Panorama des placements garantis : quels gains pour votre épargne en février 2026 ?

Le paysage de l'épargne réglementée entame une mue significative en ce mois de février 2026, marquée par un ajustement à la baisse des rémunérations phares. Entre l'évolution des plafonds fiscaux et la mise à jour des taux bancaires, les épargnants doivent désormais naviguer avec précision pour optimiser leur capital disponible.
Les livrets réglementés : une rémunération ajustée sous l'oeil de l'inflation
Depuis le 1er février, le paysage de l'épargne populaire a changé de visage. Le Livret A, véritable baromètre de l'épargne des Français, offre désormais une rémunération de 1,5%. Ce taux, qui s'applique également au LDDS, conserve son avantage majeur : une exonération totale de prélèvements sociaux et fiscaux. Pour les ménages les plus modestes, le Livret d'Épargne Populaire (LEP) continue de jouer son rôle de bouclier avec un rendement de 2,5%, toujours accessible sans aucune fiscalité.
Selon les projections actuelles, « Au 1er août 2026, le taux du Livret A devrait rebondir, autour de 1,6%, si les premières estimations sont confirmées. » Cette perspective offre une lueur d'espoir pour la fin d'année, même si la liquidité immédiate reste le principal atout de ces supports.
| Placement | Taux net au 01/02/2026 |
|---|---|
| Livret A / LDDS | 1,50 % |
| LEP (sous conditions) | 2,50 % |
Épargne logement : les nouvelles conditions du PEL et du CEL
Les épargnants souhaitant préparer un projet immobilier font face à de nouvelles règles de calcul. Pour tout Plan d'Épargne Logement (PEL) ouvert depuis le début de l'année, le taux de rémunération brut s'établit à 2%. Toutefois, la fiscalité vient peser sur ce rendement : après application de la Flat Tax (maintenue à 30% pour ce support spécifique), le gain réel tombe à 1,4% net. Il est important de noter que les contrats plus anciens conservent leur taux contractuel, comme ceux souscrits à 2,5% qui maintiennent leur rémunération initiale.
Le Compte d'Épargne Logement (CEL) suit une trajectoire plus modeste avec un service à 1% brut. Son avenir est étroitement lié aux décisions monétaires à venir, puisque son niveau sera révisé en même temps que celui du Livret A lors de la prochaine échéance annuelle.
Offres bancaires et fiscalité : la réalité des livrets boostés
Hors des sentiers réglementés, les établissements bancaires traditionnels peinent à séduire avec une moyenne de rémunération brute de 0,40%. La Banque de France, de son côté, estime la moyenne globale des livrets ordinaires à 0,75% brut. Pour trouver de la performance, il faut se tourner vers les "super-livrets" dont le taux de base moyen hors promotion avoisine les 1,54% brut à la fin du mois dernier.
La vigilance est toutefois de mise concernant la pression fiscale. « Quel taux après fiscalité ? Tous ces livrets classiques sont soumis à la flat tax, qui passe à 31,4% en 2026. Ainsi un taux brut de 0,50% revient à 0,34% après prélèvement forfaitaire unique. Et un taux boosté de 5% (limité à quelques mois) revient à 3,43% après prélèvements social et fiscal. » Les offres promotionnelles, bien qu'alléchantes, ne s'appliquent souvent que sur une durée éphémère, réduisant l'impact réel sur la performance annuelle de votre patrimoine.