Immobilier ancien : le marché se stabilise au premier trimestre 2026 grâce à l'Île-de-France

Après plusieurs années de fluctuations marquées, le marché immobilier ancien entre dans une phase de consolidation. Selon le dernier indice Notaires-Insee publié ce jeudi, les prix à l'échelle nationale affichent une micro-progression de 0,1 % en glissement annuel au premier trimestre 2026. Cette trajectoire de stabilisation est quasi exclusivement soutenue par la reprise des valeurs en région francilienne, tandis que le volume global des transactions marque le pas après un an et demi de reprise.
Une reprise des prix à deux vitesses entre appartements et maisons
La tendance globale à la stabilisation cache des réalités sectorielles contrastées selon la typologie des biens à l'échelle nationale. Au premier trimestre 2026, les prix de l'immobilier ancien progressent de 0,1 % sur un an, une dynamique portée par le compartiment des appartements (+ 0,6 %) alors que le segment des maisons individuelles reste orienté à la baisse (- 0,2 %).
Sur un trimestre (par rapport à la période octobre-décembre 2025), la hausse globale s'établit à 0,2 %. L'Insee précise que ce rebond est purement géographique, puisque les prix en province observent une stagnation parfaite sur la période.
| Segment de marché (Ancien) | Évolution sur un trimestre | Évolution sur un an (T1 2026) |
|---|---|---|
| Ensemble des logements (France) | + 0,2 % | + 0,1 % |
| Appartements (France) | - | + 0,6 % |
| Maisons (France) | - | - 0,2 % |
L'Île-de-France et Paris tirent la croissance
Le marché francilien s'impose comme le véritable moteur de cette reprise technique. En région parisienne, les prix au premier trimestre 2026 surperforment de 0,9 % le trimestre précédent, et s'affichent 0,6 % au-dessus des niveaux constatés début 2025.
Cette attractivité se concentre principalement sur les appartements (+ 1 % sur un an), tandis que les maisons individuelles franciliennes poursuivent leur correction baissière (- 0,4 %). C'est en petite couronne (+ 1,3 %) et dans Paris intra-muros (+ 1 %) que la valorisation des appartements anciens progresse le plus vite, confirmant le retour de la pression foncière au coeur de la métropole.
Plafond de verre pour le volume de transactions
Du côté de l'activité commerciale, l'heure est à l'atterrissage. Le volume de ventes de logements anciens sur douze mois glissants donne des signes de stabilisation, interrompant une phase de hausse continue amorcée en octobre 2024 (laquelle faisait suite à un cycle de baisse ininterrompu depuis avril 2022).
Entre avril 2025 et fin mars 2026, le nombre de transactions immobilières se maintient à 952 000 ventes, soit un niveau strictement identique à l'enveloppe annuelle arrêtée à la fin décembre 2025. Le marché semble avoir trouvé son point d'équilibre autour de ce plancher de volumes.
Enfin, l'Insee a profité de cette publication pour réajuster ses données antérieures. L'évolution des prix initialement mesurée à + 0,5 % au quatrième trimestre 2025 (par rapport au T3) a été révisée à la baisse, s'établissant à + 0,3 %.