Loi Pinel Outre-mer : un dispositif fiscal très avantageux

✍ Les points à retenir : Pinel Outre-mer 2026
- Une réduction d'impôt dopée : Contrairement à la métropole, les taux de réduction sont nettement plus élevés. Ils peuvent atteindre 20 %, 23 % ou même 25 % du montant de l'investissement selon la durée d'engagement (6, 9 ou 12 ans).
- Un plafond des niches fiscales surélevé : C'est l'atout majeur pour les gros contribuables. Le plafonnement global des niches fiscales, habituellement limité à 10 000 €, est porté à 18 000 € pour les investissements Outre-mer.
- Le respect du zonage spécifique : L'investissement doit se situer dans les départements ou collectivités d'Outre-mer. Le marché locatif y est souvent très tendu, garantissant un taux d'occupation élevé si l'emplacement est bien choisi.
- Des plafonds de loyers et de ressources adaptés : Les loyers sont plafonnés pour rester accessibles, mais les plafonds de ressources des locataires sont plus élevés qu'en métropole, ce qui élargit considérablement le vivier de candidats à la location.
- Une barrière à l'entrée géographique : L'éloignement nécessite de passer par des gestionnaires locaux solides. En 2026, la qualité de la construction (normes cycloniques et environnementales spécifiques) est un point de vigilance crucial pour la revente.
Qu'est-ce que le dispositif Pinel Outre-Mer et son rôle dans les territoires ultramarins ?
Le Pinel Outre-mer est une déclinaison spécifique du dispositif de défiscalisation immobilière Pinel, conçue pour répondre aux enjeux de construction et de logement propres aux départements et collectivités d'Outre-mer. En 2026, ce mécanisme demeure l'un des leviers les plus puissants pour les investisseurs immobiliers souhaitant réduire leur impôt sur le revenu tout en développant le parc locatif intermédiaire dans des zones géographiques marquées par un fort déséquilibre entre l'offre et la demande. Contrairement à sa version métropolitaine, le dispositif appliqué dans les territoires ultramarins propose des avantages fiscaux nettement plus élevés pour compenser les coûts de construction plus importants et l'éloignement géographique. Ce dispositif s'applique en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion, à Mayotte, mais aussi à Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis-et-Futuna.
Un moteur pour la construction de logements neufs en Outre-mer
Le rôle principal du Pinel Outre-mer est de stimuler la construction de logements neufs dans des zones où le foncier est souvent rare et où les coûts des matériaux, majoritairement importés, freinent les initiatives privées. En offrant une réduction d'impôt significative aux investisseurs, l'État encourage la création de programmes immobiliers répondant aux dernières normes environnementales et techniques. Dans ces territoires, le secteur du bâtiment est un pilier de l'économie locale. Le flux de capitaux généré par les investisseurs métropolitains et locaux via ce dispositif soutient directement l'emploi et le développement des infrastructures résidentielles. En 2026, cette dynamique est d'autant plus cruciale que la croissance démographique dans certains territoires, comme la Guyane ou Mayotte, nécessite une accélération de la mise à disposition de logements qualitatifs pour les populations actives.
Répondre à la pénurie de logements pour les revenus intermédiaires
L'autre mission fondamentale du Pinel Outre-mer est de faciliter l'accès au logement pour les ménages dits "intermédiaires". Il s'agit de familles ou de jeunes actifs dont les revenus sont trop élevés pour accéder au logement social traditionnel, mais qui peinent à se loger sur le marché libre en raison de la cherté des loyers dans les zones urbaines denses. Le dispositif impose aux propriétaires de respecter des plafonds de loyers inférieurs aux prix du marché, garantissant ainsi une offre de logements abordables. En contrepartie de cet effort sur le rendement locatif brut, l'investisseur bénéficie d'une carotte fiscale majeure. Cette régulation du marché locatif permet de stabiliser les prix et d'offrir une sécurité résidentielle aux habitants des DROM-COM, favorisant ainsi la cohésion sociale et la fixation des compétences professionnelles au sein de ces territoires.
