Quels sont les frais à anticiper pour un achat immobilier ?

Arsalain EL KESSIR
Quels sont les frais à anticiper pour un achat immobilier ?

✍ Les points à retenir

  • Les frais de notaire, comprenant les droits de mutation et les honoraires, représentent généralement entre 7 % et 8 % du prix pour un bien ancien et 2 % à 3 % pour un neuf.
  • Les frais d'agence, le cas échéant, doivent être pris en compte dans le budget, pouvant varier de 3 % à 8 % du prix de vente.
  • Les frais de dossier bancaire et les intérêts intercalaires sont à prévoir lors de la souscription d'un prêt immobilier.
  • Il est important d'anticiper les coûts liés aux travaux éventuels, à la rénovation, aux diagnostics et aux équipements complémentaires du logement.
  • Les charges récurrentes, comme la taxe foncière, la taxe d'habitation et les charges de copropriété, doivent également être intégrées dans le budget global.

Les frais liés au crédit immobilier

Dans le cadre d'un achat immobilier, le financement est souvent le poste de dépense le plus complexe à anticiper. Au-delà du prix d'acquisition du bien, la mise en place d'un emprunt bancaire génère des coûts spécifiques qui viennent s'ajouter au budget global. Il est essentiel de bien distinguer les frais de mise en place, les garanties et les coûts récurrents pour évaluer la faisabilité de votre projet.

Les frais de garantie bancaire

Pour sécuriser le prêt immobilier nécessaire à votre achat, la banque exige systématiquement une garantie. Cette dernière permet à l'établissement de se protéger en cas de défaut de paiement. Il existe deux formes principales : l'hypothèque (ou l'IPPD) et la caution mutuelle. La première nécessite un acte notarié et engendre des frais d'inscription ainsi que d'éventuels frais de mainlevée en cas de revente. La caution, souvent privilégiée pour sa souplesse, implique le versement d'une commission et d'une contribution à un fonds de garantie, dont une partie peut parfois être récupérée à la fin du crédit.

L'apport personnel et le financement des frais annexes

L'apport personnel joue un rôle déterminant dans la structure de votre achat immobilier. La plupart des banques demandent aujourd'hui que l'emprunteur finance lui-même les "frais de mutation" (souvent appelés frais de notaire) et les frais de garantie. Un apport conséquent permet non seulement de couvrir ces dépenses immédiates sans augmenter la dette, mais aussi de rassurer l'organisme prêteur sur votre capacité d'épargne, ce qui peut influencer positivement les conditions de votre crédit.

Le coût de l'ouverture et de la tenue de compte

La souscription d'un prêt pour un achat immobilier s'accompagne généralement d'une obligation de domiciliation des revenus. Cela implique l'ouverture d'un compte courant au sein de l'établissement prêteur. Il convient donc d'intégrer dans vos calculs les frais de tenue de compte, le coût de la carte bancaire et des différents services de gestion. Bien que ces montants puissent sembler secondaires face au prix du logement, ils représentent une charge fixe sur toute la durée du remboursement du crédit.

Les frais de courtage et d'intermédiation

Si vous choisissez de faire appel à un intermédiaire pour négocier les conditions de votre financement, des honoraires de conseil peuvent s'appliquer. Ces frais sont généralement dus uniquement lors du déblocage effectif des fonds pour votre achat immobilier. Ils peuvent être forfaitaires ou représenter un pourcentage du montant emprunté. Il est important de vérifier si ces honoraires sont inclus dans le montant du prêt ou s'ils doivent être réglés directement avec vos fonds propres au moment de la signature chez le notaire.

Les intérêts et le TAEG du prêt

Dans le cadre d'un achat immobilier, le coût de l'argent emprunté constitue le principal frais financier sur le long terme. Pour comparer efficacement les offres bancaires, il est indispensable de ne pas se limiter au taux nominal, mais d'analyser le coût global à travers des indicateurs standardisés qui reflètent la réalité de l'investissement.

