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Crédit immobilier : fin de l'accalmie pour les taux d'intérêt après un début d'année stable

Arsalain EL KESSIR

Écrit par Arsalain EL KESSIR

Crédit immobilier : fin de l'accalmie pour les taux d'intérêt après un début d'année stable

Malgré un premier trimestre marqué par une stabilité inédite des barèmes, le paysage bancaire français s'apprête à évoluer sous l'influence des tensions internationales. Si le coût de l'emprunt reste historiquement gérable, les futurs acquéreurs doivent désormais composer avec des prévisions à la hausse d'ici la fin de l'année 2026.

Un premier trimestre sous le signe de la résilience bancaire

Le début de l'année 2026 restera comme une période de répit pour les emprunteurs. Selon les données de l'Observatoire Crédit Logement CSA, le coût moyen des financements s'est stabilisé autour de 3,22 %. En mars, les chiffres sont restés figés, notamment pour les prêts sur 20 ans qui affichaient 3,23 %, une valeur identique à celle du mois précédent.

Toutefois, le mois d'avril marque un tournant technique. Les prévisions tablent sur un léger frémissement des barèmes, poussé par la volatilité de l'OAT 10 ans, référence du marché obligataire. Cette dynamique est en partie corrélée au contexte géopolitique au Moyen-Orient, bien que les experts soulignent que l'impact immédiat demeure contenu pour le consommateur final.

Durée du prêtTaux moyen prévisionnel (Avril 2026)
15 ans 3,07 %
20 ans 3,26 %
25 ans 3,38 %

Le paradoxe d'un marché au ralenti malgré des conditions favorables

Si l'on compare la situation actuelle aux crises historiques, comme le premier choc pétrolier où les taux atteignaient des sommets vertigineux, les conditions de 2026 restent avantageuses. Baptiste Capron de SeLoger rappelle ainsi que « le taux d'emprunt lors du premier choc pétrolier était de l'ordre de 14 % ». Pourtant, ce climat serein ne suffit pas à doper la production de crédits, qui s'essouffle nettement par rapport à l'euphorie de 2025.

La croissance du volume de prêts ne dépasse plus 0,8 % au premier trimestre, contre plus de 31 % l'année précédente. Le secteur de l'ancien subit même une contraction de 2,3 %. Cette frilosité s'explique notamment par une politique de recrutement agressive des banques qui utilisent le prêt comme « produit d'appel », acceptant parfois de vendre « à perte » pour capter de nouveaux clients, sans pour autant réussir à débloquer tous les dossiers.

Des exigences d'épargne qui excluent les ménages fragiles

L'accès à la propriété devient un défi majeur pour les jeunes actifs et les revenus modestes. L'apport personnel exigé par les banques a bondi de 3,2 % en ce début d'année, créant un véritable filtre social. Les emprunteurs disposant de moins de trois SMIC ou ayant moins de 35 ans se retrouvent souvent dans l'impasse, malgré les mises à jour régulières des taux d'usure par la Banque de France.

À plus long terme, la tendance pourrait se durcir. Les projections indiquent une érosion du pouvoir d'achat immobilier : une hausse de seulement 0,2 à 0,3 % des taux peut alourdir le coût total d'un crédit de 200 000 euros d'environ 13 000 euros sur 25 ans. Les estimations de l'Observatoire prévoient un taux moyen grimpant à 3,55 % fin 2026, avec une perspective symbolique à 4 % pour l'horizon 2027.

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