Une solution d'optimisation fiscale majeure pour les contribuables
Pour le contribuable, le Pinel Outre-mer se distingue par son efficacité redoutable dans une stratégie de gestion de patrimoine. En 2026, il permet d'atteindre des niveaux de défiscalisation que peu d'autres outils immobiliers peuvent offrir. L'aspect le plus notable réside dans le plafond des niches fiscales : alors qu'il est limité à 10 000 € par an en métropole, il est porté à 18 000 € pour les investissements réalisés en Outre-mer. Cette spécificité permet aux foyers fortement imposés de gommer une part substantielle de leur impôt sur le revenu tout en se constituant un patrimoine immobilier tangible sous les tropiques. Le rôle du dispositif est donc double : il sert de bouclier fiscal pour l'investisseur tout en agissant comme une subvention indirecte massive pour le logement ultramarin, créant un cercle vertueux entre épargne privée et intérêt général local.
Quelles sont les conditions pour pouvoir bénéficier de la loi Pinel dans les DROM-COM ?
Pour être éligible aux avantages du Pinel Outre-mer en 2026, l'investisseur doit respecter un cahier des charges précis qui concerne aussi bien la nature du bien immobilier que les modalités de mise en location. Le non-respect de l'une de ces conditions peut entraîner la remise en cause de l'avantage fiscal par l'administration, il est donc impératif de valider chaque étape du projet. Le dispositif s'adresse à tous les contribuables français, qu'ils résident en métropole ou déjà en Outre-mer, souhaitant acquérir un logement pour le louer à titre de résidence principale.
Les critères liés au logement et à sa performance
Le logement doit impérativement être acquis neuf, en l'état futur d'achèvement (VEFA), ou faire l'objet de travaux de réhabilitation tellement importants qu'ils l'assimilent à du neuf. En 2026, l'accent est mis sur la performance énergétique. Pour le Pinel Outre-mer, les constructions doivent respecter la Réglementation Thermique spécifique à chaque zone (comme la RTAA DOM pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte). Ces normes visent à favoriser la ventilation naturelle et l'isolation thermique pour limiter l'usage de la climatisation. De plus, le logement doit être achevé dans les 30 mois suivant la signature de l'acte authentique de vente en cas de VEFA, et la mise en location doit intervenir dans les 12 mois suivant la remise des clés.
L'engagement de location et le choix des locataires
L'investisseur s'engage à louer le bien pour une durée initiale de 6 ou 9 ans, avec la possibilité de proroger cet engagement jusqu'à 12 ans au total pour maximiser la réduction d'impôt liée au Pinel Outre-mer. Le locataire doit utiliser le bien comme sa résidence principale. Une condition essentielle en 2026 est que le locataire ne doit pas être un membre du foyer fiscal de l'investisseur, bien qu'il soit possible de louer à un ascendant ou un descendant sous réserve de respecter les plafonds de ressources. Ces plafonds de ressources, révisés annuellement, garantissent que le logement profite réellement aux classes moyennes et ne soit pas détourné pour des locations de luxe ou de courte durée type saisonnière.
Le plafonnement des investissements et des loyers
L'avantage fiscal est calculé sur une base de prix d'achat plafonnée à 300 000 € par an et par foyer fiscal, avec une limite de prix au mètre carré de surface habitable (fixée à 6 350 €/m² en 2026). Si le prix d'acquisition dépasse ces seuils, la réduction d'impôt ne s'appliquera que sur les montants plafonnés. Parallèlement, le bailleur est tenu de respecter un plafond de loyer mensuel au mètre carré, calculé selon la zone géographique du bien. Ce plafonnement est l'essence même du Pinel Outre-mer : il garantit le caractère social intermédiaire de l'investissement immobilier. L'investisseur doit donc s'assurer, avant l'achat, que le loyer plafonné permet de couvrir une part suffisante des mensualités de crédit, tout en intégrant l'économie d'impôt dans son calcul de rentabilité nette.
