Rachat de soulte

✍ Les points à retenir
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Définition : Le rachat de soulte intervient généralement lors d'un divorce, d'une succession ou d'un partage de biens. Il consiste à verser à l'autre partie la somme correspondant à la part de propriété qu'elle détient, afin de devenir l'unique propriétaire du bien.
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Calcul de la soulte : Elle est déterminée par la valeur nette du bien au moment du partage (après déduction d'éventuelles dettes résiduelles ou frais). Chaque co-propriétaire récupère ainsi une part équitable de la valeur du bien.
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Financement du rachat : Pour racheter la soulte, il est possible de recourir à un prêt immobilier spécifique ou de renégocier un prêt déjà existant, afin de disposer des fonds nécessaires au versement.
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Conséquences juridiques : Une fois la soulte réglée, le nouvel acte notarié entérine le transfert intégral de la propriété à l'acheteur de la soulte. L'autre partie renonce alors à tout droit sur le bien concerné.
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Coûts et formalités : Le rachat de soulte implique généralement des frais de notaire, car un acte de partage ou de modification de propriété est nécessaire. Il est donc recommandé de comparer les offres de financement et de solliciter un devis détaillé auprès du notaire pour évaluer le coût total.
Qu'est-ce que le rachat de soulte et dans quels cas intervient-il ?
La soulte désigne la somme d'argent qu'un copropriétaire verse à un autre pour compenser la valeur de sa part lors du partage d'un bien commun. Le rachat de soulte correspond à l'opération par laquelle une personne paie cette somme pour racheter les parts et devenir pleinement propriétaire du bien. C'est un acte officiel réalisé devant notaire, puisqu'il implique un transfert de propriété immobilière.
→Divorce ou séparation
L'un des ex-conjoints souhaite conserver le logement familial et doit racheter la part de l'autre, une fois le divorce prononcé. Cela inclut les ruptures de PACS. Le rachat de soulte a lieu après le prononcé du divorce, dans le cadre de la liquidation du patrimoine commun.
→Succession ou héritage
Plusieurs héritiers possèdent un bien en indivision, et l'un d'eux souhaite acquérir la part des autres pour devenir seul propriétaire. Il verse aux cohéritiers une soulte correspondant à la valeur de leurs parts.
→Sortie d'indivision
Chaque fois qu'un bien est détenu par plusieurs propriétaires (ex-concubins, famille, ex-associés) et que l'un veut racheter les parts des autres, plutôt que de vendre le bien sur le marché. C'est une alternative qui permet de conserver le bien dans le patrimoine.
Comment calculer le montant d'une soulte ?
Le calcul repose sur trois éléments : la valeur actuelle du bien, les quotes-parts de chaque propriétaire, et le capital restant dû s'il existe un prêt en cours.
Formule de calcul
Dans le cas le plus courant (ex-conjoints à 50/50) : Soulte = (Valeur du bien − Capital restant dû) / 2. Si les parts ne sont pas égales, on applique la quote-part de chacun à la valeur nette.
Exemple concret
| Élément | Montant |
|---|---|
| Valeur actuelle du bien | 300 000 € |
| Capital restant dû (prêt commun) | 120 000 € |
| Valeur nette du bien | 180 000 € |
| Part de chaque propriétaire (50/50) | 90 000 € |
| Soulte à verser | 90 000 € |
| Total à financer pour l'acquéreur | 210 000 € (soulte + prêt repris) |
Points de vigilance
Si l'un des copropriétaires a fait des apports personnels plus importants (achat ou travaux), ces sommes doivent être déduites avant le partage. En cas de désaccord sur la valeur du bien, une estimation par un expert indépendant est indispensable. Le notaire procédera au calcul définitif en fonction de tous les paramètres.