Le taux d'intérêt nominal : la base du calcul

Le taux nominal est le pourcentage utilisé par la banque pour calculer les intérêts que vous devrez payer chaque mois sur le capital restant dû. Pour un achat immobilier, ce taux peut être fixe, garantissant une stabilité des mensualités, ou variable, s'ajustant selon les indices de marché. Plus le taux est bas, plus la part de votre mensualité consacrée au remboursement du capital est importante dès les premières années, ce qui réduit la durée totale de l'effort financier.

Le TAEG : l'indicateur de comparaison universel

Le Taux Annuel Effectif Global (TAEG) est l'élément le plus crucial de votre offre de prêt. Pour tout achat immobilier, la loi impose aux banques d'afficher ce taux qui agrège l'intégralité des frais obligatoires : intérêts nominaux, frais de dossier, frais de garantie, cotisations d'assurance emprunteur et frais d'ouverture de compte. C'est le seul outil fiable pour comparer deux propositions bancaires différentes, car il exprime le coût réel et total du crédit sous la forme d'un pourcentage annuel unique.

Le coût total du crédit en valeur absolue

Au-delà des pourcentages, il est recommandé de regarder le coût total du crédit exprimé en euros. Ce montant représente la différence entre la somme totale que vous rembourserez sur toute la durée du prêt et le montant initialement emprunté pour votre achat immobilier. Ce chiffre met en évidence l'impact de la durée du prêt : un taux plus bas sur 25 ans peut s'avérer plus coûteux qu'un taux légèrement plus élevé sur 15 ans, en raison de l'accumulation des intérêts et des primes d'assurance sur une période plus longue.

L'influence de la durée sur les intérêts payés

La durée de remboursement a un impact direct sur le montant des intérêts générés par votre achat immobilier. En allongeant la durée du prêt, vous baissez certes la mensualité pour respecter votre capacité de remboursement, mais vous augmentez mécaniquement la part d'intérêts totale. À l'inverse, un remboursement plus rapide permet de minimiser ces frais financiers. Il est donc souvent avantageux de choisir la durée la plus courte compatible avec votre reste à vivre pour optimiser le coût de votre acquisition.

Les frais de dossier et assurances obligatoires

Lors d'un achat immobilier, les frais annexes facturés par l'établissement prêteur et les protections liées au crédit représentent des postes de dépenses immédiats et récurrents qu'il convient d'intégrer à son plan de financement dès le départ.

Les frais de dossier bancaires

Pour rémunérer l'analyse de votre solvabilité et le montage administratif du prêt nécessaire à votre achat immobilier, les banques facturent des frais de dossier. Ces honoraires varient généralement entre 500 € et 1 500 €, ou correspondent à un pourcentage du montant emprunté (souvent autour de 1 %). Ils sont généralement prélevés lors du déblocage des fonds ou inclus dans la première mensualité. Dans certains cas, notamment pour les profils excellents ou lors de campagnes commerciales, ces frais peuvent être négociés ou même offerts.

L'assurance emprunteur : une protection indispensable

Bien que la loi ne l'impose pas formellement, aucune banque n'acceptera de financer un achat immobilier sans une assurance emprunteur. Cette garantie protège l'établissement et votre famille en cas de décès, d'invalidité ou d'incapacité de travail en prenant en charge le remboursement du capital restant dû ou des mensualités. Le coût de cette assurance dépend de votre âge, de votre état de santé et des garanties choisies. Elle peut représenter une part significative du coût total du crédit, parfois jusqu'à 30 % des intérêts cumulés.

L'assurance multirisque habitation

L'assurance habitation est une condition sine qua non pour finaliser votre achat immobilier. Avant la signature de l'acte authentique chez le notaire, vous devrez justifier d'une couverture minimale pour le bien concerné. Cette assurance protège votre patrimoine contre les sinistres (incendie, dégâts des eaux, vol). Pour les copropriétés, une assurance "propriétaire non-occupant" (PNO) peut être exigée si vous mettez le bien en location, afin de couvrir les risques liés au bâti non pris en charge par l'assurance de la copropriété ou du locataire.

