Comment calculer et améliorer la rentabilité d'un investissement immobilier ?

✍ Les points à retenir pour vos calculs
- Le calcul de la rentabilité nette-nette : C'est la seule qui compte. Elle prend le loyer annuel, soustrait toutes les charges (taxe foncière, copropriété, gestion, assurance) ET l'impôt sur le revenu.
Formule : [(Loyers - Charges - Impôts) / Prix de revient total] × 100. - L'importance du prix de revient total : Ne calculez pas sur le prix de vente seul. Incluez les frais de notaire, les frais d'agence, les frais de dossier bancaire et, surtout, le budget travaux.
- Le Cash-flow (Trésorerie mensuelle) : C'est la différence entre ce qui rentre (loyer) et ce qui sort (crédit + charges + impôts). Un investissement peut être "rentable" sur le papier mais avoir un cash-flow négatif si le crédit est trop court.
- La vacance locative : Soyez prudent et retirez toujours 5 % à 8 % de vos revenus théoriques dans vos simulations pour anticiper les périodes entre deux locataires.
- L'effet de levier : La rentabilité de votre argent (fonds propres) est démultipliée par l'emprunt. Moins vous mettez d'apport, plus votre rendement sur capitaux propres est élevé, à condition que le loyer couvre le crédit.
Différencier rendement brut, rendement net et rentabilité nette-nette
Pour tout investisseur souhaitant réussir son projet, la compréhension des différents indicateurs de performance est le socle indispensable. La rentabilité d'un investissement immobilier ne s'apprécie pas de manière monolithique ; elle se décompose en plusieurs niveaux de lecture, allant du calcul le plus simple au plus complexe. Le rendement brut est souvent le chiffre mis en avant dans les annonces immobilières, car il est le plus flatteur, mais il ne reflète que partiellement la réalité financière. Pour obtenir une vision sincère de la performance de votre capital, il est impératif de descendre dans les strates du calcul net, puis du net-net, afin d'intégrer les charges d'exploitation et la fiscalité, qui varient d'un profil à l'autre.
| Type de Rendement | Formule de calcul simplifiée | Précision de l'indicateur |
|---|---|---|
| Rendement Brut | (Loyer annuel / Prix d'achat) x 100 | Indicateur de surface, utile pour une première sélection. |
| Rendement Net | ((Loyers - Charges) / Prix total) x 100 | Reflet réel de la performance du bien avant impôts. |
| Rentabilité Nette-Nette | ((Net - Impôts) / Prix total) x 100 | Performance finale intégrant votre situation fiscale personnelle. |
Le rendement brut : une mesure de premier niveau
Le rendement brut constitue le premier filtre lors de la recherche d'une opportunité. Il se calcule en divisant le montant annuel des loyers perçus par le prix d'acquisition du bien. Ce prix doit idéalement inclure les frais de notaire et les éventuels travaux immédiats pour être un minimum pertinent. Bien qu'il soit facile à calculer, ce taux est trompeur car il omet la totalité des frais de gestion et des impôts. En 2026, dans un marché immobilier où les coûts de l'énergie et les taxes foncières évoluent, se baser uniquement sur le brut est une erreur stratégique. La rentabilité d'un investissement immobilier commence à se dessiner ici, mais elle nécessite d'être affinée pour ne pas surestimer les gains réels générés par l'actif.
Le rendement net de charges : la réalité opérationnelle
Pour s'approcher de la vérité terrain, l'investisseur doit calculer le rendement net (ou net de charges). Ce calcul soustrait du loyer annuel l'ensemble des dépenses inhérentes à la possession du bien : taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, frais de gestion locative, assurances (PNO, loyers impayés) et provisions pour entretien courant. C'est à ce stade que l'on commence à évaluer la véritable qualité intrinsèque d'un actif. Un bien avec un rendement brut élevé mais des charges de copropriété exorbitantes peut s'avérer moins performant qu'un bien plus modeste mais aux frais maîtrisés. Ce ratio est le plus utilisé par les banques pour valider la viabilité d'un financement, car il démontre la capacité du bien à s'autofinancer.
