Immobilier neuf ou ancien : quel est le meilleur choix pour investir ?

Arsalain EL KESSIR
Immobilier neuf ou ancien : quel est le meilleur choix pour investir ?

✍ Les points à retenir

  • L'ancien pour la rentabilité et l'emplacement : Investir dans l'ancien permet généralement de viser des rendements bruts plus élevés grâce à un prix d'achat au m² plus abordable. Les biens anciens bénéficient souvent des meilleurs emplacements en centre-ville, garantissant une forte demande locative et un potentiel de plus-value patrimoniale.
  • Le neuf pour la performance énergétique et le confort : Acheter un logement neuf assure une conformité aux dernières normes environnementales (RE 2020), ce qui élimine le risque d'interdiction de louer lié au DPE. Vos locataires profitent d'un confort thermique optimal et de charges d'énergie réduites, un argument majeur pour la fidélisation.
  • Des frais de notaire réduits dans le neuf : C'est l'un des grands avantages du neuf : les droits de mutation ne s'élèvent qu'à environ 2 à 3 % du prix de vente, contre 7 à 8 % dans l'ancien. Cette économie de départ permet d'alléger l'apport personnel nécessaire ou de financer l'ameublement du bien.
  • La fiscalité et le levier des travaux : Dans l'ancien, vous pouvez optimiser votre fiscalité grâce au déficit foncier en réalisant des travaux de rénovation. Dans le neuf, vous bénéficiez de dispositifs de défiscalisation spécifiques ou d'une exonération temporaire de taxe foncière dans de nombreuses communes.
  • Garanties de construction contre risque de travaux : Le neuf offre une sérénité totale pendant 10 ans grâce aux garanties biennale et décennale. À l'inverse, l'ancien nécessite d'anticiper des dépenses d'entretien (ravalement, toiture, parties communes) qui doivent être rigoureusement chiffrées avant l'acquisition.

Comment choisir entre investir dans le neuf et dans l'ancien : les critères de décision

Le dilemme entre l'immobilier neuf et l'immobilier ancien constitue la première étape cruciale de tout projet de constitution de patrimoine. Pour trancher efficacement, l'investisseur ne doit pas seulement se fier à ses préférences esthétiques, mais analyser des indicateurs concrets tels que la localisation, le budget initial et l'horizon de détention. Choisir entre ces deux marchés revient à arbitrer entre la sécurité technique d'un bâtiment aux dernières normes et le charme souvent plus rentable de la pierre ancienne. Chaque option répond à des objectifs patrimoniaux différents : la création de revenus immédiats ou la valorisation d'un capital sur le long terme sans contrainte de gestion.

L'importance de l'emplacement et de la tension locative

Dans l'immobilier ancien, l'atout majeur reste la centralité. Les bâtiments anciens occupent les coeurs de ville, à proximité immédiate des commerces, des transports et des pôles universitaires. Cette implantation garantit une tension locative permanente, car la demande y est structurellement supérieure à l'offre. À l'inverse, l'immobilier neuf se situe souvent dans des quartiers en devenir ou des zones d'aménagement concerté (ZAC). Si ces secteurs offrent des perspectives de plus-value à long terme grâce au développement des infrastructures, ils demandent une étude plus fine de la demande future. Un investisseur devra donc choisir entre la sécurité d'un emplacement établi dans l'ancien ou le potentiel de croissance d'un nouveau quartier dans le neuf.

L'arbitrage entre prix d'achat et coût d'entretien

Le coût d'acquisition est généralement plus élevé dans l'immobilier neuf, avec un prix au mètre carré qui intègre les coûts de construction actuels, les normes environnementales strictes et les marges des promoteurs. Cependant, cet investissement initial plus lourd est compensé par une absence quasi totale de gros travaux pendant les 10 à 15 premières années. Dans l'immobilier ancien, le prix d'achat est souvent plus attractif, mais il cache des dépenses futures parfois imprévisibles. Le ravalement de façade, la réfection de la toiture ou la mise aux normes des parties communes sont des charges qui peuvent lourdement impacter le rendement net. L'investisseur doit donc évaluer sa capacité à gérer des imprévus techniques par rapport à la tranquillité d'un bien livré "clés en main".

