Cumul PTZ et éco-PTZ : est-ce possible ?

Arsalain EL KESSIR
Cumul PTZ et éco-PTZ : est-ce possible ?

✍ Les points à retenir

  • Le principe du cumul : Vous pouvez utiliser le PTZ pour financer l'acquisition de votre résidence principale (dans le neuf ou l'ancien avec travaux) et l'Éco-PTZ pour financer spécifiquement les travaux d'amélioration énergétique.
  • Le "Cumul Simultané" : Si vous achetez un bien ancien à rénover, vous pouvez demander les deux prêts en même temps. En 2026, cela permet de couvrir une part très importante du projet sans payer d'intérêts sur ces deux enveloppes.
  • La simplification "MaPrimeRénov'" : Pour faciliter les démarches, l'Éco-PTZ peut être couplé aux aides de l'Anah. Si vous bénéficiez de MaPrimeRénov', les banques proposent souvent un Éco-PTZ simplifié basé sur votre dossier de subvention.
  • Les conditions de ressources :
    • Le PTZ est soumis à des plafonds de revenus selon la zone géographique.
    • L'Éco-PTZ n'est plus soumis à des conditions de ressources (tout propriétaire peut en bénéficier), mais il est réservé aux logements achevés depuis plus de 2 ans.
  • Le plafond de l'Éco-PTZ : Le montant maximal de l'Éco-PTZ peut atteindre 50 000 € pour une rénovation globale permettant d'atteindre une performance énergétique minimale.
  • L'exigence RGE : Pour que le cumul soit validé, les travaux financés par l'Éco-PTZ doivent impérativement être réalisés par des entreprises certifiées RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

PTZ et Éco-PTZ : deux dispositifs complémentaires pour votre projet immobilier

Le financement d'une opération immobilière en 2026 repose de plus en plus sur une stratégie d'optimisation des aides d'État. Pour un futur propriétaire, comprendre l'articulation entre le PTZ (Prêt à Taux Zéro) et l'éco-PTZ (Éco-Prêt à Taux Zéro) est essentiel. Bien que ces deux outils partagent une caractéristique commune - l'absence d'intérêts à la charge de l'emprunteur - ils répondent à des objectifs patrimoniaux bien distincts. Le premier vise à faciliter l'acquisition de la résidence principale, tandis que le second se concentre exclusivement sur l'amélioration de la performance énergétique du bâti. Utiliser ces deux leviers permet non seulement de réduire le coût global de l'emprunt, mais aussi de garantir la valeur verte du logement sur le long terme.

Le PTZ : l'outil phare de l'accession à la propriété

Le PTZ est un prêt complémentaire destiné aux primo-accédants. Il permet de financer une partie de l'achat d'un logement neuf ou d'un logement ancien nécessitant des travaux de rénovation importants (en zones B2 et C). Sa force réside dans sa capacité à abaisser le taux d'endettement moyen de l'emprunteur, agissant comme un apport personnel aux yeux des établissements bancaires. En 2026, les conditions du PTZ restent strictement encadrées par des plafonds de ressources et un zonage géographique précis, garantissant que l'aide soit fléchée vers les ménages qui en ont le plus besoin pour devenir propriétaires de leur résidence principale.

L'éco-PTZ : le levier de la transition énergétique

À l'inverse, l'éco-PTZ ne dépend pas des revenus de l'emprunteur. Ce dispositif est ouvert à tout propriétaire, qu'il soit occupant ou bailleur, souhaitant entreprendre des travaux de rénovation thermique. Qu'il s'agisse de l'isolation des combles, du remplacement d'un système de chauffage par une pompe à chaleur ou de l'installation de fenêtres à double vitrage, l'éco-PTZ finance le reste à charge après déduction des subventions publiques. C'est un outil de financement "in fine" ou amortissable qui permet de lisser l'investissement nécessaire pour sortir un logement du statut de passoire thermique, sans avoir à supporter le poids des intérêts bancaires classiques.