Les garanties décès et invalidité (DC/PTIA)

Dans le cadre d'un achat immobilier, le socle minimal de l'assurance emprunteur repose sur les garanties Décès et Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA). En cas de survenance de l'un de ces événements, l'assureur solde la totalité du prêt auprès de la banque (selon la quotité choisie). C'est une sécurité fondamentale qui permet aux héritiers ou au conjoint survivant de conserver le bien immobilier sans avoir à assumer la charge de la dette restante, sécurisant ainsi la transmission du patrimoine.

La commission de l'agent immobilier ou frais d'agence

Lorsqu'un intermédiaire intervient pour faciliter un achat immobilier, sa rémunération, appelée commission ou honoraires d'agence, constitue un poste de dépense important. Ces frais rémunèrent le travail de recherche, de visite, de négociation et d'accompagnement administratif réalisé par le professionnel jusqu'à la conclusion de la vente.

Le calcul des honoraires d'agence

Contrairement aux frais de notaire, les honoraires de l'agent immobilier ne sont pas réglementés par l'État. Chaque agence est libre de fixer ses propres tarifs, qui sont généralement calculés en pourcentage du prix de vente du bien. Pour un achat immobilier, ces frais oscillent habituellement entre 3 % et 8 % du montant total. Plus le prix du bien est élevé, plus le pourcentage a tendance à diminuer. Il est obligatoire que ces tarifs soient affichés de manière visible dans la vitrine de l'agence et sur son site internet.

Qui doit régler la commission ?

Dans le cadre d'un achat immobilier, la charge des frais d'agence peut incomber soit au vendeur, soit à l'acquéreur. Cette information est stipulée dans l'annonce immobilière par les mentions "Frais d'Agence Inclus" (FAI) ou "charge acquéreur". Si les frais sont à la charge de l'acheteur, cela peut présenter un avantage fiscal : le calcul des droits de mutation (frais de notaire) se fait alors sur le prix net vendeur uniquement, et non sur le prix incluant la commission, ce qui réduit légèrement le coût global de l'acquisition.

La valeur ajoutée du professionnel dans la transaction

Payer des frais d'agence pour un achat immobilier se justifie par la sécurisation de l'opération. L'agent vérifie la validité des diagnostics techniques, s'assure de la solvabilité de l'acquéreur et aide à la rédaction du compromis de vente. Sa connaissance du marché local permet également d'acheter au "juste prix". Pour l'acquéreur, c'est aussi un gain de temps considérable, car le professionnel filtre les biens correspondant aux critères spécifiques et organise les visites de manière groupée.

Négocier les frais d'agence

Il est parfois possible de négocier le montant de la commission, notamment si l'agent immobilier détient un mandat exclusif ou si la marge de négociation sur le prix du bien est limitée. Pour réussir votre achat immobilier tout en maîtrisant votre budget, vous pouvez solliciter une réduction des honoraires afin de faciliter la rencontre entre l'offre et la demande. Cependant, cette ristourne reste à la discrétion de l'agence, qui peut la refuser si elle estime que le travail de mise en relation justifie pleinement la tarification initiale.

Les droits de mutation et frais de notaire

Lors d'un achat immobilier, les frais de notaire constituent l'un des suppléments les plus importants à prévoir. Bien que l'expression courante désigne l'ensemble de ces frais comme étant destinés au notaire, la réalité est plus nuancée : la majeure partie de cette somme est en réalité composée de taxes collectées par l'officier public pour le compte de l'État et des collectivités locales.

La distinction entre immobilier ancien et neuf

Le montant des frais de notaire varie considérablement selon la nature du bien. Pour un achat immobilier dans l'ancien, ces frais représentent généralement entre 7 % et 8 % du prix de vente. Dans le neuf (logements en VEFA ou achevés depuis moins de 5 ans et n'ayant jamais été revendus), on parle de frais réduits, oscillant entre 2 % et 3 %. Cette différence majeure s'explique par l'absence de droits de mutation départementaux dans le neuf, où seule la taxe de publicité foncière et la TVA s'appliquent.