La fiscalité et les frais d'acquisition comme leviers

Un critère de décision fondamental réside dans le poids des frais annexes. Lors d'un achat dans l'immobilier ancien, les frais de mutation, souvent appelés frais de notaire, s'élèvent à environ 7 % ou 8 % du prix du bien. Dans l'immobilier neuf, ces frais sont réduits à 2 % ou 3 %, ce qui représente une économie substantielle dès le départ. Par ailleurs, la stratégie fiscale peut faire pencher la balance. L'ancien permet souvent de générer du déficit foncier ou d'utiliser le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) pour gommer les impôts sur les loyers grâce aux travaux. Le neuf, quant à lui, est le terrain de prédilection des dispositifs de défiscalisation directe. Le choix dépendra donc de la tranche marginale d'imposition de l'investisseur et de son besoin de réduction d'impôt immédiate ou de revenus peu fiscalisés sur la durée.

Les avantages de l'investissement dans le neuf : frais de notaire réduits et confort moderne

Investir dans l'immobilier neuf offre une sérénité inégalée pour les propriétaires bailleurs qui ne souhaitent pas s'impliquer dans la gestion technique de leur patrimoine. La construction moderne répond à des cahiers des charges extrêmement rigoureux, garantissant non seulement une pérennité structurelle mais aussi une attractivité locative forte grâce à des prestations d'usage que l'on ne retrouve pas toujours dans la pierre traditionnelle.

L'économie substantielle des frais de notaire réduits

L'un des arguments financiers les plus percutants en faveur de l'immobilier neuf est la réduction des frais de notaire. Pour une acquisition de 250 000 euros, les frais s'élèvent à environ 5 000 ou 7 500 euros dans le neuf, contre près de 20 000 euros dans l'immobilier ancien. Cette différence majeure permet à l'investisseur de limiter son apport personnel ou d'augmenter sa capacité d'emprunt pour le prix net du bien. Cet avantage financier "à l'entrée" améliore mécaniquement la rentabilité nette globale de l'opération, car une part plus importante du capital emprunté est injectée directement dans la valeur de l'actif immobilier plutôt que dans des taxes de mutation.

Le respect des normes RE 2020 et la performance énergétique

Depuis le durcissement des réglementations thermiques, l'immobilier neuf est devenu un véritable bouclier contre l'obsolescence énergétique. Les logements neufs respectent la RE 2020, garantissant une isolation thermique et phonique de haut niveau. Pour le locataire, cela se traduit par des factures d'énergie divisées par deux ou trois par rapport à l'ancien. Pour l'investisseur, c'est l'assurance de ne pas être frappé par les interdictions de louer qui touchent progressivement les passoires thermiques dans l'immobilier ancien. Cette conformité aux normes les plus strictes sécurise la valeur verte du patrimoine sur le très long terme.

Le confort d'usage et les garanties constructeurs

Les appartements au sein de l'immobilier neuf proposent des prestations modernes très prisées : ascenseurs aux normes PMR, parkings en sous-sol, terrasses ou balcons généreux, et domotique intégrée. Ces éléments facilitent la mise en location et réduisent le turnover des locataires. De plus, l'acquéreur bénéficie d'une protection juridique solide avec la garantie de parfait achèvement, la garantie biennale pour les équipements, et surtout la garantie décennale. Ces protections transfèrent le risque technique sur les assurances du constructeur, protégeant ainsi le propriétaire de tout décaissement imprévu lié à des malfaçons structurelles pendant dix ans.