Une synergie pour valoriser le patrimoine immobilier

L'utilisation conjointe du PTZ et de l'éco-PTZ crée une synergie financière puissante. Lors de l'achat d'un bien ancien avec travaux, le PTZ peut couvrir une partie de l'acquisition et de la rénovation globale, tandis que l'éco-PTZ peut venir renforcer spécifiquement le volet énergétique. Cette approche double permet de transformer un bien énergivore en un logement performant dès l'entrée dans les lieux. Pour l'emprunteur, cela signifie une double économie : d'une part sur le coût du crédit immobilier, et d'autre part sur les factures énergétiques futures. En 2026, face aux exigences croissantes du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), ce couplage devient une étape quasi incontournable d'un plan de financement immobilier intelligent.

Peut-on cumuler le PTZ et l'Éco-PTZ ? La réponse officielle

La question du cumul est au coeur des préoccupations des ménages souhaitant acheter et rénover simultanément. Officiellement, la réglementation française autorise le cumul du PTZ et de l'éco-PTZ pour une même opération immobilière. Ce cumul est possible dès lors que le projet respecte les conditions d'éligibilité propres à chaque dispositif. En pratique, cela signifie qu'un acquéreur peut solliciter un PTZ pour l'achat de sa résidence principale dans l'ancien (avec l'obligation de réaliser 25 % de travaux) et compléter son budget par un éco-PTZ pour approfondir la rénovation énergétique de ce même logement.

Les conditions de simultanéité du cumul

Le cumul peut se faire de deux manières : soit de façon simultanée lors du montage du dossier de financement initial, soit de façon différée. Si l'emprunteur demande l'éco-PTZ en même temps que son PTZ d'acquisition, l'instruction du dossier par la banque est simplifiée. En 2026, les banques ont l'obligation de vérifier que les travaux financés par l'éco-PTZ ne sont pas déjà intégralement pris en compte dans l'assiette de calcul du PTZ "ancien", afin d'éviter un double financement pour un même poste de dépense. Cependant, les deux prêts peuvent parfaitement cohabiter pour couvrir des bouquets de travaux distincts ou complémentaires.

Le cadre réglementaire en vigueur en 2026

Les textes législatifs confirment que l'obtention d'un PTZ n'exclut pas le droit à l'éco-PTZ. Cette mesure vise à accélérer la rénovation du parc privé. Il est toutefois impératif que le logement soit destiné à devenir la résidence principale de l'emprunteur. Pour l'éco-PTZ, le logement doit avoir été achevé depuis plus de deux ans à la date du début des travaux. Ce cadre réglementaire offre une grande souplesse aux primo-accédants qui souhaitent maximiser leurs aides d'État tout en limitant leur recours aux prêts bancaires classiques soumis aux taux du marché.

L'avantage d'un double prêt à taux zéro

Bénéficier de deux lignes de crédit sans intérêts est une opportunité rare. Pour un ménage, cela permet de diviser son plan de financement en plusieurs compartiments. Par exemple, sur une opération à 250 000 €, il est possible d'imaginer 80 000 € de PTZ pour l'acquisition et 30 000 € d'éco-PTZ pour la rénovation globale. Le reste à charge est alors couvert par un prêt amortissable classique. Cette structure réduit mécaniquement le coût total de l'opération, car la part du capital produisant des intérêts est réduite à son minimum. C'est une stratégie de "lissage" financier particulièrement efficace pour préserver son pouvoir d'achat.

Quelles sont les différences fondamentales entre PTZ et Éco-PTZ ?

Bien que leurs noms soient proches, le PTZ et l'éco-PTZ ne doivent pas être confondus. Leurs critères d'attribution, leurs publics cibles et leurs modalités de remboursement présentent des différences notables qu'il convient de maîtriser avant de solliciter son banquier.