La décomposition des droits de mutation

Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) forment le gros des frais lors d'un achat immobilier. Ils se décomposent en plusieurs taxes : la taxe départementale (la plus élevée), la taxe communale et les frais d'assiette et de recouvrement perçus par l'État. Ces taxes sont proportionnelles au prix du bien et varient légèrement d'un département à l'autre en fonction des taux votés par les conseils départementaux. C'est un coût "perdu" pour l'acquéreur, car il ne valorise pas directement le bien.

Les émoluments du notaire et les débours

La part revenant réellement au notaire pour son travail de rédaction d'actes et de formalités administratives est appelée "émoluments". Contrairement aux honoraires libres, les émoluments pour un achat immobilier sont strictement réglementés par un tarif national proportionnel au prix de vente. À cela s'ajoutent les "débours", qui correspondent aux sommes avancées par le notaire pour obtenir les documents nécessaires à la vente (cadastre, état hypothécaire, pièces d'urbanisme). Ces frais techniques sont généralement facturés au coût réel.

L'impact du mobilier sur le calcul des frais

Une astuce légale pour optimiser son achat immobilier consiste à déduire la valeur des meubles restants (cuisine équipée, électroménager, meubles de salle de bain) du prix de vente total. En effet, les droits de mutation ne s'appliquent que sur l'immobilier "pierre". En isolant la valeur du mobilier via une liste détaillée dans le compromis, vous réduisez l'assiette de calcul des frais de notaire. Attention toutefois : cette valeur doit être cohérente et justifiée pour éviter toute remise en cause par l'administration fiscale.

Les autres taxes et contributions

Au-delà des frais liés à l'acquisition, un achat immobilier génère des charges fiscales pérennes ou ponctuelles liées à la détention ou à la transformation du bien. Ces taxes, souvent dues dès l'année de l'entrée dans les lieux, doivent être intégrées dans votre budget de fonctionnement annuel pour éviter les mauvaises surprises de trésorerie.

La taxe foncière : un impôt annuel incontournable

Dès que vous réalisez un achat immobilier, vous devenez redevable de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Son montant dépend de la valeur locative cadastrale du bien et des taux votés par les collectivités territoriales. Lors de la signature chez le notaire, il est d'usage que l'acquéreur rembourse au vendeur la part de la taxe foncière au prorata temporis pour l'année en cours. Par la suite, vous recevrez chaque automne votre propre avis d'imposition, dont le montant peut varier significativement d'une commune à l'autre.

La taxe d'aménagement pour les constructions et extensions

Si votre achat immobilier concerne un terrain à bâtir ou une maison nécessitant un agrandissement (véranda, garage, abri de jardin de plus de 5 m²), vous devrez vous acquitter de la taxe d'aménagement. Elle est due une seule fois lors de la délivrance de l'autorisation d'urbanisme (permis de construire ou déclaration préalable). Son calcul repose sur la surface créée, une valeur forfaitaire au mètre carré définie par l'État et les taux fixés par la commune et le département.

Les taxes spécifiques liées à l'usage du bien

Certaines zones géographiques imposent des contributions supplémentaires suite à un achat immobilier. C'est le cas de la taxe sur les logements vacants si le bien reste inoccupé, ou de la surtaxe sur les résidences secondaires dans les zones tendues. De même, si le logement est destiné à la location saisonnière, vous pourriez être soumis à la taxe de séjour ou à des taxes sur les revenus locatifs. Ces prélèvements visent à réguler le marché du logement local et varient fortement selon la politique de chaque municipalité.