Quelles sont les réductions d'impôts avec Pinel Outre-Mer en 2026 : zoom sur les taux majorés
En 2026, le Pinel Outre-mer continue de proposer des taux de réduction d'impôt bien plus attractifs que ceux pratiqués sur le continent. Cette majoration est le principal argument de vente du dispositif, permettant aux investisseurs de réaliser une économie d'impôt pouvant aller jusqu'à 96 000 € sur 12 ans pour un investissement de 300 000 €. Il est toutefois nécessaire de distinguer les taux du Pinel "classique" ultramarin, qui subissent une érosion progressive, de ceux du dispositif "Pinel Plus", qui permettent de conserver les taux historiques pleins sous certaines conditions de qualité.
| Durée d'engagement | Taux Pinel Outre-mer Classique 2026 | Taux Pinel Plus Outre-mer 2026 |
|---|---|---|
| 6 ans | 20 % | 23 % |
| 9 ans | 23 % | 29 % |
| 12 ans | 25 % | 32 % |
Comprendre la dégressivité des taux classiques
Conformément aux dernières lois de finances, le dispositif Pinel Outre-mer classique voit ses taux diminuer en 2026 pour encourager la transition vers des logements plus durables et qualitatifs. Un investisseur qui opte pour un logement neuf standard en Outre-mer bénéficiera tout de même de taux très performants par rapport à la métropole (où les taux sont tombés à 9 %, 12 % et 14 % pour les mêmes durées). Cette réduction d'impôt est répartie de manière linéaire sur la durée d'engagement. Par exemple, pour un engagement de 9 ans à 23 %, l'investisseur déduit chaque année environ 2,55 % du montant de son investissement de son impôt sur le revenu, offrant un gain de trésorerie immédiat et constant.
La puissance du taux à 32 % sur 12 ans
Le taux de 32 % constitue le plafond absolu de défiscalisation immobilière en 2026 pour un particulier. Pour atteindre ce niveau via le Pinel Outre-mer, il est nécessaire de s'engager sur une durée totale de 12 ans (généralement une période initiale de 9 ans suivie d'une prolongation de 3 ans). Sur un investissement de 300 000 €, cela représente une réduction d'impôt totale de 96 000 €. Pendant les 9 premières années, l'investisseur réduit son impôt de 2 % par an (soit 6 000 €/an), puis de 1 % par an les 3 dernières années (soit 3 000 €/an). Cette capacité à générer une économie d'impôt massive est l'atout numéro un pour neutraliser une forte fiscalité, tout en se constituant un capital financé en grande partie par l'avantage fiscal et les loyers perçus.
L'impact du plafond des niches fiscales à 18 000 €
Il est crucial de rappeler que l'avantage du Pinel Outre-mer s'apprécie également au regard du plafonnement global des niches fiscales. En métropole, un investisseur est vite bloqué par le plafond de 10 000 €. En investissant sous les tropiques, ce plafond est relevé à 18 000 €. Cela signifie qu'un contribuable peut cumuler sa réduction Pinel Outre-mer (jusqu'à 6 000 € ou plus selon les taux) avec d'autres avantages comme l'emploi à domicile ou la garde d'enfants, sans risquer de perdre le bénéfice de ses réductions. Cette dérogation fiscale rend l'investissement ultramarin indispensable pour les foyers dont l'impôt annuel est élevé et qui souhaitent optimiser leur fiscalité sans changer radicalement de mode de vie.
Le dispositif "Pinel Plus" Outre-Mer : comment maintenir un avantage fiscal maximal à 32 % ?