Les dispositifs fiscaux dans le neuf : zoom sur les nouvelles incitations de 2026

En 2026, l'immobilier neuf continue d'être soutenu par des politiques publiques visant à renouveler le parc de logements et à encourager la construction durable. Les dispositifs actuels sont de plus en plus orientés vers la qualité environnementale et le logement intermédiaire, offrant des opportunités de défiscalisation calibrées pour les investisseurs à la recherche de leviers puissants pour réduire leur impôt sur le revenu.

Le nouveau dispositif de réduction d'impôt pour le logement durable

Le successeur des anciennes lois de défiscalisation met désormais l'accent sur les performances écologiques supérieures. En investissant dans l'immobilier neuf affichant un score environnemental exemplaire, les propriétaires peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt étalée sur 6, 9 ou 12 ans. Ce dispositif impose des plafonds de loyers et de ressources des locataires, mais en contrepartie, il permet de gommer une partie significative de l'impôt sur le revenu. C'est une stratégie idéale pour les cadres et les professions libérales qui souhaitent transformer leur impôt en capital immobilier tout en répondant à la crise du logement dans les zones tendues.

L'exonération temporaire de taxe foncière

Un avantage souvent oublié lors d'un achat dans l'immobilier neuf est la possibilité de bénéficier d'une exonération de la taxe foncière pendant les deux premières années suivant l'achèvement des travaux. Selon les communes, cette exonération peut être totale ou partielle. Sur un investissement locatif, cela représente une économie de charges non négligeable qui vient booster le cash-flow positif au démarrage du projet. Combiné à la quasi-absence de charges de copropriété liées à des travaux, ce dispositif renforce l'attractivité du neuf pour ceux qui privilégient une gestion budgétaire fluide et prévisible.

Le cumul avec le statut LMNP en VEFA

Il est tout à fait possible d'allier la modernité de l'immobilier neuf avec la puissance fiscale du statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel). En achetant un bien neuf en VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement) pour le louer meublé, l'investisseur peut pratiquer l'amortissement comptable de la valeur du bien. Cette technique permet souvent de ne payer aucun impôt sur les revenus locatifs pendant plus d'une décennie. Contrairement aux dispositifs de réduction d'impôt, le LMNP dans le neuf offre une liberté totale sur le choix des loyers (dans le respect de l'encadrement éventuel) et ne nécessite pas d'engagement de location minimal de 6 ou 9 ans, offrant ainsi une souplesse de sortie bien supérieure.

Les avantages de l'investissement dans l'ancien : prix d'achat et potentiel de valorisation

L'immobilier ancien reste le choix de prédilection des investisseurs avertis qui cherchent à optimiser leur rendement brut et à exploiter le potentiel de transformation d'un actif. La pierre ancienne offre une diversité de biens et d'emplacements que le neuf ne peut pas concurrencer, permettant des stratégies d'achat-revente ou de mise en location à forte valeur ajoutée.

Une décote significative sur le prix au mètre carré

Le principal attrait de l'immobilier ancien est son prix d'acquisition, généralement inférieur de 15 % à 25 % à celui du neuf pour un même secteur géographique. Cette décote permet d'acquérir des surfaces plus grandes avec un même budget ou de se positionner dans des quartiers ultra-centraux où le foncier disponible pour le neuf est inexistant. Pour l'investisseur, ce moindre coût à l'entrée est le premier levier de rentabilité. Il permet soit de limiter l'endettement, soit de dégager une enveloppe pour des travaux de rénovation qui viendront créer de la valeur immédiate sur le bien.

Le charme de l'ancien et la rareté patrimoniale

Poutres apparentes, parquets d'origine, hauteurs sous plafond et cheminées en marbre : l'immobilier ancien possède un cachet unique qui séduit une large clientèle locative. Cette dimension émotionnelle et esthétique assure au bien une valeur patrimoniale qui traverse les époques. Contrairement aux constructions neuves qui peuvent se standardiser, un bel appartement dans l'immobilier ancien est un actif rare dont la valeur tend à augmenter plus fortement dans les zones où la construction est saturée. Cette rareté est un gage de revente facilitée et de plus-value latente importante, surtout si le bien a été entretenu avec soin.