Frais liés au rachat de soulte
| Poste de frais | Montant / Taux | Contexte |
|---|---|---|
| Droit de partage (divorce / PACS) | 1,10 % de la valeur nette | Taux réduit depuis le 1er janvier 2022 |
| Droit de partage (succession) | 2,50 % de la valeur nette | Partage amiable entre héritiers |
| Droits d'enregistrement (concubins hors PACS) | ~5,80 % | Assimilé à une cession classique |
| Émoluments du notaire | ~0,8 % (barème dégressif) | + formalités (~800 €) + frais divers (~400 €) |
| Frais de dossier bancaire | 500 € à 1 000 € | Si financement par emprunt |
| Garantie (hypothèque ou caution) | ~1,5 % du prêt | Si prêt immobilier avec garantie |
| IRA (remboursement anticipé) | Max 3 % ou 6 mois d'intérêts | Si le prêt commun est soldé |
En pratique, l'ensemble frais de notaire + taxes revient à environ 7 à 8 % du montant de la soulte pour un bien ancien. Les frais sont en principe partagés, mais l'acquéreur prend souvent en charge la majeure partie.
Rachat de soulte entre concubins ou partenaires de PACS
Le rachat de soulte ne concerne pas que les couples mariés. Les concubins et partenaires de PACS qui ont acheté un bien en indivision se retrouvent dans la même situation en cas de séparation. Mais les règles fiscales et juridiques diffèrent sensiblement.
●Concubins (hors mariage et PACS)
C'est le cas le plus pénalisant fiscalement. Le rachat de soulte entre concubins est assimilé à une cession de droits immobiliers classique. Les droits d'enregistrement s'élèvent à environ 5,80 % du montant de la soulte (même taux qu'une vente immobilière classique), contre seulement 1,10 % pour un divorce. Sur une soulte de 100 000 €, cela représente 5 800 € de taxes au lieu de 1 100 €. Par ailleurs, le partage se formalise par un acte de liquidation d'indivision chez le notaire, sans passer par un juge.
●Partenaires de PACS
Les partenaires de PACS bénéficient du même régime fiscal que les couples mariés en cas de rupture : le droit de partage réduit à 1,10 % s'applique. La procédure est similaire à un divorce, avec un acte notarié de liquidation du PACS incluant le rachat de soulte. C'est un avantage significatif par rapport aux concubins.
Conseil de courtier
Si vous êtes concubins et envisagez un achat immobilier commun, le PACS offre une protection fiscale considérable en cas de séparation. Et si vous êtes déjà en indivision sans PACS et que la séparation se profile, consultez un notaire avant toute démarche pour évaluer l'impact fiscal réel sur votre rachat de soulte.
Rachat de soulte avec un crédit immobilier en cours
C'est le cas le plus fréquent en divorce : le couple a un prêt immobilier commun encore en cours, et l'un des deux veut conserver le bien. Trois mécanismes sont alors possibles.
Désolidarisation du prêt
L'ex-conjoint qui conserve le bien reprend le prêt à son nom seul. La banque doit accepter cette désolidarisation, ce qui suppose que l'emprunteur restant a une capacité de remboursement suffisante à lui seul. La banque peut refuser si le profil n'est pas assez solide - dans ce cas, un refinancement est nécessaire.
Refinancement total
Le prêt commun est soldé et remplacé par un nouveau prêt au nom de l'acquéreur de la soulte uniquement. Ce nouveau prêt couvre le capital restant dû + le montant de la soulte + les frais. C'est la solution la plus courante et la plus propre juridiquement : l'ex-conjoint sortant est totalement libéré de toute obligation.
Rachat de crédits incluant la soulte
Si l'acquéreur a d'autres crédits en cours (conso, auto, revolving), un regroupement de crédits immobilier peut intégrer le tout : prêt immobilier repris + soulte + crédits conso. Une seule mensualité, souvent plus faible que la somme des précédentes. Le traitement de la soulte (ligne immo, trésorerie ou acquisition) dépend du partenaire ciblé - d'où l'importance du tableau partenaires ci-dessous.
Comment les organismes traitent-ils le rachat de soulte ?