Le "Pinel Plus" est une évolution du dispositif Pinel Outre-mer introduite pour maintenir les taux de défiscalisation au niveau le plus haut malgré la baisse programmée du régime classique. En 2026, c'est la voie royale pour tout investisseur cherchant à maximiser son économie d'impôt jusqu'à 32 %. Pour y prétendre, le logement doit répondre à des exigences de confort et de performance environnementale bien supérieures aux standards habituels. Ce dispositif "Plus" transforme l'investissement fiscal en un investissement patrimonial de haute qualité, garantissant une meilleure valeur de revente et une attractivité locative accrue.
Des critères de surface et de confort intérieur stricts
Pour être éligible au Pinel Plus en Pinel Outre-mer, le logement doit respecter des surfaces minimales définies par décret : 28 m² pour un T1, 45 m² pour un T2, 62 m² pour un T3, 79 m² pour un T4 et 96 m² pour un T5. Au-delà de la surface habitable, l'existence d'un espace extérieur privatif (balcon, terrasse ou loggia) est obligatoire, avec là aussi une surface minimale imposée. Une autre condition majeure concerne la luminosité et l'aération : les logements de type T3 et plus doivent impérativement bénéficier d'une double exposition. Ces critères visent à garantir un confort de vie optimal pour les locataires ultramarins, en phase avec les besoins de ventilation naturelle essentiels dans ces climats tropicaux.
Exigences environnementales : le jalon 2025 de la RE2020
Le volet écologique est le second pilier du Pinel Plus. En 2026, les logements doivent non seulement respecter la réglementation thermique locale, mais aussi s'aligner sur des standards de performance environnementale d'excellence. Pour le Pinel Outre-mer Plus, il est souvent requis que le bâtiment atteigne des niveaux de sobriété énergétique comparables aux jalons les plus exigeants de la RE2020 métropolitaine, tout en étant adaptés aux contraintes locales. L'utilisation de matériaux biosourcés, l'installation de chauffe-eau solaires ou de dispositifs de récupération des eaux de pluie sont autant d'éléments qui valorisent le dossier pour le maintien du taux plein de défiscalisation.
Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) : l'alternative sociale
Il existe une autre manière de bénéficier des taux maximaux du Pinel Outre-mer sans forcément répondre aux critères d'excellence environnementale mentionnés ci-dessus : investir dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV). L'État souhaite ainsi encourager la mixité sociale et la rénovation urbaine dans des zones qui ont besoin de nouveaux logements de qualité. Investir dans un programme immobilier situé en zone QPV en Outre-mer permet de profiter automatiquement des taux de 23 %, 29 % ou 32 % selon la durée d'engagement. Cette option est particulièrement intéressante pour les investisseurs qui privilégient l'impact social de leur placement tout en sécurisant un avantage fiscal maximal.
Quelles différences fondamentales entre la loi Pinel métropolitaine et le dispositif Pinel Outre-Mer ?
Bien que partageant le même nom et la même structure de base, la loi Pinel en métropole et le Pinel Outre-mer présentent des différences majeures qui font pencher la balance en faveur de l'investissement ultramarin pour de nombreux contribuables. Ces disparités concernent principalement l'intensité de l'aide fiscale et les limites imposées par l'administration. En 2026, alors que le Pinel hexagonal subit une réduction d'intérêt notable, la version Outre-mer conserve tout son éclat.
| Critères | Pinel Métropole 2026 (Classique) | Pinel Outre-mer 2026 (Classique) |
|---|---|---|
| Réduction max (12 ans) | 14 % | 25 % |
| Plafond des niches fiscales | 10 000 € / an | 18 000 € / an |
| Plafond de prix d'achat | 300 000 € / an | 300 000 € / an |
| Condition de performance | RE2020 | RTAA DOM / RT locales |
| Plafonds de loyers | Zones A, Abis, B1 | Spécifiques DROM-COM |
Un avantage fiscal presque doublé
La différence la plus frappante réside dans les taux de réduction d'impôt. Pour un engagement de 12 ans en 2026, le Pinel Outre-mer classique offre 25 % de réduction d'impôt contre seulement 14 % en métropole. Si l'on compare les dispositifs "Plus", l'Outre-mer culmine à 32 % tandis que la métropole plafonne à 21 %. Concrètement, pour un même montant investi, un propriétaire en Martinique ou à La Réunion pourra déduire beaucoup plus d'impôts qu'un propriétaire à Bordeaux ou Lyon. Cette prime à l'investissement ultramarin est destinée à compenser les risques perçus (bien que souvent surestimés) et la complexité logistique de la construction en milieu insulaire ou éloigné.