La création de valeur par la rénovation

Dans l'immobilier ancien, l'investisseur est maître de la valorisation de son bien. En achetant un appartement vétuste, il est possible de le transformer radicalement : redistribution des pièces, création d'une cuisine ouverte, installation d'une salle de bain moderne. Ces travaux permettent non seulement d'augmenter le loyer, mais aussi de réaliser une "plus-value immédiate". À la fin du chantier, la valeur de marché du bien rénové est souvent bien supérieure au cumul du prix d'achat et du coût des travaux. C'est cette stratégie, spécifique à l'ancien, qui permet aux investisseurs de bâtir un patrimoine rapidement en réinjectant les bénéfices de chaque opération dans la suivante.

Rénovation et performance énergétique : l'opportunité des passoires thermiques dans l'ancien

Le calendrier réglementaire sur les DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) a transformé ce qui était autrefois un risque en une opportunité majeure pour les investisseurs dans l'immobilier ancien. Le marché voit apparaître des biens à prix cassés parce qu'ils sont classés F ou G, offrant un terrain de jeu idéal pour ceux qui maîtrisent les leviers de la rénovation thermique.

L'acquisition avec forte décote des passoires thermiques

De nombreux propriétaires de l'immobilier ancien, effrayés par les coûts de rénovation ou l'interdiction prochaine de louer, mettent leurs biens en vente avec des rabais parfois spectaculaires. Pour un investisseur, acheter une passoire thermique est le meilleur moyen d'obtenir une décote dépassant les 20 % par rapport au prix du marché local. En intégrant le coût des travaux d'isolation (murs, fenêtres, changement de système de chauffage) dans le prêt immobilier, l'acquéreur transforme un actif déprécié en un logement performant et conforme, tout en bénéficiant d'un prix de revient global souvent inférieur à celui d'un bien déjà rénové.

Les aides d'État pour la rénovation énergétique

Investir dans l'immobilier ancien pour le rénover permet de bénéficier de nombreux dispositifs d'aide comme MaPrimeRénov', les certificats d'économie d'énergie (CEE) ou l'éco-prêt à taux zéro. Ces subventions réduisent considérablement le reste à charge pour l'investisseur. En améliorant le DPE du bien de G à C ou B, le propriétaire sécurise non seulement son droit de louer pour les décennies à venir, mais il augmente aussi drastiquement la valeur vénale de son bien. C'est ce qu'on appelle la "valeur verte" : un appartement économe dans l'immobilier ancien se vendra toujours plus cher et plus vite qu'un bien énergivore.

Le déficit foncier : un bouclier fiscal puissant

La rénovation thermique dans l'immobilier ancien est le moteur du déficit foncier. Les dépenses de travaux sont déductibles des revenus fonciers. Si les travaux sont supérieurs aux loyers perçus, le déficit créé peut être imputé sur le revenu global dans la limite de 10 700 euros par an (plafond doublé dans certains cas de rénovation énergétique). Cela permet de ne payer aucun impôt sur ses loyers pendant plusieurs années, tout en réduisant son impôt sur le revenu global. Pour un investisseur averti, c'est la stratégie la plus efficace pour combiner valorisation d'un bien ancien et optimisation fiscale massive, rendant l'ancien imbattable sur le plan du rendement net-net.

Comparaison des rendements locatifs : le match entre loyers élevés et charges maîtrisées

Le choix entre l'immobilier neuf et l'immobilier ancien se résume souvent à une bataille de chiffres. Si l'ancien affiche généralement des rendements bruts plus séduisants, le neuf se rattrape sur les frais de gestion et la prévisibilité des charges. Le tableau ci-dessous permet de visualiser les différences structurelles entre ces deux types d'investissements.

