Prêts à la consommation : les Français renouent avec l'emprunt dans un climat de confiance retrouvée

Après plusieurs années de retenue, les Français sollicitent à nouveau massivement le crédit à la consommation en ce début d'année 2026. Portée par une amélioration inédite de la perception du pouvoir d'achat, cette tendance cache toutefois des disparités notables entre les catégories sociales et les territoires.
Un engouement record pour le financement de projets personnels
Le paysage du crédit en France connaît un tournant majeur. Selon les dernières données publiées par CSA Research pour Cofidis, la part de la population détenant au moins un prêt à la consommation a grimpé à 42 %, marquant une progression de deux points en un an. Ce niveau, rarement atteint ces dernières années, s'accompagne d'une statistique structurelle forte : deux tiers des citoyens ont déjà utilisé ce levier financier au cours de leur existence.
Ce regain d'activité coïncide avec un optimisme retrouvé concernant les finances personnelles. Pour la première fois depuis 2012, les Français jugeant leur pouvoir d'achat "élevé" (23 %) sont plus nombreux que ceux le trouvant "faible" (20 %). Si la Banque de France invite toujours à une certaine vigilance, la sérénité semble dominer chez les emprunteurs actuels, puisque plus de huit sur dix honorent leurs traites mensuelles sans encombre.
| Profil ou Région | Statistique Clé (2026) |
|---|---|
| Moyenne nationale empruntée | 15 460 € |
| Taux de souscription en Île-de-France | 49 % |
| Montant moyen en Centre-Val de Loire | 24 000 € |
| Intentions d'emprunt (25-34 ans) | 54 % |
Des profils d'emprunteurs de plus en plus diversifiés
L'embellie du marché est largement tirée par les foyers aux revenus les plus confortables. Les cadres se distinguent particulièrement, avec plus d'un représentant sur deux ayant un dossier de crédit actif. À l'inverse, les ménages plus modestes, sans doute plus marqués par l'inflation résiduelle, font preuve d'une prudence accrue et limitent leurs engagements bancaires de longue durée.
Géographiquement, le recours au prêt n'est pas uniforme. Si les Franciliens sont les plus nombreux à signer des contrats de crédit, c'est en Centre-Val de Loire que les enveloppes de financement sont les plus conséquentes, dépassant largement la moyenne du pays. Cette hétérogénéité reflète des besoins locaux différents, souvent liés au coût de la vie ou à la nature des projets entrepris.
La transition écologique et l'habitat au coeur des préoccupations
Le secteur automobile demeure le pilier central du crédit à la consommation, captant jusqu'à 40 % des demandes. On observe une mutation qualitative de ce poste, avec une accélération marquée du financement de véhicules électriques neufs. Les préoccupations environnementales et la recherche d'économies d'énergie se retrouvent également dans le deuxième motif de recours au crédit : la rénovation de l'habitat, qui concerne 27 % des emprunteurs.
L'avenir semble prometteur pour les établissements financiers, puisque un tiers des Français projette de souscrire un nouvel engagement prochainement. Pour accompagner cette croissance tout en sécurisant les budgets familiaux, des mécanismes de gestion comme le regroupement de prêts deviennent essentiels. Ils permettent aux foyers de restructurer leurs dettes existantes pour maintenir un reste à vivre décent, transformant ainsi le crédit en un outil de pilotage budgétaire plutôt qu'en une charge subie.