La rentabilité nette-nette : l'impact décisif de la fiscalité
Le stade ultime de l'analyse est la rentabilité nette-nette. Elle intègre l'impact de la fiscalité sur les revenus fonciers. Selon que vous investissiez en nom propre au régime réel, au micro-foncier, ou via une structure sociétale comme une SCI à l'IS, l'imposition peut radicalement transformer le résultat final. En 2026, avec les réformes sur les amortissements et les incitations liées à la rénovation énergétique, ce calcul devient complexe mais vital. La rentabilité d'un investissement immobilier en net-net dépend autant de la qualité du bien que de l'optimisation fiscale choisie par l'acheteur. Un investisseur peut ainsi obtenir un rendement net inférieur à son voisin, mais une rentabilité nette-nette supérieure grâce à un montage fiscal plus astucieux, prouvant que la stratégie comptable est un levier de performance à part entière.
Les étapes pour calculer précisément votre cash-flow mensuel
Le cash-flow, ou flux de trésorerie, est l'oxygène de l'investisseur immobilier. Il représente la somme d'argent qui reste réellement dans votre poche chaque mois après que toutes les factures, y compris la mensualité de crédit, ont été payées. Contrairement à la rentabilité qui est un ratio en pourcentage, le cash-flow est un montant en euros sonnants et trébuchants. Un cash-flow positif permet de réinvestir rapidement ou de constituer une épargne de sécurité, tandis qu'un cash-flow négatif nécessite un effort d'épargne mensuel qui peut peser sur votre budget personnel et limiter votre capacité d'emprunt pour de futurs projets.
Recenser l'intégralité des revenus et loyers pondérés
La première étape consiste à définir vos revenus bruts. Il ne faut pas se limiter au loyer principal, mais inclure les éventuels compléments : location de parking, forfait de charges, ou revenus liés à des services annexes (machine à laver, stockage). Cependant, pour un calcul de rentabilité d'un investissement immobilier prudent, il est essentiel d'appliquer une pondération, généralement de 70 % à 90 %, pour anticiper la vacance locative. En 2026, ne pas prévoir un mois de loyer vacant par an dans ses prévisions est une prise de risque inutile. Ce revenu "ajusté" constitue la base réelle sur laquelle vous allez soustraire vos sorties d'argent pour déterminer si l'opération est une source de richesse immédiate ou un poids financier.
Déduire les mensualités de crédit et les frais fixes
La charge la plus importante est généralement le remboursement du prêt immobilier. Ce dernier comprend le capital, les intérêts et l'assurance emprunteur. Mais le calcul du cash-flow ne s'arrête pas là. Il faut intégrer les frais fixes incompressibles : la taxe foncière, les charges de copropriété (part propriétaire), et l'assurance Propriétaire Non Occupant (PNO). Beaucoup d'investisseurs oublient de mensualiser ces charges qui tombent parfois annuellement ou trimestriellement. Une vision précise de la rentabilité d'un investissement immobilier impose de lisser ces coûts sur douze mois afin de connaître l'effort réel à fournir chaque mois et d'éviter les surprises de trésorerie en fin d'année civile.
Provisionner les frais variables et l'entretien
Pour que le cash-flow soit réaliste, il doit inclure une provision pour les frais variables. Il s'agit des honoraires de l'agence si vous déléguez la gestion, de l'assurance loyers impayés (GLI), et surtout d'une réserve pour les petits travaux et l'entretien courant (peintures, robinetterie, pannes d'électroménager). En 2026, avec l'usure naturelle des matériaux et les exigences croissantes des locataires, négliger l'entretien est le plus sûr moyen de voir son cash-flow s'effondrer suite à un sinistre majeur non anticipé. Une provision de 5 % à 10 % des loyers est une norme de sécurité qui permet de maintenir la rentabilité d'un investissement immobilier sur le long terme, en préservant l'état du patrimoine sans impacter brutalement la trésorerie personnelle.
L'impact du mode de financement et de l'effet de levier sur votre TRI
Le mode de financement est le moteur qui propulse la performance de votre achat. L'effet de levier consiste à utiliser l'endettement pour acquérir un actif dont la rentabilité est supérieure au coût du crédit. En 2026, malgré des taux d'intérêt qui se sont stabilisés, le levier bancaire reste l'outil principal pour démultiplier son patrimoine. Le Taux de Rendement Interne (TRI) est l'indicateur qui permet de mesurer cette performance globale en intégrant la variable temps, les flux de trésorerie et la plus-value potentielle. Il permet de comparer la rentabilité d'un investissement immobilier avec d'autres placements financiers comme l'assurance-vie ou la bourse.