CritèrePTZ (Prêt à Taux Zéro)Éco-PTZ (Éco-Prêt à Taux Zéro)
Objectif principal Acquisition ou construction de la résidence principale. Rénovation énergétique du logement.
Plafond de ressources Oui, dépend du RFR et de la zone. Non, ouvert à tous les propriétaires.
Type de logement Neuf ou Ancien (selon la zone). Ancien (achevé depuis > 2 ans).
Montant maximum Variable (pourcentage du prix de vente). Jusqu'à 50 000 € (selon les travaux).
Durée de remboursement Jusqu'à 25 ans (avec différé possible). Jusqu'à 20 ans.

Un ciblage social pour l'un, technique pour l'autre

La différence majeure réside dans la condition de revenus. Le PTZ est un prêt social : si vos revenus dépassent un certain seuil, vous n'y avez pas droit. À l'inverse, l'éco-PTZ est un prêt environnemental : peu importe que vous soyez riche ou modeste, c'est la nature des travaux qui déclenche l'aide. Cela signifie qu'un ménage aisé peut tout à fait être exclu du PTZ mais bénéficier massivement de l'éco-PTZ pour rénover son patrimoine. Pour les ménages modestes, le cumul permet d'additionner une aide à l'accession et une aide à la rénovation.

L'assiette de calcul des montants

Le calcul du montant accordé diffère également. Pour le PTZ, on se base sur un pourcentage du coût total de l'opération immobilière (incluant frais de construction ou prix d'achat), avec des plafonds par zone géographique. Pour l'éco-PTZ, le montant est forfaitaire en fonction du nombre d'actions de travaux entreprises ou de l'atteinte d'une performance globale. En 2026, un bouquet de trois travaux ou une rénovation globale permet d'atteindre le plafond de 50 000 €, indépendamment de la valeur vénale du bien.

Les modalités de remboursement et différés

Le PTZ offre souvent des périodes de différé de remboursement (période pendant laquelle on ne rembourse pas le capital), ce qui soulage la trésorerie des ménages en début de prêt. L'éco-PTZ, quant à lui, est généralement un prêt amortissable classique, bien que des modalités de remboursement in fine puissent exister dans des cas très spécifiques de rénovation globale. La durée maximale de 20 ans pour l'éco-PTZ est conçue pour correspondre à la durée de vie des équipements installés (chaudière, isolation), assurant que l'emprunt est remboursé au fur et à mesure des économies d'énergie réalisées.

Les conditions d'éligibilité pour réussir le cumul des deux prêts

Pour réussir le cumul du PTZ et de l'éco-PTZ, l'emprunteur doit franchir plusieurs étapes de vérification. La première condition est celle de la destination du bien : il doit s'agir de la résidence principale. En 2026, la réglementation est devenue plus stricte concernant l'occupation effective du logement. Si vous achetez pour louer plus tard, des règles spécifiques s'appliquent, mais le cumul est avant tout pensé pour l'occupant propriétaire.

Le respect des critères de primo-accession

Pour la part PTZ du cumul, l'emprunteur ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années. Cette condition ne s'applique pas à l'éco-PTZ. Ainsi, dans le cadre d'un cumul, c'est la condition la plus restrictive qui l'emporte sur l'éligibilité globale du dossier d'acquisition. Il faut également fournir à la banque l'avis d'imposition N-2 pour justifier que le Revenu Fiscal de Référence (RFR) ne dépasse pas les plafonds de la zone (A, B1, B2 ou C).

L'ancienneté du logement et la zone géographique

L'éco-PTZ impose que le logement ait été achevé depuis plus de deux ans. Pour le PTZ dans l'ancien, le bien doit se situer en zone B2 ou C (zones détendues) et comporter une part de travaux égale à 25 % du coût total. En 2026, un acquéreur en zone A ou B1 qui souhaite cumuler les deux devra se tourner vers un logement neuf pour la partie PTZ, tout en sachant que l'éco-PTZ ne pourra être sollicité que deux ans après l'achèvement. Le cumul simultané est donc plus naturel et fréquent dans les zones rurales et les villes moyennes (B2 et C) sur des biens anciens.