Synthèse des taxes et contributions à prévoir

Type de taxePériodicitéPublic concerné
Taxe Foncière Annuelle Tous les propriétaires
Taxe d'Aménagement Unique Construction, extension, piscine
Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) Annuelle Inclus dans la taxe foncière
Taxe de séjour Par nuitée Location saisonnière / touristique

Les frais annexes à prévoir

Au-delà du prix de vente et des taxes, la réussite d'un achat immobilier repose sur l'anticipation des frais techniques et d'entretien. Ces dépenses, souvent sous-estimées, sont pourtant essentielles pour garantir la sécurité juridique de la transaction et le confort de vie futur dans le logement.

Le coût des diagnostics techniques obligatoires

Pour un achat immobilier, la loi impose au vendeur de fournir un Dossier de Diagnostic Technique (DDT). Si ces frais incombent au vendeur, l'acquéreur doit être vigilant sur leur contenu. Dans certains cas, comme pour une expertise plus poussée de la charpente ou une recherche spécifique de plomb dans l'eau non obligatoire, l'acheteur peut décider de financer lui-même des diagnostics complémentaires pour sécuriser son investissement et éviter des vices cachés coûteux.

L'enveloppe de travaux et de rafraîchissement

Il est rare qu'un achat immobilier ne nécessite aucun investissement immédiat. Qu'il s'agisse de peinture, de changement de revêtements de sol ou de travaux de rénovation énergétique plus lourds (isolation, remplacement de chaudière), ces coûts doivent être chiffrés avant la signature. Il est recommandé de prévoir une marge de sécurité de 10 % à 15 % sur le budget travaux pour couvrir les imprévus fréquents lors de la découverte des structures du bâtiment.

Les charges de copropriété et fonds de travaux

Si votre achat immobilier se situe dans un immeuble collectif, vous devrez assumer les charges de copropriété. Celles-ci couvrent l'entretien des parties communes, l'ascenseur ou le chauffage collectif. Il faut également anticiper les appels de fonds pour les travaux futurs votés en assemblée générale (ravalement de façade, réfection de toiture). Depuis la loi Alur, un fonds de travaux obligatoire est alimenté par les copropriétaires, représentant une charge annuelle supplémentaire à ne pas négliger.

Tableau de synthèse des frais annexes courants

Poste de dépenseNature du fraisEstimation / Fréquence
Travaux de rénovation Mise aux normes, isolation, décoration Selon devis (unique)
Charges de copropriété Entretien parties communes, syndic Trimestrielle
Garanties de prêt Caution mutuelle ou hypothèque ~1% à 1,5% du prêt (unique)
Entretien régulier Chaudière, toiture, jardin Annuelle

Conseils pour estimer le coût total d'un achat immobilier

Réussir son achat immobilier nécessite de passer d'un prix de vente affiché à un coût de revient global. Cette distinction est fondamentale pour éviter le surendettement et s'assurer que les mensualités de crédit restent compatibles avec votre mode de vie sur le long terme.

Utiliser la règle des 10 % pour les frais annexes

Une méthode simple et efficace pour une première estimation consiste à ajouter systématiquement 10 % au prix de vente du bien dans l'ancien (ou 3 % dans le neuf). Cette marge permet de couvrir les droits de mutation, les frais de garantie bancaire et les émoluments du notaire. En intégrant cette somme dès le début de vos recherches pour votre achat immobilier, vous filtrez les annonces réellement accessibles selon votre capacité d'apport personnel.

Chiffrer les travaux avant la signature du compromis

L'une des erreurs les plus fréquentes lors d'un achat immobilier est de sous-estimer le montant des rénovations. Il est fortement conseillé de visiter le bien avec un artisan ou un architecte avant de formuler une offre ferme. Obtenir des devis précis pour le gros oeuvre (électricité, plomberie, isolation) permet d'ajuster votre demande de financement auprès de la banque et d'éviter de devoir puiser dans votre épargne de sécurité une fois l'acquisition finalisée.