C'est l'information la plus méconnue du marché : chaque partenaire traite le rachat de soulte de manière radicalement différente. Certains le considèrent comme une ligne immobilière, d'autres comme de la trésorerie, d'autres le refusent. Cette classification change tout : le montage, les conditions et parfois la faisabilité même de l'opération.
| Partenaire | Accepté ? | Traitement et conditions |
|---|---|---|
| CFCAL | Avec garantie uniquement | Divorce par consentement mutuel enregistré uniquement. La soulte est considérée comme de l'acquisition. Deux montages : Hypo Acquiz (RAC ≥ 20 % du MAF obligatoire) ou Hypo Immo Élastique (tranche soulte annexe en taux révisable). Montage prêt + soulte possible. La soulte n'est considérée comme dette que si rendue exigible par jugement |
| CGI | Oui | Divorce (y compris sans consentement mutuel avec jugement définitif) ou partage frères/soeurs. La soulte est immobilière et ne doit pas dépasser 60 % du projet. Sans garantie : max 20 000 €. L'acquéreur doit détenir le bien en pleine propriété à l'issue |
| Creatis | Au cas par cas | Sans garantie : étude selon le dossier et le montant. Avec garantie : possible si l'hypothèque porte sur un autre bien |
| Creditlift | Oui | La soulte est considérée comme une ligne de prêt (si < 60 % du MAF). Prestation compensatoire, succession et donation encodées en PP si > 3 000 €. Montages Unilift (rachat financement soulte + projet) et Hypolift/Cautiolift (rachat prêt + financement soulte) acceptés |
| LBPCF | Non (trésorerie possible) | Pas de financement de soulte à proprement parler, mais inclusion possible en trésorerie dans la limite de 49 % des prêts repris |
| My Money Bank | Oui | Considérée comme une ligne immobilière. Divorce y compris sans consentement mutuel (avec jugement définitif). Pas de montant maximum de soulte. Montage soulte + trésorerie possible. Attention : MMB doit financer la totalité de la soulte (pas de paiement partiel par l'épargne du client, sinon exclusion) |
| Younited | Non | Pas de possibilité d'intervention |
| Sofinco | Non | Pas de possibilité d'intervention |
| Sofiap | Oui | Considérée comme de la trésorerie et non une ligne de prêt |
| Sygma | Oui (avec garantie) | Projet considéré comme immobilier. Pas de notion de proportion. Le client ne doit pas pouvoir financer autrement que via le regroupement. Emprunteur seul, pleine propriété à l'issue. Intègre aussi rachat de parts indivises et licitation. Soulte payée en totalité au notaire le jour de la signature |
Pourquoi c'est stratégique
La classification de la soulte (acquisition, ligne immobilière, trésorerie ou dette) détermine la part immobilière du dossier, et donc le type de produit applicable (LS2 immo, LS2 conso, Hypo). Chez My Money Bank, la soulte est une ligne immo sans plafond, mais le client ne peut pas compléter avec son épargne. Chez LBPCF, elle passe en trésorerie plafonnée à 49 %. Chez CGI, elle ne doit pas dépasser 60 % du projet. Un courtier oriente le dossier vers le montage le plus favorable à votre situation.
Les étapes de la procédure de rachat de soulte
1Accord entre les parties
Les co-indivisaires doivent s'accorder sur le principe du rachat : qui conserve le bien et à quel prix. En cas de divorce, cette décision est actée dans la convention. En succession, c'est l'un des héritiers qui propose de racheter les parts des autres.
2Estimation du bien et calcul de la soulte
Estimation de la valeur actuelle du bien par un professionnel (notaire, expert, agence immobilière), puis calcul du montant de la soulte en tenant compte du capital restant dû et des apports personnels éventuels.
3Recherche de financement
L'acquéreur monte son dossier auprès d'une banque ou d'un courtier spécialisé pour obtenir un crédit couvrant la soulte et les frais. Un accord de principe avant la signature notariale est vivement conseillé.
4Rédaction et signature de l'acte notarié
Le notaire prépare l'acte de partage (état liquidatif en divorce, acte de partage en succession). Toutes les parties signent, le paiement de la soulte intervient via les fonds séquestrés chez le notaire. Le notaire publie ensuite l'acte au service de publicité foncière.
Financer son rachat de soulte : les options
✓Prêt immobilier dédié
La solution la plus courante pour les montants importants. Le nouveau prêt couvre la soulte, les frais associés et le solde du prêt commun. Le bien sert de garantie (hypothèque). Durées de 15 à 25 ans, taux du marché immobilier. C'est la solution à privilégier au-delà de 75 000 €.
