Crédit à la consommation : les prêts personnels soutiennent un marché automobile en retrait

Malgré un contexte économique incertain, le crédit à la consommation fait preuve de résilience en ce début d'année 2026. Selon les chiffres de l'Association des sociétés financières (ASF), l'engouement pour le prêt personnel non affecté permet de compenser le net recul des financements automobiles classiques.
Le prêt personnel : moteur de la croissance du crédit à la consommation
Au premier trimestre 2026, les Français ont privilégié la liberté d'utilisation de leurs emprunts. Les prêts personnels, ces crédits qui ne sont pas liés à un achat spécifique, ont atteint un volume de 3 milliards d'euros, enregistrant une hausse de 5,3 % sur un an. Cette dynamique a permis au marché global de limiter son repli à seulement -0,5 %, pour un montant total de 11,56 milliards d'euros de nouveaux crédits.
Cette performance contraste avec les crédits dits "affectés", dont l'usage est strictement réservé au financement d'un bien précis, et qui peinent à retrouver leur niveau de l'an dernier.
Marché automobile : la LOA d'occasion tire son épingle du jeu
Le financement automobile connaît des trajectoires opposées selon les segments. Si la Location avec Option d'Achat (LOA) reste le mode de financement dominant pour le neuf (2,2 milliards d'euros), elle subit une légère érosion de 4 %. En revanche, la LOA pour les véhicules d'occasion confirme son succès auprès des ménages en quête de solutions flexibles et plus abordables.
| Type de financement | Montant (T1 2026) | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Prêts personnels (non affectés) | 3,0 Mds € | + 5,3 % |
| LOA Voitures d'occasion | 683 M € | + 6,5 % |
| Crédit auto classique | 901 M € | - 7,9 % |
| LOA Voitures neuves | 2,2 Mds € | - 4,0 % |
Le crédit auto classique, quant à lui, est le grand perdant de ce début d'année, particulièrement sur le marché de l'occasion qui semble se tourner massivement vers la LOA ou le prêt personnel.
Acteurs du marché et vigilance sur les impayés
Le secteur reste dominé par les filiales des grands groupes bancaires (Cetelem pour BNP Paribas, Sofinco pour le Crédit Agricole ou Cofidis pour le Crédit Mutuel), bien que les néo-acteurs comme Younited continuent de gagner en visibilité. L'offre se diversifie pour répondre aux nouveaux comportements d'emprunt, notamment via des parcours 100 % digitaux.
Cependant, une ombre plane sur ce bilan trimestriel : l'ASF note une "tendance haussière sur les premiers impayés". Ce signal, maintenu fin avril, suggère que l'inflation et la pression sur le budget des ménages commencent à impacter les capacités de remboursement. Les sociétés financières restent donc vigilantes sur la qualité des dossiers de crédit déposés en 2026.