Une flexibilité accrue grâce au plafond des 18 000 €
Le plafonnement global des niches fiscales est souvent le "plafond de verre" des investisseurs métropolitains. En dépassant 10 000 € de réductions cumulées, le surplus est perdu. Le Pinel Outre-mer bénéficie d'une dérogation exceptionnelle portant ce plafond à 18 000 €. Cela change tout : un investisseur peut sereinement envisager un projet Pinel Outre-mer générant 6 000 € de réduction annuelle, tout en ayant déjà 8 000 € d'autres niches fiscales (salarié à domicile, SOFICA, etc.). Cette souplesse fait de l'investissement locatif en Outre-mer l'outil privilégié des cadres supérieurs et des professions libérales dont la fiscalité est particulièrement lourde.
Des zones géographiques et des marchés distincts
Enfin, la sélection géographique diffère radicalement. En métropole, le Pinel est restreint aux zones très tendues (A, Abis, B1). En Outre-mer, l'ensemble des territoires est éligible au Pinel Outre-mer, ce qui offre une diversité de marchés bien plus grande. Des zones urbaines denses comme Fort-de-France ou Saint-Denis de La Réunion aux zones en plein essor comme Cayenne, les opportunités sont variées. Les plafonds de loyers et de ressources sont également calibrés sur les réalités locales, souvent plus favorables aux propriétaires que dans certaines villes de province métropolitaines, permettant de maintenir des rendements locatifs cohérents malgré les plafonnements.
Les plafonds de ressources et de loyers spécifiques aux territoires ultramarins en 2026
Le succès d'un investissement en Pinel Outre-mer repose sur le respect scrupuleux des plafonds de loyers et de ressources des locataires. En 2026, ces plafonds ont été réajustés pour tenir compte de l'inflation et de l'évolution du pouvoir d'achat dans les DROM-COM. Ces limites sont essentielles car elles définissent le cadre du logement "intermédiaire" souhaité par l'État. Pour l'investisseur, ils déterminent le revenu locatif maximum et le réservoir de locataires potentiels pour son bien immobilier.
Le calcul du loyer plafonné en 2026
Le loyer en Pinel Outre-mer ne se fixe pas librement. Il est le produit d'un plafond au mètre carré (différent selon que le bien se situe dans les départements d'Outre-mer ou dans les collectivités comme la Polynésie) et d'un coefficient multiplicateur lié à la surface du logement. En 2026, le plafond de loyer est d'environ 11,60 €/m² pour les DROM (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte). Le coefficient multiplicateur se calcule selon la formule (où est la surface pondérée). Ce coefficient ne peut excéder 1,2. Ainsi, les petites surfaces bénéficient d'un loyer au m² plus élevé que les grandes surfaces, ce qui aide à équilibrer la rentabilité des studios et T2.
Plafonds de ressources des locataires : qui peut louer ?
Pour qu'un locataire puisse intégrer un logement Pinel Outre-mer, ses revenus (revenu fiscal de référence de l'année N-2) ne doivent pas dépasser certains seuils. En 2026, ces plafonds sont différenciés selon la composition du foyer (personne seule, couple, avec enfants) et la localisation géographique. Par exemple, les plafonds sont légèrement plus élevés en Guyane ou à la Réunion qu'à Mayotte. Ces seuils sont suffisamment larges pour couvrir une grande partie de la population active (infirmiers, fonctionnaires, techniciens, jeunes cadres), ce qui assure une demande locative soutenue. Il est de la responsabilité du propriétaire de vérifier ces ressources avant la signature du bail pour ne pas perdre son avantage fiscal.