Le ratio apport/emprunt : l'équilibre délicat
L'apport personnel influence directement la rentabilité d'un investissement immobilier. Plus vous injectez d'argent personnel, moins vous payez d'intérêts, mais plus vous diminuez l'effet de levier. Si vous financez l'intégralité du bien avec vos fonds propres, votre rendement sera limité à la performance locative pure. À l'inverse, minimiser l'apport (quand les banques le permettent encore en 2026) permet d'utiliser l'argent de l'établissement prêteur pour générer de la richesse. Le défi est de trouver le curseur optimal pour que la mensualité ne vienne pas étouffer le cash-flow, tout en conservant une partie de ses liquidités pour d'autres opportunités. C'est cet arbitrage qui détermine si votre capital travaille efficacement ou s'il est simplement "dormant" dans la pierre.
La durée du crédit et son influence sur la trésorerie
La durée de l'emprunt est un levier souvent sous-estimé. Un prêt sur 25 ans réduit la mensualité et augmente mécaniquement le cash-flow mensuel, facilitant ainsi l'enchaînement des projets immobiliers. En revanche, un prêt sur 15 ans permet d'amortir le capital beaucoup plus vite et de réduire le coût total du crédit. Pour un investisseur visant la rentabilité d'un investissement immobilier à long terme, la durée longue est souvent privilégiée pour maximiser la sécurité immédiate et la liquidité. En 2026, la stratégie de refinancement ou de renégociation de prêt peut également s'avérer payante si les conditions de marché évoluent favorablement, permettant de doper le TRI en cours de vie du projet.
L'importance du différé de remboursement
Le différé de remboursement (partiel ou total) est une technique puissante pour booster la rentabilité d'un investissement immobilier au démarrage. Il permet de ne pas rembourser de capital pendant les premiers mois ou années, le temps de réaliser des travaux ou de constituer une réserve de trésorerie. Pendant cette période, les loyers perçus sont quasiment du bénéfice pur. Cette trésorerie accumulée peut être utilisée pour financer des rénovations énergétiques qui augmenteront la valeur verte du bien, ou comme apport pour un second achat. En maîtrisant cet outil financier, l'investisseur accélère la croissance de son patrimoine sans augmenter son exposition au risque immédiat, optimisant ainsi son TRI dès les premières étapes du projet.
Optimiser la fiscalité pour booster la rentabilité finale du projet
La fiscalité est souvent le "coût caché" qui peut transformer un bon investissement en une opération décevante. En France, les revenus locatifs sont imposés à votre Tranche Marginale d'Imposition (TMI) plus les prélèvements sociaux. Sans stratégie d'optimisation, plus de la moitié de vos bénéfices peut être absorbée par l'État. Pour améliorer la rentabilité d'un investissement immobilier, il est donc crucial de choisir le régime fiscal le plus adapté à la nature du bien et à votre situation personnelle. En 2026, les dispositifs d'amortissement et les réductions d'impôts liées aux travaux sont des leviers majeurs pour neutraliser la pression fiscale sur plusieurs années.
Le régime du LMNP et le mécanisme de l'amortissement
Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) au régime réel est l'un des outils les plus puissants pour la rentabilité d'un investissement immobilier. Il permet de déduire non seulement l'ensemble des charges réelles, mais aussi d'amortir comptablement la valeur du bâti et du mobilier. Cet amortissement, qui est une charge non décaissée, permet souvent de ramener le résultat fiscal à zéro, voire de générer un déficit. En clair, vous percevez vos loyers, mais vous ne payez pas d'impôts dessus pendant 10, 15 ou 20 ans. Cette optimisation transforme radicalement le rendement net-net, faisant du meublé une option prioritaire pour les investisseurs cherchant à maximiser leur cash-flow après impôts.
