Immobilier 2026 : le retour en force des emprunteurs et des investisseurs

Après plusieurs années de léthargie, le marché du financement immobilier affiche une vitalité retrouvée, portée par un assouplissement des conditions d'emprunt. Cette dynamique spectaculaire redonne espoir aux foyers français, notamment aux jeunes acheteurs qui profitent de nouveaux leviers législatifs pour concrétiser leurs projets.
Un redémarrage spectaculaire de la production de crédits
Le secteur bancaire français vient de franchir une étape décisive dans sa convalescence. Selon les données récentes, les volumes de prêts accordés ont grimpé de 33 % en un an, totalisant une enveloppe globale de 146,5 milliards d'euros pour l'exercice 2025. Ce rebond est d'autant plus remarquable qu'il succède à une période sombre marquée par des chutes successives de 41 % en 2023 et de 14 % en 2024. Aujourd'hui, la roue tourne, et ce sont les primo-accédants qui mènent la danse : d'après les chiffres de la Banque de France, environ 50 % des emprunteurs achètent leur premier logement ou possèdent leur bien depuis moins de deux ans.
Cette embellie s'explique par la fin progressive d'un cycle difficile. Les années post-crise sanitaire avaient en effet conjugué inflation galopante, instabilité politique et taux d'intérêt élevés, étranglant la capacité d'endettement des ménages. Le carcan réglementaire initial, limitant le taux d'effort à 33 %, avait également exclu de nombreux profils du marché. Le passage de ce plafond à 35 % dès 2022 a été le premier levier d'oxygène pour les banques et leurs clients.
| Année | Volume des prêts (Mds€) | Évolution annuelle |
|---|---|---|
| 2023 | - | - 41 % |
| 2024 | 110 | - 14 % |
| 2025 | 146,5 | + 33 % |
Des leviers législatifs pour pérenniser la croissance en 2026
Pour soutenir ce mouvement, le Gouvernement a déployé un arsenal de mesures incitatives. Le projet de loi de finances 2026 introduit notamment le statut de bailleur privé via le dispositif "Relance logement". Ce mécanisme permet aux investisseurs de déduire fiscalement une partie de l'acquisition et des frais annexes pour tout achat destiné à la location. Parallèlement, l'ambitieux plan de construction de 400 000 nouveaux logements vise à fluidifier l'offre et à encourager les ménages à solliciter des financements bancaires.
La pierre demeure le socle de la richesse nationale. Selon l'Insee, les actifs immobiliers comptaient pour 61 % du patrimoine global des Français en 2024. Avec le maintien du Prêt à Taux Zéro (PTZ) et la reconnaissance juridique renforcée des petits bailleurs, l'effet de levier du crédit redeviendra accessible même aux foyers plus modestes. Cette synergie entre soutien public et volonté bancaire laisse présager une année 2026 sous le signe de la consolidation patrimoniale pour une grande partie de la population.