La validation par l'organisme prêteur

Enfin, l'éligibilité dépend de la capacité de remboursement de l'emprunteur. Bien que ces prêts soient sans intérêts, le capital doit être remboursé. La banque analyse le taux d'endettement global, qui ne doit pas dépasser 35 % des revenus. Le cumul du PTZ et de l'éco-PTZ est avantageux ici, car il ne génère pas de frais financiers (intérêts), ce qui permet de maximiser le capital empruntable pour un même niveau de revenus. L'accord de la banque est conditionné par la présentation de devis détaillés pour la partie énergétique, certifiant que les travaux visés sont bien éligibles aux dispositifs.

Financement de l'achat et des travaux : comment articuler les deux montants ?

Articuler le PTZ et l'éco-PTZ demande une certaine gymnastique financière. L'enjeu est de ventiler correctement les dépenses pour optimiser les aides. Dans une opération d'acquisition-rénovation, le budget se divise en trois : le prix d'achat du bien, les frais annexes (notaire), et le montant des travaux. Le PTZ ancien finance l'ensemble (achat + travaux), tandis que l'éco-PTZ vient se greffer spécifiquement sur la part "énergie" des travaux.

La ventilation des travaux entre les deux prêts

Il est important de comprendre que les travaux financés par le PTZ peuvent inclure des rénovations non énergétiques (peinture, électricité, remise aux normes, agrandissement). L'éco-PTZ, lui, est fléché uniquement sur l'isolation, le chauffage ou la ventilation. Pour maximiser le cumul, l'emprunteur a tout intérêt à utiliser le PTZ pour couvrir le prix d'achat et les travaux structurels, et à réserver l'éco-PTZ pour les postes de dépenses les plus onéreux en matière de performance thermique. En 2026, cette répartition doit être claire dès la signature du compromis de vente.

Le lissage des mensualités pour un budget maîtrisé

Une fois les montants fixés (par exemple 60 000 € de PTZ et 30 000 € d'éco-PTZ), la banque doit procéder au lissage des mensualités. L'objectif est que l'emprunteur paie la même somme chaque mois sur 20 ou 25 ans. Comme le PTZ dispose souvent d'un différé, le remboursement de l'éco-PTZ peut commencer immédiatement, tandis que le PTZ prendra le relais plus tard. Cette ingénierie financière permet d'éviter des "pics" de remboursement qui pourraient mettre en péril l'équilibre budgétaire du foyer.

Exemple concret de montage financier en 2026

Prenons un achat en zone C d'une maison à 150 000 € avec 50 000 € de travaux (Total 200 000 €). * L'emprunteur est éligible à un PTZ de 40 % du coût total, soit 80 000 €. * Sur les 50 000 € de travaux, 30 000 € concernent l'isolation et la pompe à chaleur. Il peut solliciter un éco-PTZ de 30 000 €. * Le besoin de financement restant est de 90 000 € (200 000 - 80 000 - 30 000), qui sera couvert par un prêt immobilier classique et l'apport personnel. Dans ce scénario, plus de la moitié du projet est financée à 0 %, réduisant drastiquement le coût total du crédit sur 20 ans.

Les plafonds de ressources : une contrainte pour le PTZ mais pas pour l'Éco-PTZ

La gestion des plafonds de ressources est l'un des aspects les plus techniques du cumul. Pour le PTZ, le droit au prêt est déterminé par le Revenu Fiscal de Référence (RFR) de l'année N-2 de l'ensemble des personnes destinées à occuper le logement. À l'inverse, l'éco-PTZ est totalement "déplafonné", ce qui en fait une aide universelle pour la rénovation. Cette distinction est fondamentale car elle permet à des ménages aux revenus confortables de bénéficier tout de même d'une aide d'État sous forme de prêt gratuit pour leurs travaux.

Les tranches de revenus pour le PTZ en 2026

En 2026, les plafonds du PTZ ont été réévalués pour tenir compte de l'inflation et de l'évolution des prix de l'immobilier. Ils varient selon la zone géographique : les plafonds sont beaucoup plus élevés en zone A (Paris, Genevois français) qu'en zone C. Si un ménage dépasse ces plafonds, il perd le bénéfice du PTZ mais conserve intact son droit à l'éco-PTZ. Pour un couple avec deux enfants en zone B1, le plafond de ressources peut avoisiner les 60 000 € de RFR annuel. Il est donc crucial de vérifier son avis d'imposition avant de projeter un cumul.

