à ces surfaces annexes qu'un immeuble de rapport passe d'un rendement correct à une opération exceptionnelle.
La vente à la découpe comme stratégie de sortie
Si vous possédez un immeuble de rapport en pleine propriété, vous avez la possibilité de réaliser une "vente à la découpe" à terme. Cela consiste à diviser juridiquement le bâtiment en copropriété pour vendre chaque appartement séparément. La somme des ventes de chaque lot est quasiment toujours supérieure au prix de vente de l'immeuble en un seul bloc (souvent 20 à 30 % de plus). Cette stratégie demande de purger le droit de préemption des locataires en place, mais elle constitue un levier de plus-value formidable. Votre immeuble de rapport devient alors un stock de marchandises que vous liquidez par unités pour maximiser votre capital final.
Fiscalité et montage juridique : faut-il acheter en nom propre ou en société (SCI) ?
L'achat en nom propre et le régime du déficit foncier
Acheter un immeuble de rapport en nom propre est la solution la plus simple administrativement. Elle est particulièrement intéressante si vous réalisez d'importants travaux de rénovation. Grâce au mécanisme du déficit foncier, vous pouvez déduire le montant des travaux de vos revenus fonciers, et même de votre revenu global jusqu'à 10 700 € par an (et reporter l'excédent sur 10 ans). Pour un investisseur fortement imposé, cela permet de réduire drastiquement ses impôts tout en valorisant son immeuble de rapport. À la revente, vous bénéficiez du régime des plus-values des particuliers avec des abattements pour durée de détention, pouvant mener à une exonération totale après 22 ou 30 ans.
La SCI à l'IS : l'outil de capitalisation par excellence
Pour ceux qui souhaitent réinvestir leurs bénéfices, la SCI à l'impôt sur les sociétés (IS) est souvent plus adaptée à l'immeuble de rapport. Le grand avantage est l'amortissement : vous pouvez déduire chaque année une fraction de la valeur du bâtiment de vos bénéfices imposables. Cela permet souvent d'afficher un résultat fiscal proche de zéro, et donc de ne pas payer d'impôt sur les loyers encaissés pendant de nombreuses années. C'est idéal pour rembourser son crédit rapidement. Attention toutefois à la revente : la plus-value est calculée sur la valeur nette comptable, ce qui peut générer une imposition importante. La SCI est donc une stratégie de détention longue durée pour bâtir un empire immobilier avec son immeuble de rapport.
Le choix du montage selon la transmission patrimoniale
L'immeuble de rapport représente souvent une valeur importante, et la question de la transmission se pose rapidement. La SCI facilite grandement la donation progressive de parts à vos enfants, évitant ainsi l'indivision directe sur un bâtiment complexe. Vous pouvez conserver la gérance et donc le contrôle des décisions tout en transmettant la nue-propriété des parts. Acheter un immeuble de rapport via une structure sociétaire permet également d'associer des partenaires ou des membres de la famille pour augmenter votre capacité d'investissement. Prenez le temps de consulter un expert-comptable ou un notaire pour choisir le costume juridique le plus adapté à votre situation personnelle et à vos ambitions pour votre immeuble de rapport.
Gestion locative et entretien : comment optimiser les charges de l'immeuble ?
L'individualisation des compteurs et des charges
Pour maximiser le rendement net de votre immeuble de rapport, vous devez traquer les charges non récupérables. La première étape est l'individualisation des compteurs d'eau et d'électricité (si ce n'est pas déjà fait). Rien n'est plus risqué pour un propriétaire que de payer une facture d'eau globale pour tout l'immeuble, car les locataires ne sont pas incités à la sobriété. En installant des sous-compteurs ou en demandant des compteurs individuels auprès des fournisseurs, vous transférez la charge réelle de consommation à chaque occupant. Dans votre immeuble de rapport, cela clarifie les relations et évite les litiges lors de la régularisation annuelle des charges.