L'importance de la surface pondérée
Dans le dispositif Pinel Outre-mer, la notion de surface pondérée est cruciale. Elle comprend la surface habitable du logement, à laquelle on ajoute la surface des varangues (terrasses couvertes typiques de l'Outre-mer) dans la limite de 14 m² par logement. Cette spécificité est très avantageuse : elle permet d'intégrer des espaces de vie extérieurs essentiels sous les tropiques dans le calcul du loyer plafonné, augmentant ainsi mécaniquement la rentabilité de l'investissement. En 2026, optimiser la conception de la varangue est donc un calcul stratégique pour le promoteur et l'investisseur afin d'offrir un confort maximal tout en atteignant le plafond de loyer autorisé.
Comment optimiser le financement de son projet immobilier en Outre-Mer ?
Investir en Pinel Outre-mer nécessite une stratégie de financement adaptée aux particularités de l'immobilier ultramarin. En 2026, avec des taux de crédit stabilisés mais des conditions d'octroi toujours rigoureuses, l'optimisation financière est le moteur de la réussite. Un financement bien structuré doit permettre de maximiser l'effet de levier du crédit tout en sécurisant la trésorerie du foyer fiscal, compte tenu de l'éloignement et des délais de livraison parfois plus longs.
L'effet de levier du crédit et l'assurance emprunteur
L'objectif du Pinel Outre-mer est de financer une grande partie de l'acquisition par l'impôt et les loyers. Pour cela, l'investisseur a tout intérêt à privilégier un emprunt sur une durée longue (20 ou 25 ans) afin de réduire les mensualités. Les intérêts d'emprunt sont intégralement déductibles des revenus fonciers, ce qui réduit encore la base imposable si le foyer perçoit d'autres revenus locatifs. En 2026, il est également conseillé de négocier fermement son assurance emprunteur via la délégation d'assurance, car sur 20 ans, l'économie peut représenter plusieurs milliers d'euros, améliorant directement le cash-flow mensuel de l'opération.
Gérer le différé de remboursement et les intérêts intercalaires
Lors d'un achat en VEFA pour un projet Pinel Outre-mer, il s'écoule souvent plusieurs mois entre les premiers déblocages de fonds et la perception du premier loyer. Durant cette période, l'investisseur paie des intérêts intercalaires. Pour optimiser son financement, il est possible de demander un différé total ou partiel de remboursement du capital. En 2026, cette option est précieuse car elle permet de ne commencer à rembourser le prêt immobilier qu'une fois le locataire en place. L'investisseur doit toutefois prévoir une réserve de trésorerie pour couvrir ces frais de mise en place, tout en sachant que les intérêts intercalaires sont eux aussi déductibles des futurs revenus fonciers.
Prendre en compte les frais annexes et les garanties locatives
Un plan de financement optimisé en Pinel Outre-mer doit intégrer tous les frais annexes : frais de notaire (réduits dans le neuf), frais de garantie bancaire, et surtout les garanties locatives (GLI, vacance locative, carence locative). En raison de l'éloignement géographique, il est indispensable de déléguer la gestion à une agence locale sérieuse. En 2026, le coût de cette gestion (environ 7 à 10 % des loyers) est compensé par la sécurité qu'elle apporte. Ces frais de gestion et les primes d'assurance sont déductibles au régime réel, ce qui vient encore optimiser la fiscalité globale de l'opération en plus de la réduction d'impôt Pinel.
FAQ - Tout savoir sur le dispositif Pinel Outre-Mer
Est-il possible d'investir en Pinel Outre-mer si l'on habite en métropole ?