L'universalité de l'éco-PTZ : un avantage pour tous

L'absence de plafond de ressources pour l'éco-PTZ signifie qu'il n'y a pas d'effet d'éviction. Même si vous n'êtes pas éligible aux aides directes comme MaPrimeRénov' (qui est très ciblée sur les revenus modestes), vous gardez accès au prêt à taux zéro pour vos travaux. Dans le cadre d'un cumul, si vos revenus sont juste au-dessus de la limite du PTZ, vous pouvez toujours solliciter l'éco-PTZ pour financer vos travaux énergétiques à moindre coût, tout en contractant un prêt classique pour l'achat immobilier.

Le calcul de la capacité d'endettement sans intérêts

L'intérêt de ne pas avoir de plafonds sur l'éco-PTZ réside aussi dans le calcul de l'endettement. Pour les banques, un prêt à 0 % est "moins risqué" qu'un prêt avec intérêts. En 2026, les établissements prêteurs intègrent ces dispositifs pour solvabiliser les dossiers. Même sans être sous les plafonds du PTZ, l'accès à l'éco-PTZ permet de réduire la mensualité globale par rapport à un prêt travaux classique, ce qui facilite le respect du critère des 35 % d'endettement imposé par le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière).

Quelles sont les autres aides cumulables (MaPrimeRénov', CEE, aides locales) ?

Le cumul du PTZ et de l'éco-PTZ s'inscrit dans un écosystème plus large d'aides à l'habitat. En 2026, la tendance est à la "super-combinaison" des dispositifs. Un acquéreur qui achète et rénove peut additionner des prêts gratuits et des subventions directes, réduisant son reste à charge au minimum légal. La maîtrise de ces dispositifs tiers est la clé d'une opération financièrement réussie.

MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ : le duo gagnant

MaPrimeRénov' est une aide directe (prime) versée par l'Anah. Elle est parfaitement cumulable avec l'éco-PTZ. En fait, l'éco-PTZ est souvent utilisé pour financer le "reste à charge" après le versement de MaPrimeRénov'. Par exemple, si une isolation coûte 10 000 € et que MaPrimeRénov' en prend 4 000 € en charge, l'éco-PTZ peut financer les 6 000 € restants à 0 %. Pour le PTZ acquisition, le cumul est également possible, car MaPrimeRénov' vient diminuer le besoin d'emprunt global du ménage.

Les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE)

Les CEE sont des aides versées par les fournisseurs d'énergie. Elles sont cumulables avec l'éco-PTZ et le PTZ. Ces primes "énergie" peuvent être déduites directement du devis de l'artisan ou versées après les travaux. En 2026, le montant des CEE dépend de l'ampleur des économies d'énergie réalisées. Additionner ces primes à l'éco-PTZ permet de financer des projets plus ambitieux, comme une rénovation globale permettant de gagner plusieurs classes au DPE, tout en bénéficiant de la gratuité du crédit pour la part non subventionnée.

Aides des collectivités locales et exonérations fiscales

Enfin, de nombreuses mairies, départements ou régions proposent des aides spécifiques (prêts à 0 % locaux, chèques énergie, subventions aux matériaux biosourcés). Ces aides territoriales s'ajoutent aux dispositifs nationaux. De plus, réaliser des travaux via un éco-PTZ et un PTZ peut ouvrir droit à une exonération temporaire de la taxe foncière dans certaines communes engagées dans la transition écologique. Cumuler l'ensemble de ces avantages permet de transformer un investissement immobilier lourd en un projet serein et financièrement optimisé.