L'entretien préventif : économiser sur le long terme
Gérer un immeuble de rapport, c'est anticiper les pannes. Un contrat d'entretien annuel pour la chaudière collective (si elle existe), le nettoyage régulier des chéneaux ou l'inspection de la toiture après chaque tempête évite des sinistres coûteux. Si vous avez des parties communes, optez pour des matériaux durables et faciles à entretenir (carrelage plutôt que moquette, peintures lessivables). Remplacez l'éclairage par des LED avec détecteurs de mouvement pour réduire la facture d'électricité commune. Dans un immeuble de rapport, chaque petite optimisation technique se multiplie par le nombre d'appartements, générant des économies d'échelle substantielles sur votre budget d'exploitation.
Déléguer ou gérer soi-même : le calcul du temps
La gestion d'un immeuble de rapport de 10 lots n'est pas la même que celle d'un studio. Si l'immeuble est situé loin de votre domicile, la délégation à une agence de gestion locative peut être judicieuse, malgré le coût (environ 7-10% des loyers). L'agence s'occupe de la recherche de locataires, des états des lieux et des relances. Cependant, pour un immeuble de rapport, de nombreux investisseurs préfèrent garder la main pour être au plus près de la réalité du terrain. Des outils de gestion en ligne permettent aujourd'hui de simplifier grandement l'édition des quittances et le suivi des paiements. Votre décision doit dépendre du ratio entre le temps passé et la rentabilité souhaitée, mais rappelez-vous qu'un immeuble de rapport bien tenu est un immeuble qui se valorise.
FAQ - Acheter un immeuble de rapport
Est-il plus rentable d'acheter un immeuble de rapport qu'un appartement seul ?
Oui, statistiquement l'immeuble de rapport offre une rentabilité supérieure. Le prix d'achat au mètre carré est plus bas, et vous réalisez des économies d'échelle sur les frais fixes (notaire, assurance, absence de syndic). C'est un levier de richesse bien plus puissant que l'investissement atomisé.
Faut-il obligatoirement un gros apport pour acheter un immeuble de rapport ?
Les banques sont plus exigeantes pour un immeuble de rapport. Un apport de 10 à 20% est souvent nécessaire pour couvrir les frais d'acquisition et rassurer le prêteur sur votre capacité d'épargne. Cependant, avec un dossier solide montrant une rentabilité élevée (autofinancement), certaines banques acceptent des apports plus limités.
Comment vérifier si un immeuble de rapport est sain techniquement ?
Au-delà des diagnostics obligatoires, inspectez la cave (humidité), les combles (fuites, termites) et le tableau électrique. L'idéal pour sécuriser l'achat d'un immeuble de rapport est de faire une contre-visite avec un professionnel du bâtiment qui pourra identifier d'éventuels vices cachés ou des travaux de structure coûteux.
Quelle est la meilleure fiscalité pour un immeuble locatif ?
Il n'y a pas de réponse unique. Le déficit foncier en nom propre est excellent pour réduire ses impôts immédiats si vous faites des travaux. La SCI à l'IS est préférable pour une stratégie de capitalisation et de transmission à long terme. Le choix dépend de votre tranche d'imposition actuelle et de vos projets futurs.
Quels sont les risques principaux avec un immeuble de rapport ?
Les deux risques majeurs sont la vacance locative prolongée et les gros travaux de structure imprévus (toiture, façade). Une étude de marché approfondie et un audit technique sérieux avant l'achat permettent de mitiger ces risques. La solidité financière du propriétaire est aussi cruciale pour faire face aux aléas.
Peut-on diviser un immeuble de rapport en plusieurs appartements après l'achat ?
Oui, c'est une excellente stratégie pour booster le rendement. Cependant, vous devez obtenir les autorisations d'urbanisme (déclaration préalable ou permis de construire) et respecter les normes de sécurité (incendie) et de décence. Si l'immeuble de rapport n'est pas déjà en copropriété, vous devrez créer un état descriptif de division.
Comment estimer la valeur d'un immeuble de rapport ?
La valeur se calcule principalement par le rendement. Un investisseur n'achète pas un "coup de coeur" mais un flux de trésorerie. On utilise souvent un multiplicateur de loyer annuel ou un taux de capitalisation local. Pour un immeuble de rapport, la valeur vénale est intrinsèquement liée à sa capacité à générer des revenus locatifs pérennes.
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