Oui, absolument. Le dispositif Pinel Outre-mer est ouvert à tous les contribuables domiciliés fiscalement en France, sans condition de résidence dans le territoire où se situe le bien. La majorité des investisseurs en Outre-mer sont d'ailleurs des résidents métropolitains qui délèguent la gestion locative à des agences locales spécialisées.
Peut-on louer son bien Pinel Outre-mer à sa famille ?
Oui, il est possible de louer le logement à un ascendant (parents) ou un descendant (enfants) sous réserve que celui-ci ne soit pas rattaché à votre foyer fiscal. Le locataire familial doit également respecter les plafonds de ressources imposés par le dispositif et payer le loyer plafonné réglementaire pour que vous puissiez conserver votre avantage fiscal.
Que se passe-t-il à la fin de la période d'engagement de 12 ans ?
Une fois la période d'engagement de 12 ans terminée et la réduction d'impôt Pinel Outre-mer consommée, vous êtes libre de disposer du bien comme bon vous semble. Vous pouvez continuer à le louer (sans plafonds de loyers ni de ressources), l'occuper en tant que résidence secondaire ou le revendre pour récupérer votre capital et l'éventuelle plus-value réalisée.
Le Pinel Outre-mer est-il soumis au plafonnement des niches fiscales ?
Oui, mais il bénéficie d'un avantage spécifique. Alors que le plafond standard est de 10 000 € par an, les investissements réalisés en Pinel Outre-mer permettent de porter ce plafond à 18 000 € par an. C'est l'un des rares dispositifs qui offre une telle marge de manoeuvre fiscale aux contribuables français.
Quels sont les risques d'un investissement en Outre-mer ?
Comme tout investissement immobilier, il existe des risques : vacance locative, retard de livraison ou malfaçons. Pour le Pinel Outre-mer, l'éloignement peut complexifier le suivi. Il est donc crucial de choisir un promoteur reconnu ayant une solide expérience locale et de souscrire à des garanties locatives complètes pour sécuriser ses revenus.
Peut-on cumuler le Pinel métropolitain et le Pinel Outre-mer ?
Il est possible de cumuler plusieurs investissements Pinel au cours de la même année, dans la limite de deux logements et d'un montant total d'investissement de 300 000 €. Vous pouvez donc avoir un bien en métropole et un en Pinel Outre-mer, mais attention à ne pas dépasser le plafond global d'investissement annuel pour le calcul de vos réductions d'impôt.
Le dispositif Pinel Outre-mer s'applique-t-il aux logements anciens ?
Le dispositif cible prioritairement le neuf. Toutefois, il peut s'appliquer à des logements anciens qui font l'objet d'une réhabilitation lourde (travaux concourant à la production d'un immeuble neuf) ou qui sont transformés de locaux commerciaux en habitations. Dans ces cas précis, les taux de réduction d'impôt du Pinel Outre-mer s'appliquent sur le coût total (achat + travaux).
À lire aussi
- Les anciens dispositifs de défiscalisation : Robien, Scellier, Borloo
- Tout savoir sur la loi Pinel pour investir dans le neuf
- Loi Denormandie : un dispositif pour investir dans l'ancien
- La loi Scellier : un ancien dispositif de défiscalisation immobilière
- Comment ne pas payer d'impôts sur ses revenus locatifs ?
- Imposition des revenus locatifs : comment bien choisir son régime fiscal
- Le régime micro-foncier : comment le calculer et le déclarer ?
- Comment calculer le taux d'imposition sur les revenus locatifs ?
- IFI : comment calculer et optimiser votre impôt sur la fortune immobilière ?
- SCI et fiscalité : comment choisir le régime le plus avantageux ?
- Défiscaliser grâce à l'immobilier : les solutions existantes
- LMP : un statut fiscal pour les investisseurs expérimentés
- Peut-on encore déduire les intérêts d'emprunt immobilier de ses impôts ?