Audit énergétique et label RGE : les obligations techniques à respecter en 2026

L'obtention du PTZ et de l'éco-PTZ n'est pas seulement une question de revenus ou de chiffres ; c'est aussi une question de conformité technique. En 2026, les exigences de performance sont plus élevées. L'État veut s'assurer que l'argent public finance des travaux de qualité qui ont un impact réel sur la consommation d'énergie. Pour l'emprunteur, cela implique deux obligations majeures : le recours à des artisans certifiés et la réalisation d'un état des lieux thermique précis.

Le recours obligatoire aux artisans RGE

Pour l'éco-PTZ comme pour la part travaux du PTZ ancien, il est impératif de faire appel à des professionnels bénéficiant du label "Reconnu Garant de l'Environnement" (RGE). Ce label atteste que l'entreprise possède les compétences nécessaires pour réaliser des travaux d'efficacité énergétique. En 2026, la vérification des certificats RGE par les banques est automatisée. Si l'artisan n'est pas à jour de ses certifications à la date de signature du devis, l'aide peut être refusée ou le prêt requalifié avec intérêts. C'est une garantie de sécurité pour l'acheteur, assurant la pérennité des travaux engagés.

L'audit énergétique : la boussole de la rénovation

Pour bénéficier d'un éco-PTZ "rénovation globale" (jusqu'à 50 000 €), la réalisation d'un audit énergétique est obligatoire. Cet audit, effectué par un bureau d'études qualifié, définit le scénario de travaux optimal pour atteindre une performance minimale (souvent la sortie du statut de passoire énergétique ou l'atteinte du niveau BBC rénovation). Pour le PTZ acquisition dans l'ancien, le DPE initial sert de base de référence. En 2026, l'audit devient le document central du dossier de financement, car il justifie auprès de la banque et de l'État la pertinence de l'investissement aidé.

Le contrôle de fin de travaux et les justificatifs

Une fois les travaux terminés, l'emprunteur doit transmettre à sa banque les factures définitives et, dans certains cas, un nouveau DPE de fin de chantier pour prouver l'atteinte des objectifs. Pour le PTZ, l'emprunteur dispose de trois ans pour terminer les travaux. Pour l'éco-PTZ, le délai est identique. Le non-respect de ces délais ou la non-conformité des travaux réalisés par rapport aux devis initiaux peut entraîner le remboursement immédiat de l'avantage financier (les intérêts que l'État a payés pour vous). La rigueur technique est donc aussi importante que la rigueur financière dans un projet de cumul.

Comment monter un dossier de financement unique auprès de votre banque ?

Le montage d'un dossier incluant un prêt immobilier classique, un PTZ et un éco-PTZ peut paraître intimidant. Cependant, la plupart des établissements bancaires en 2026 sont équipés d'outils permettant de gérer ces lignes de crédit de manière intégrée. L'astuce consiste à présenter un dossier complet et structuré dès le premier rendez-vous pour faciliter le travail du conseiller et accélérer l'édition de l'offre de prêt.

La liste des documents indispensables

Outre les documents classiques (bulletins de salaire, avis d'imposition), le dossier de cumul nécessite : * Le compromis de vente mentionnant la zone géographique et le type de bien. * L'avis d'imposition N-2 pour justifier l'éligibilité au PTZ. * Les devis détaillés des artisans RGE pour chaque poste de travaux énergétique (éco-PTZ). * Le formulaire type "Emprunteur" spécifique à l'éco-PTZ, dûment complété. * L'audit énergétique ou le DPE initial du logement.

La négociation du prêt principal complémentaire

Le PTZ et l'éco-PTZ n'étant que des compléments, vous aurez besoin d'un prêt immobilier classique pour boucler votre budget. Paradoxalement, avoir un dossier avec un fort taux de prêts aidés vous place en position de force pour négocier le taux du prêt principal. Les banques apprécient ces dossiers car ils présentent un risque de défaut plus faible grâce à l'absence d'intérêts sur une large part du capital. N'oubliez pas de négocier également l'assurance emprunteur, qui s'applique à chaque ligne de prêt (PTZ, éco-PTZ et prêt classique).