✓Rachat de crédits incluant la soulte
Si vous avez d'autres crédits en cours, un regroupement de crédits peut intégrer la soulte dans le montage global. Le prêt existant est racheté, la soulte est ajoutée, et vous ne remboursez qu'une seule mensualité. Le traitement de la soulte (ligne immo, trésorerie ou acquisition) varie selon le partenaire ciblé.
✓Prêt personnel (petits montants)
Pour les soultes modestes (sous 50 000 €), un prêt conso peut convenir : procédure simplifiée, pas d'hypothèque. Mais durée plus courte (5 à 10 ans), taux plus élevé et mensualités plus lourdes.
✓Paiement comptant
Si vous disposez de l'épargne suffisante : pas d'endettement supplémentaire, pas de frais bancaires, opération plus rapide. Veillez à conserver une réserve de sécurité après le paiement. Attention : chez certains partenaires (My Money Bank, Sygma), un paiement partiel en épargne est une exclusion - la soulte doit être financée en totalité par l'organisme.
À savoir
Utilisez notre simulateur gratuit en ligne pour estimer le montant à financer (soulte + frais + prêt restant) et connaître votre future mensualité. La simulation est sans engagement et vous permet de vérifier la faisabilité de votre projet avant toute démarche.
Aspects fiscaux du rachat de soulte
- Droit de partage : 1,10 % en cas de divorce/PACS (depuis 2022), 2,50 % en partage d'indivision hors mariage (succession, concubins). Calculé sur la valeur nette des biens partagés.
- Plus-value immobilière : Dans la plupart des cas (divorce, succession), le rachat de soulte est fiscalement neutre - pas d'impôt sur la plus-value. Exception : si le bien n'est pas la résidence principale et que le partage n'est pas égalitaire, le fisc pourrait considérer une plus-value imposable. À vérifier avec le notaire.
- Déduction des intérêts d'emprunt : Si le bien racheté est mis en location, les intérêts du prêt contracté pour la soulte sont déductibles des revenus fonciers, comme pour tout prêt immobilier locatif.
- Taxes foncières : Le changement de propriétaire peut intervenir en cours d'année. La répartition au prorata temporis est ajustée dans l'acte notarié.
Exemples concrets de rachat de soulte
Exemple 1 : Divorce avec prêt immobilier en cours

Situation : Un couple en divorce par consentement mutuel possède un appartement estimé à 250 000 €. Capital restant dû sur le prêt commun : 80 000 €. Répartition 50/50. L'ex-épouse souhaite conserver le bien. Revenus : 3 200 € nets (cadre en CDI).
Calcul : Valeur nette = 170 000 €. Soulte à verser = 85 000 €. Total à financer : 85 000 € (soulte) + 80 000 € (reprise du prêt) + ~6 000 € (frais) = 171 000 €.
Solution : Prêt immobilier de 171 000 € sur 20 ans à 3,8 % avec hypothèque = mensualité de 1 015 €. Taux d'endettement : 31,7 %. Le droit de partage à 1,10 % (divorce) représente environ 1 870 €.
Exemple 2 : Succession entre trois héritiers

Situation : Trois frères et soeurs héritent d'une maison familiale estimée à 360 000 €, sans prêt. L'aîné souhaite la conserver. Parts égales (1/3 chacun).
Calcul : Soulte à verser à chaque cohéritier = 120 000 €. Total des soultes : 240 000 €. Frais estimés : ~18 000 € (droits de partage à 2,50 % + notaire).
Solution : Prêt immobilier de 258 000 € sur 25 ans à 4,1 % avec hypothèque = mensualité de 1 365 €. L'héritier acquéreur, fonctionnaire titulaire gagnant 4 100 € nets, présente un taux d'endettement de 33,3 %.
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Simuler son rachat de soulte avant de s'engager
Avant toute démarche, une simulation permet de vérifier la faisabilité financière de l'opération et d'anticiper le coût réel. Voici ce que la simulation doit intégrer :
- Le montant de la soulte : Valeur du bien, capital restant dû, quote-part à racheter.