Prendre en compte l'évolution des charges de propriété

Devenir propriétaire change la structure de vos dépenses mensuelles. Dans votre simulation d'achat immobilier, remplacez votre loyer actuel par la future mensualité de prêt, mais n'oubliez pas d'ajouter le lissage annuel de la taxe foncière, des charges de copropriété et des contrats d'entretien (chaudière, ramonage, assurance PNO). Ce "loyer complet" de propriétaire doit idéalement respecter la règle des 33 % de taux d'endettement pour garantir votre sérénité financière.

Simuler le coût de l'assurance emprunteur

Pour un achat immobilier, le coût de l'assurance varie du simple au triple selon votre profil de risque. Ne vous basez pas uniquement sur les simulateurs génériques des banques. Prenez le temps d'interroger des assureurs pour obtenir un tarif personnalisé selon votre âge et vos antécédents médicaux. Cette démarche peut vous faire économiser plusieurs milliers d'euros sur la durée totale de votre emprunt, réduisant ainsi le coût réel de votre investissement immobilier.

FAQ – Frais à anticiper pour un achat immobilier

Quels sont les frais de notaire pour un logement neuf ?

Pour un achat immobilier dans le neuf (VEFA ou bien achevé depuis moins de 5 ans n'ayant jamais été revendu), les frais de notaire sont dits « réduits ». Ils s'élèvent généralement à environ 2 à 3 % du prix de vente, contre 7 à 8 % dans l'immobilier ancien, car les droits de mutation sont moins élevés.

Peut-on inclure les frais de notaire dans son prêt immobilier ?

Bien que cela ait été courant par le passé (prêt à 110 %), la plupart des banques exigent désormais que l'acquéreur finance les frais de notaire et de garantie par son apport personnel. Présenter un dossier où l'apport couvre au moins 10 % du montant de l'achat immobilier est aujourd'hui une condition quasi systématique pour obtenir un accord.

À quel moment doit-on régler les frais d'agence ?

La commission de l'agent immobilier est due lors de la signature de l'acte authentique chez le notaire, une fois que la transaction est définitivement conclue. Aucun versement ne peut être exigé par l'agent immobilier avant cette étape, que ce soit au moment de l'offre d'achat immobilier ou de la signature du compromis.

L'assurance habitation est-elle obligatoire dès la signature ?

Oui, pour finaliser votre achat immobilier, vous devez présenter une attestation d'assurance multirisque habitation au notaire le jour de la signature de l'acte de vente. Le bien doit être couvert dès la remise des clés, même si vous ne l'occupez pas immédiatement ou si des travaux sont prévus.

Comment sont calculés les frais de dossier bancaires ?

Les frais de dossier pour un achat immobilier sont fixés par chaque banque. Ils peuvent être forfaitaires (entre 500 € et 1 500 € en moyenne) ou proportionnels au capital emprunté (environ 1 %). Ces frais servent à rémunérer le temps passé par la banque pour analyser votre solvabilité et monter votre dossier de prêt.

Qui paie la taxe foncière l'année de la vente ?

La taxe foncière est due par le propriétaire du bien au 1er janvier de l'année. Cependant, lors d'un achat immobilier en cours d'année, le notaire organise généralement un remboursement prorata temporis. L'acquéreur rembourse au vendeur la part de taxe correspondant à la période allant de la signature de la vente jusqu'au 31 décembre.

Qu'est-ce que les frais de mainlevée ?

Si vous revendez un bien avant la fin de votre crédit pour financer un nouvel achat immobilier, et que celui-ci était garanti par une hypothèque, vous devrez payer des frais de mainlevée. Ces frais administratifs et notariaux servent à lever l'inscription hypothécaire qui pèse sur le bien au service de la publicité foncière.

Est-il possible de négocier les émoluments du notaire ?

Les émoluments du notaire sont strictement réglementés par un tarif national et sont donc identiques d'une étude à l'autre. Toutefois, pour un achat immobilier d'un montant important (généralement au-delà de 150 000 €), le notaire peut accorder une remise partielle plafonnée sur ses émoluments, à condition qu'il l'applique à l'ensemble de sa clientèle.

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