Le suivi du déblocage des fonds

Après la signature de l'offre de prêt chez le notaire, le déblocage des fonds se fait par étapes. Le PTZ est généralement débloqué en premier pour financer l'achat du bien. L'éco-PTZ est débloqué au fur et à mesure de l'avancement des travaux, sur présentation des factures des artisans. En 2026, de nombreuses banques proposent des interfaces numériques pour envoyer ses factures en un clic et déclencher les paiements. Un bon suivi de ces justificatifs est essentiel pour respecter le calendrier des travaux et éviter de mobiliser son épargne personnelle par erreur.

FAQ - Cumul PTZ et éco-PTZ : est-ce possible ?

Est-il possible de cumuler le PTZ et l'éco-PTZ pour un même projet ?

Oui, le cumul est tout à fait possible et même encouragé par les pouvoirs publics en 2026. Un primo-accédant peut utiliser le PTZ pour l'achat de sa résidence principale et l'éco-PTZ pour financer les travaux de rénovation énergétique. Il faut cependant que les travaux financés par l'éco-PTZ soient conformes à la liste des travaux éligibles et réalisés par des professionnels RGE.

Faut-il respecter des plafonds de ressources pour l'éco-PTZ ?

Non, contrairement au PTZ d'acquisition, l'éco-PTZ est accessible à tous les propriétaires sans condition de ressources. Seul le PTZ est soumis à des plafonds de revenus (Revenu Fiscal de Référence de l'année N-2) qui varient selon la zone géographique et la composition du foyer.

Quel est le montant maximal que l'on peut obtenir avec l'éco-PTZ en cumul ?

Le montant maximal de l'éco-PTZ dépend de la nature des travaux. Pour une action seule, il est de 15 000 €. Pour un bouquet de trois travaux ou plus, il peut atteindre 30 000 €. Enfin, pour une rénovation globale permettant une performance énergétique minimale, le plafond s'élève à 50 000 €. Ce montant s'ajoute au montant du PTZ d'acquisition calculé par votre banque.

Peut-on faire les travaux soi-même avec un éco-PTZ ?

Non, l'une des conditions sine qua non pour bénéficier de l'éco-PTZ (et de la part travaux du PTZ) est de faire réaliser les travaux par des professionnels certifiés RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). L'achat de matériaux seul par le particulier n'est pas finançable par ces dispositifs à taux zéro.

Quels sont les délais pour réaliser les travaux après l'obtention des prêts ?

Une fois les fonds accordés, l'emprunteur dispose d'un délai de 3 ans pour réaliser les travaux et transmettre les factures définitives à sa banque. Ce délai est identique pour le PTZ et pour l'éco-PTZ. En cas de force majeure, des prolongations peuvent être accordées, mais elles doivent être demandées officiellement à l'établissement prêteur.

L'éco-PTZ est-il cumulable avec MaPrimeRénov' ?

Oui, l'éco-PTZ est le complément idéal de MaPrimeRénov'. La prime versée par l'Anah réduit le coût des travaux, et l'éco-PTZ permet de financer le reste à charge sans intérêts. Depuis 2022, les démarches ont été simplifiées pour que l'accord de MaPrimeRénov' facilite l'obtention automatique de l'éco-PTZ auprès des banques partenaires.

Le cumul est-il possible pour une résidence secondaire ?

Non, le PTZ est exclusivement réservé à la résidence principale. L'éco-PTZ peut être accordé pour un logement destiné à la location (résidence principale du locataire), mais le cumul des deux prêts sur un même projet implique nécessairement que le logement devienne la résidence principale de l'emprunteur.

Est-ce que toutes les banques proposent le cumul PTZ et éco-PTZ ?

La plupart des grandes banques nationales et régionales ayant signé une convention avec l'État proposent ces dispositifs. Cependant, toutes n'ont pas la même aisance pour gérer le cumul technique des deux lignes de prêt. Il est conseillé d'interroger son conseiller bancaire sur sa pratique du "lissage de crédits aidés" dès la phase de simulation.

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