Le déficit foncier pour la location nue
Si vous préférez la location nue, le mécanisme du déficit foncier reste un pilier de l'optimisation. En réalisant des travaux de rénovation importants, vous pouvez déduire ces dépenses de vos revenus fonciers. Si le montant des travaux dépasse vos loyers, l'excédent peut être imputé sur votre revenu global (salaires) dans la limite de 10 700 € par an (montant pouvant varier selon les lois de finances). Ce dispositif est doublement gagnant pour la rentabilité d'un investissement immobilier : il valorise votre patrimoine tout en réduisant votre impôt sur le revenu global. C'est une stratégie particulièrement efficace pour les investisseurs situés dans des tranches d'imposition élevées (30 %, 41 % ou plus), où chaque euro de déficit généré se traduit par une économie d'impôt substantielle.
La structuration en SCI : IS ou IR ?
Pour les projets d'envergure ou la transmission patrimoniale, la Société Civile Immobilière (SCI) est un véhicule couramment utilisé. Le choix entre l'Impôt sur le Revenu (IR) et l'Impôt sur les Sociétés (IS) impacte directement la rentabilité d'un investissement immobilier. À l'IS, la société paie son propre impôt sur les bénéfices après amortissement du bien, ce qui permet de réinvestir les profits sans subir la fiscalité personnelle des associés. Cependant, la fiscalité sur la plus-value à la revente est plus lourde. À l'IR, la fiscalité est transparente et suit votre TMI, mais bénéficie d'un abattement pour durée de détention sur la plus-value. En 2026, l'arbitrage entre ces deux régimes doit être fait avec précision, car il conditionne la performance nette-nette sur tout le cycle de détention du bien.
Réduire les charges et maîtriser les frais de gestion locative
Une fois l'acquisition réalisée et la fiscalité optimisée, la gestion quotidienne devient le levier principal pour maintenir la rentabilité d'un investissement immobilier. Chaque euro de charge économisé est un euro de bénéfice net supplémentaire. Maîtriser ses frais de gestion locative et réduire les charges de copropriété demande une vigilance constante et une implication, même minime, dans la vie de l'immeuble. En 2026, l'automatisation et les services digitaux permettent de réduire certains coûts traditionnels, tout en maintenant une qualité de service élevée pour le locataire.
La mise en concurrence des prestataires et assurances
Le premier réflexe pour préserver la rentabilité d'un investissement immobilier est de revoir régulièrement ses contrats. Les assurances (PNO, GLI) et les éventuels abonnements de services doivent être mis en concurrence tous les deux ans. De même, si le bien est géré par une agence, n'hésitez pas à renégocier les frais de gestion ou à vérifier les prestations facturées en supplément. Parfois, passer d'une gestion complète à une gestion semi-déléguée ou autonome via des plateformes spécialisées peut faire gagner 2 % à 4 % de rendement net. Chaque poste de dépense, même minime, finit par peser sur le cash-flow final s'il n'est pas régulièrement audité.
Le contrôle des charges de copropriété
Les charges de copropriété sont l'ennemi silencieux de la rentabilité d'un investissement immobilier. En tant que propriétaire-bailleur, il est essentiel d'assister aux assemblées générales ou de s'y faire représenter. Surveiller le budget prévisionnel, contester les travaux non urgents si la trésorerie est tendue, et veiller à la bonne gestion du syndic permet de limiter les appels de fonds imprévus. De plus, il faut s'assurer que la répartition des charges entre locataire et propriétaire est rigoureusement appliquée. De nombreuses dépenses sont récupérables sur le locataire (eau, entretien des parties communes, taxe d'enlèvement des ordures ménagères) ; une erreur dans ce décompte annuel peut amputer votre bénéfice net sans que vous ne vous en rendiez compte immédiatement.
L'automatisation et la digitalisation de la gestion
En 2026, les outils digitaux offrent des opportunités inédites pour optimiser la rentabilité d'un investissement immobilier. Des logiciels de gestion locative permettent de gérer soi-même l'édition des baux, les quittances, et le suivi des paiements pour un coût dérisoire comparé à une agence physique. L'utilisation de serrures connectées ou d'états des lieux dématérialisés facilite la relocation et réduit les déplacements chronophages. Cette autonomie accrue permet de supprimer les intermédiaires coûteux sans sacrifier la rigueur administrative. Pour l'investisseur moderne, la technologie est un allié précieux pour conserver une marge maximale tout en offrant une réactivité accrue aux besoins de son locataire.