- Les frais associés : Frais de notaire (7-8 % pour un bien ancien), frais bancaires, IRA éventuelles.
- La capacité d'emprunt : Revenus seuls de l'acquéreur, taux d'endettement post-opération (< 35 %), reste à vivre suffisant.
- La mensualité projetée : Selon le montant total à financer, la durée et le taux du marché.
La simulation permet aussi de comparer plusieurs scénarios : que se passe-t-il si la valeur du bien est estimée 10 % plus haut ou plus bas ? Si la durée du prêt est de 15 ou 25 ans ? Ces variations peuvent changer radicalement la faisabilité du projet.
FAQ : Rachat de soulte
Comment est calculée la soulte ?
La soulte correspond à la valeur nette de la part à racheter : (Valeur du bien − Capital restant dû) × quote-part du cédant. Si les parts sont égales (50/50), c'est la moitié de la valeur nette. Le notaire valide le calcul définitif en tenant compte des apports personnels.
Qui paie les frais de notaire ?
Les frais sont en principe partagés entre les parties (chacun pour moitié). En pratique, l'acquéreur prend souvent en charge la majeure partie, ce qui fait partie de la négociation lors du partage.
Peut-on financer une soulte par un regroupement de crédits ?
Oui, mais le traitement varie fortement selon les organismes. Certains considèrent la soulte comme une ligne immobilière (My Money Bank, Creditlift), d'autres comme de la trésorerie (LBPCF, Sofiap), d'autres l'excluent complètement (Younited, Sofinco). Le choix du partenaire est décisif pour la faisabilité du montage.
Le rachat de soulte est-il possible sans consentement mutuel ?
Oui, chez certains partenaires (CGI, My Money Bank) qui acceptent le divorce contentieux sur production du jugement définitif. D'autres (CFCAL) n'acceptent que le consentement mutuel enregistré. Un courtier oriente vers le bon partenaire selon votre situation.
Faut-il obligatoirement une garantie hypothécaire ?
Pas systématiquement. Pour les petits montants, CGI accepte jusqu'à 20 000 € sans garantie. Creatis étudie au cas par cas. Mais pour la majorité des opérations (montants significatifs), la garantie hypothécaire est requise, ce qui ouvre accès à de meilleures conditions.
Peut-on payer une partie de la soulte avec son épargne ?
Cela dépend du partenaire. Chez My Money Bank et Sygma, la soulte doit être financée en totalité par l'organisme - un paiement partiel en épargne est une exclusion. Chez d'autres partenaires, un apport personnel est possible et peut même renforcer le dossier.
Le rachat de soulte est-il imposable ?
Dans la plupart des cas familiaux (divorce, succession), il n'y a pas d'impôt sur la plus-value. Le droit de partage s'applique : 1,10 % en divorce/PACS, 2,50 % en succession. Pour les concubins hors PACS, les droits d'enregistrement classiques (~5,80 %) peuvent s'appliquer.
Que se passe-t-il si les parties ne sont pas d'accord ?
Si aucun accord amiable n'est trouvé, le tribunal peut être saisi pour ordonner le partage. Le juge peut imposer la vente aux enchères du bien (article 815 du Code civil). Cette issue est coûteuse et plus lente - privilégiez l'entente amiable avec l'aide du notaire comme médiateur.
Le rachat de soulte est-il faisable avec un seul salaire ?
Oui, à condition que le taux d'endettement post-opération reste sous 35 % et que le reste à vivre soit suffisant. Les clés : allonger la durée du prêt pour baisser la mensualité, valoriser les revenus complémentaires (allocations, pension alimentaire reçue) auprès des partenaires qui les acceptent, et soigner l'historique bancaire. Un courtier peut identifier les partenaires les plus souples pour ces profils.
Les concubins paient-ils plus de frais que les couples mariés ?
Oui, significativement. Les droits d'enregistrement pour un rachat de soulte entre concubins hors PACS s'élèvent à environ 5,80 % (comme une vente classique), contre 1,10 % pour un divorce ou une rupture de PACS. Sur une soulte de 100 000 €, la différence est de 4 700 €. Les partenaires de PACS bénéficient du même régime fiscal que les couples mariés.
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