Baromètre de l'habitat bordelais : hausse des prix et stabilité locative en mars 2026

La métropole bordelaise confirme son attractivité printanière avec une remontée généralisée des prix de transaction. Si l'acquisition se renchérit, le marché de la location affiche une résilience notable, marquée par une stabilité pour les appartements et une légère tension sur les maisons.
Un marché de la transaction porté par une vitalité printanière
Le secteur immobilier bordelais entame le mois de mars 2026 sous le signe de la croissance. Les acquéreurs font face à une revalorisation globale du parc, particulièrement visible sur le segment collectif. Les appartements affichent ainsi une progression mensuelle de 0,6 %, avec un mètre carré moyen qui s'établit désormais à 4 466 euros, contre 4 440 euros au cours du mois précédent. Cette dynamique témoigne d'une pression constante dans les quartiers centraux et prisés de la ville.
Le marché des maisons individuelles ne déroge pas à la règle, bien que sa trajectoire soit plus feutrée. Le prix moyen grimpe de 0,3 % pour atteindre 5 031 euros par mètre carré en mars. Cette hausse plus modérée s'explique par une disponibilité de l'offre un peu plus fluide que pour les appartements. Malgré ce ralentissement relatif, la hiérarchie bordelaise demeure ferme : l'habitat individuel se négocie toujours avec une prime significative, l'écart de valorisation se fixant à environ 565 euros par mètre carré par rapport aux biens en copropriété.
| Catégorie de bien | Prix au m² (Mars 2026) | Variation mensuelle |
|---|---|---|
| Appartements | 4 466 € | +0,6 % |
| Maisons | 5 031 € | +0,3 % |
Résilience et disparités sur le front de la location bordelaise
Du côté des loyers, la situation en mars 2026 offre un visage plus contrasté. Les appartements restent sur un plateau stable, avec une moyenne inchangée de 17,10 euros par mètre carré. Cet équilibre parfait entre l'offre et la demande souligne une certaine maturité du marché locatif urbain, où les locataires semblent avoir atteint un plafond budgétaire dans les secteurs les plus denses.
À l'inverse, les maisons en location subissent une légère poussée. Les loyers sur ce segment augmentent de 0,6 %, passant de 15,60 euros à 15,70 euros par mètre carré. Cette évolution reflète une quête persistante d'espace et de jardins de la part des familles, un besoin qui peine à être satisfait par le parc existant. Paradoxalement, cette hausse resserre légèrement le fossé entre les deux types de biens : l'avantage tarifaire des appartements ne s'élève plus qu'à 1,40 euro par mètre carré, confirmant que si le centre-ville reste la référence, l'attrait pour le pavillonnaire grignote du terrain.