Améliorer la valeur locative grâce aux travaux et à la rénovation énergétique
Réaliser des travaux n'est pas qu'une dépense, c'est un investissement stratégique pour doper la rentabilité d'un investissement immobilier. Un logement en parfait état se loue plus vite, plus cher, et subit moins de rotation de locataires. En 2026, la rénovation énergétique est devenue le moteur principal de la valorisation immobilière, suite aux interdictions progressives de louer les passoires thermiques. Améliorer le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) de son bien n'est plus une option mais une nécessité pour pérenniser son actif et ses revenus.
La valeur verte : un levier de rentabilité future
La "valeur verte" désigne la plus-value apportée à un bien immobilier par sa performance énergétique. Un logement classé A, B ou C se loue avec une prime par rapport à un logement classé E ou F. Les locataires sont désormais très attentifs à leurs futures factures de chauffage. En investissant dans l'isolation, le changement de fenêtres ou un système de chauffage performant, vous augmentez la rentabilité d'un investissement immobilier en justifiant un loyer supérieur. De plus, vous évitez l'obsolescence du bien et sécurisez sa valeur de revente. En 2026, un bien énergivore subit une décote importante sur le marché, rendant les travaux de rénovation rentables dès leur achèvement.
L'optimisation des espaces et le home-staging
Au-delà de l'énergie, l'esthétique et l'agencement jouent un rôle crucial dans la rentabilité d'un investissement immobilier. Créer une chambre supplémentaire dans un grand salon, optimiser une cuisine avec des équipements modernes ou rénover une salle de bain défraîchie sont des actions qui augmentent immédiatement la valeur locative. Le home-staging permet, avec un budget maîtrisé, de déclencher le coup de coeur et de réduire le délai de relocation. Un bien qui se démarque par sa décoration et sa fonctionnalité permet d'attirer des profils de locataires plus stables et plus respectueux du logement, ce qui réduit indirectement les coûts de remise en état à long terme.
Anticiper les aides à la rénovation (MaPrimeRénov')
Pour maximiser la rentabilité d'un investissement immobilier, l'investisseur malin utilise les aides publiques. En 2026, les dispositifs comme MaPrimeRénov' ou les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE) permettent de financer une partie substantielle des travaux de rénovation. Ces subventions, cumulées au déficit foncier ou à l'amortissement comptable, réduisent drastiquement le reste à charge de l'investisseur. En intégrant ces aides dès la phase de calcul, vous améliorez votre rendement net-net tout en augmentant la valeur de votre patrimoine. Les travaux deviennent alors un levier financier qui s'autofinance partiellement, tout en boostant la performance locative et fiscale de votre projet.
Stratégies de relocation et gestion de la vacance pour sécuriser vos revenus
La vacance locative est le premier ennemi de la rentabilité d'un investissement immobilier. Un mois de loyer perdu représente plus de 8 % de baisse sur votre rendement annuel. Sécuriser ses revenus impose une stratégie de relocation proactive et une gestion fine de la relation locataire. En 2026, dans un marché fluide, l'anticipation est la clé pour que le logement ne reste jamais vide entre deux baux, garantissant ainsi un cash-flow constant et prévisible.
Anticiper le départ du locataire
La gestion de la vacance commence dès la réception du préavis de départ. Pour préserver la rentabilité d'un investissement immobilier, il faut relancer la commercialisation immédiatement. Utiliser des photos professionnelles, rédiger une annonce attractive mettant en avant les atouts (DPE, proximité transports, équipements) et organiser des visites groupées permet de gagner un temps précieux. Si le logement nécessite un rafraîchissement, planifiez les artisans durant la période de préavis pour qu'ils interviennent dès le lendemain du départ de l'ancien locataire. L'objectif est de réduire l'inter-bail à quelques jours seulement, transformant une période de perte sèche en une transition fluide.
Fidéliser ses locataires pour limiter la rotation
La rotation fréquente des locataires engendre des frais de remise en état, de publicité et de constitution de dossier. Fidéliser ses locataires est une stratégie de rentabilité d'un investissement immobilier souvent négligée. Être un propriétaire réactif, effectuer les petites réparations sans délai et maintenir un logement de qualité incite les occupants à rester plus longtemps. Un locataire satisfait est un locataire qui prend soin du bien et qui restera plusieurs années, vous offrant une stabilité de revenus inestimable. Parfois, renoncer à une augmentation de loyer maximale au profit de la conservation d'un bon locataire est un calcul financier plus rentable sur la durée.