Critère de comparaisonImmobilier NeufImmobilier Ancien
Rendement brut moyen 3 % à 4,5 % 5 % à 8 % (selon travaux)
Frais de notaire Réduits (2 à 3 %) Classiques (7 à 8 %)
Budget travaux (10 ans) Quasi nul Élevé à très élevé
Performance énergétique Optimale (Classe A/B) Variable (Classe C à G)
Potentiel de plus-value Long terme (quartier) Immédiat (après rénovation)

L'avantage de l'ancien pour le cash-flow brut

L'immobilier ancien gagne systématiquement le match du rendement brut. Grâce à un prix d'achat au mètre carré plus faible, le ratio loyer/prix est plus favorable. Un investisseur qui cherche des revenus complémentaires immédiats s'orientera naturellement vers l'ancien, surtout s'il réalise des divisions de lots ou de la colocation. Dans ces configurations, l'ancien peut atteindre des rendements bruts de 8 % ou 10 %, là où le neuf plafonne rarement au-dessus de 4,5 % en raison du prix d'achat élevé qui "écrase" la rentabilité faciale.

La supériorité du neuf sur les charges récupérables et non récupérables

Si l'immobilier neuf affiche un rendement brut plus faible, son rendement net de charges est souvent plus stable. Dans le neuf, les charges de copropriété sont limitées car les installations sont neuves et sous garantie. Il n'y a pas de mauvaises surprises comme un ascenseur à remplacer ou une toiture qui fuit. De plus, les charges de chauffage étant très faibles, le reste à vivre pour le locataire est plus important, ce qui permet de maintenir des loyers élevés sur la durée. Pour un investisseur qui souhaite une gestion "zéro souci" et une visibilité parfaite sur ses flux de trésorerie, le neuf est une option de sécurité indéniable.

L'impact de la fiscalité sur le rendement net-net

Le véritable juge de paix est le rendement net-net (après impôts). L'immobilier ancien avec travaux permet, via le déficit foncier ou l'amortissement LMNP, d'afficher un rendement net-net très proche du rendement brut pendant 10 ans. L'immobilier neuf, grâce aux réductions d'impôt spécifiques, offre un avantage fiscal immédiat qui peut compenser son rendement brut plus faible. En résumé, l'ancien est idéal pour ceux qui sont prêts à s'investir dans les travaux pour maximiser la rentabilité, tandis que le neuf convient parfaitement à ceux qui privilégient la constitution d'un patrimoine pérenne avec un avantage fiscal "clés en main".

Quelques conseils pour bien choisir entre investir dans le neuf et dans l'ancien selon votre profil

Le profil "Prudent" : privilégiez le neuf pour la sécurité

Si vous êtes un primo-accédant ou si vous n'avez ni le temps ni les compétences pour suivre des chantiers de rénovation, l'immobilier neuf est votre meilleur allié. Vous bénéficiez d'un logement aux normes, de garanties solides et d'une gestion simplifiée. C'est le choix de la tranquillité d'esprit pour préparer sa retraite ou se constituer un premier patrimoine sans risque technique. Le neuf permet de se projeter sur 20 ans sans avoir à réinjecter de capital pour de gros travaux d'entretien.

Le profil "Bricoleur ou Expert" : foncez sur l'ancien avec travaux

Pour ceux qui ont un réseau d'artisans ou qui ne craignent pas la poussière, l'immobilier ancien est une mine d'or. En achetant des biens à rénover, vous créez de la valeur là où les autres voient des problèmes. Vous optimisez votre rentabilité grâce au déficit foncier et vous profitez de l'emplacement premium des centres-villes. C'est le profil type de l'investisseur dynamique qui cherche à faire fructifier son capital rapidement par l'exploitation intelligente de la pierre ancienne.

