Vacances de mai : les Français privilégient les séjours de proximité face à l'inflation

Le calendrier particulièrement généreux de ce mois de mai 2026 pousse les voyageurs à multiplier les escapades de courte durée. Malgré un contexte économique marqué par la cherté de l'essence, l'envie de s'évader reste plus forte, au profit des destinations côtières hexagonales.
Un engouement marqué pour les week-ends prolongés du printemps
Après une période de vacances de Pâques en demi-teinte, marquée par un léger recul de 1,8 % de la fréquentation, le mois de mai 2026 affiche une santé éclatante. Selon les récentes données publiées par PAP, les intentions de départ bondissent de 15,2 % sur un an. Cette dynamique est largement portée par une configuration calendaire idéale, offrant de nombreuses opportunités de ponts pour les salariés.
Le week-end de l'Ascension s'impose comme le moment fort de la saison, captant à lui seul 20 % du volume total des séjours prévus. Les célébrations du 8 mai, suivies de près par la Pentecôte et la fête du Travail, complètent ce tableau avec des parts de marché oscillant entre 14 % et 16 %. Pour les ménages, l'enjeu est clair : compenser la baisse du pouvoir d'achat par des voyages moins lointains, mais plus fréquents.
La façade atlantique et le nord de la France en tête des préférences
En 2026, l'attraction pour le bord de mer est sans appel, puisque les côtes concentrent désormais les trois quarts des réservations totales. À l'opposé, les séjours urbains ou à l'étranger ne récoltent que des miettes, avec respectivement 2 % et 5 % des suffrages. Cette mutation des habitudes de consommation touristique profite directement aux départements de l'Ouest et de la Manche.
| Secteurs géographiques | Croissance annuelle (2026 vs 2025) |
|---|---|
| Axe Vendée - Charente-Maritime | + 20,3 % |
| Littoral Nord (Hauts-de-France, Seine-Maritime) | + 18,9 % |
| Normandie (Calvados, Manche) | + 18,7 % |
| Bretagne et Loire-Atlantique | + 17,5 % |
| Région Sud (Provence, Côte d'Azur) | + 9,1 % |
L'impact du coût de l'énergie sur le choix des résidences secondaires
L'envolée des prix à la pompe agit comme un puissant catalyseur de relocalisation touristique. En limitant les déplacements vers les destinations lointaines, les Français redécouvrent la richesse de leur patrimoine de proximité. Ce phénomène pourrait, à terme, influencer durablement le marché immobilier local. En effet, ces séjours printaniers servent souvent de test grandeur nature pour les acquéreurs potentiels.
Le regain d'intérêt pour les régions comme la Vendée ou la Normandie témoigne d'une recherche de flexibilité. Pour beaucoup, l'investissement dans une résidence secondaire via un prêt immobilier devient une option sérieuse afin de sécuriser des vacances régulières à moindre coût de transport. Les investisseurs scrutent désormais avec attention ces zones littorales où la demande locative saisonnière ne cesse de se renforcer, garantissant une rentabilité intéressante tout en conservant un pied-à-terre accessible en quelques heures de route.