Adapter son type de bail au marché local
Pour sécuriser la rentabilité d'un investissement immobilier, il peut être judicieux d'adapter la durée et le type de bail. Dans les zones étudiantes, le bail meublé de 9 mois ou le bail mobilité permettent de coller au calendrier universitaire et de prévoir des travaux durant l'été. Dans les zones de bureaux, viser les professionnels avec des baux plus longs peut offrir une meilleure visibilité. En 2026, l'analyse des tendances locales permet de choisir le mode d'exploitation le plus sûr. La flexibilité du propriétaire, couplée à une connaissance fine de la demande, est le rempart le plus efficace contre la vacance, assurant ainsi que chaque euro investi continue de générer du rendement sans interruption.
Questions fréquentes sur la rentabilité d'un investissement immobilier (FAQ)
Qu'est-ce qu'une bonne rentabilité pour un investissement immobilier en 2026 ?
Une bonne rentabilité d'un investissement immobilier dépend de la localisation et du risque. Dans les grandes métropoles sécurisées, un rendement net de 3 % à 4 % est considéré comme correct. Dans les villes moyennes ou pour des stratégies plus agressives (colocation, immeubles de rapport), on vise généralement entre 5 % et 8 % net. L'essentiel est que le rendement soit supérieur au coût de l'emprunt et qu'il génère un cash-flow positif.
Comment calculer rapidement le rendement brut d'un bien ?
Le calcul est simple : multipliez le loyer mensuel par 12 pour obtenir le loyer annuel, puis divisez ce montant par le prix d'achat total (frais de notaire inclus). Multipliez le résultat par 100 pour obtenir le pourcentage. C'est une première étape pour comparer les opportunités, mais n'oubliez pas qu'il ne s'agit pas de la rentabilité d'un investissement immobilier finale, car les charges et impôts ne sont pas déduits.
Le cash-flow positif est-il toujours possible avec la hausse des taux ?
Oui, obtenir un cash-flow positif reste possible en 2026, mais cela demande une sélection plus rigoureuse ou un apport personnel plus important. La clé réside dans la recherche de biens avec une forte rentabilité brute (supérieure à 8-9 %) ou dans l'optimisation fiscale via le LMNP pour supprimer l'impôt sur les revenus locatifs. Le choix de la ville et du type de bien est désormais déterminant pour l'équilibre financier.
Faut-il privilégier la rentabilité ou la plus-value à la revente ?
Tout dépend de votre objectif patrimonial. Si vous cherchez des revenus immédiats pour vivre ou réinvestir, privilégiez la rentabilité d'un investissement immobilier (cash-flow). Si vous visez la constitution d'un gros capital à terme, l'emplacement premium (Paris, Lyon, Bordeaux) offrant une forte perspective de plus-value est préférable, même si le rendement courant est plus faible.
Quel est l'impact réel des travaux sur ma rentabilité ?
Les travaux ont un double impact. À court terme, ils diminuent le cash-flow immédiat. À long terme, ils augmentent la rentabilité d'un investissement immobilier en permettant de louer plus cher, en réduisant la vacance locative et en créant du déficit foncier (ou de l'amortissement). De plus, un logement rénové prend de la valeur, ce qui booste la rentabilité finale lors de la revente du bien.
L'assurance loyers impayés (GLI) est-elle indispensable ?
Bien qu'elle représente un coût (environ 2 % à 3 % des loyers), la GLI est fortement recommandée pour sécuriser la rentabilité d'un investissement immobilier. Un seul impayé peut ruiner plusieurs années de bénéfices. En 2026, de nombreux dispositifs comme la garantie Visale permettent également de se protéger gratuitement sur certains profils de locataires. C'est un outil de gestion du risque essentiel pour tout investisseur prudent.
Comment la fiscalité peut-elle faire varier ma rentabilité nette-nette ?
L'écart peut être massif. Sans optimisation (revenus fonciers classiques), vous pouvez être imposé à plus de 47 % sur vos bénéfices (TMI 30 % + 17,2 % de prélèvements sociaux). En passant au régime réel LMNP, vous pouvez réduire cet impôt à zéro. La rentabilité d'un investissement immobilier peut ainsi doubler en net-net uniquement grâce au choix du bon régime fiscal, sans changer le montant du loyer perçu.
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