L'arbitrage selon l'horizon de placement

Votre horizon de temps doit dicter votre choix. Pour une détention courte (moins de 10 ans), l'immobilier ancien avec travaux est souvent plus rentable car la création de valeur compensera les frais de notaire plus élevés. Pour un placement de long terme (plus de 15 ans), l'immobilier neuf devient très compétitif : l'économie sur les travaux de maintenance et la performance énergétique compenseront largement le surcoût à l'achat. Enfin, n'oubliez pas que la diversification est possible : détenir une part de neuf pour la sécurité et une part d'ancien pour le rendement est souvent la stratégie la plus équilibrée.

FAQ - Immobilier neuf ou ancien : quel est le meilleur choix pour investir ?

Quels sont les frais de notaire dans le neuf et l'ancien ?

Dans l'immobilier neuf, les frais de notaire sont dits "réduits" et représentent environ 2 % à 3 % du prix d'achat. Dans l'immobilier ancien, ils sont plus élevés, se situant généralement entre 7 % et 8 %. Cette différence s'explique par le poids des taxes de publicité foncière reversées à l'État.

Peut-on louer plus cher dans le neuf que dans l'ancien ?

Généralement, oui. Un logement dans l'immobilier neuf se loue avec une prime de loyer (environ 10 % à 15 % de plus) par rapport à un bien ancien non rénové, en raison du confort moderne, de la performance énergétique et de la présence d'équipements comme un parking ou un balcon.

L'ancien est-il toujours plus rentable que le neuf ?

En termes de rendement brut, l'immobilier ancien est presque toujours devant. Cependant, si l'on prend en compte les travaux d'entretien, la performance énergétique et les avantages fiscaux du neuf, l'écart de rendement net peut se réduire considérablement selon les projets.

Quel est l'impact du DPE sur la vente des biens anciens ?

Le DPE a un impact majeur : les "passoires thermiques" (classes F et G) subissent une décote importante à la vente, car elles nécessitent des travaux pour pouvoir continuer à être louées. C'est une contrainte pour le vendeur, mais une opportunité de négociation pour l'investisseur dans l'immobilier ancien.

Est-il possible de défiscaliser dans l'ancien ?

Absolument. Si les dispositifs type réduction d'impôt directe sont rares dans l'ancien (hormis Malraux ou Monument Historique), le mécanisme du déficit foncier et le statut LMNP avec amortissement sont des outils de défiscalisation extrêmement puissants et souvent plus rentables que les dispositifs du neuf.

Pourquoi les charges sont-elles moins élevées dans le neuf ?

Les charges sont moins élevées dans l'immobilier neuf pour deux raisons : d'une part, les bâtiments consomment très peu d'énergie (normes RE 2020), et d'autre part, les équipements étant neufs, les provisions pour travaux ou maintenance lourde sont quasi inexistantes pendant la première décennie.

Quel type de bien se revend le mieux ?

Les deux marchés ont leurs arguments. L'immobilier ancien se revend bien pour son emplacement et son charme unique. L'immobilier neuf se revend bien pour sa conformité aux normes énergétiques et son absence de travaux. La qualité de l'emplacement reste le critère numéro un pour une revente réussie, quel que soit le type de bien.

Souhaitez-vous que je réalise une simulation personnalisée de rendement pour un projet spécifique ou que je développe davantage les subtilités du statut LMNP appliqué à l'ancien ?

Inscrivez-vous à notre Newsletter hebdomadaire

Rejoignez 20.000 abonnés puis recevez gratuitement et sans engagement nos actualités et bons plans

Nos courtiers répondent à toutes vos questions

du lundi au vendredi de 8 h à 20h,
le samedi de 8h à 17h

Objet de votre demande Sélectionnez votre créneau

Un expert vous rappelle immédiatement

Votre numéro de téléphone

Ces données seront utilisées exclusivement dans le but de répondre à vos questions.

Votre demande a été enregistrée. Un courtier expert vous contactera le aux alentours de .

Nos courtiers peuvent parfois être submergés par leur succès ! Il peut donc y avoir un léger délai entre le créneau que vous avez sélectionné et l'appel effectif de votre expert.