Rachat de crédit propriétaire

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Qu'est-ce que le rachat de crédit propriétaire ?
Le rachat de crédit propriétaire regroupe l'ensemble de vos dettes au sein d'un seul emprunt, avec une mensualité et un taux d'intérêt uniques. Pour un propriétaire, cette opération prend une dimension particulière : votre bien immobilier peut servir de garantie, ce qui ouvre l'accès à des montants plus élevés, des durées plus longues et des taux plus compétitifs que pour un locataire.
Deux cas de figure se présentent :
- Si votre prêt immobilier est soldé : Votre logement peut servir d'hypothèque pour consolider vos crédits conso restants, avec des conditions très favorables.
- Si votre crédit immobilier est encore en cours : L'intégrer au rachat permet de diminuer le montant de vos mensualités globales. Si la part immobilière dépasse 60 % du total, l'opération bascule en rachat immobilier.
Ce qui distingue le propriétaire
Le rachat de crédit propriétaire n'est pas un simple regroupement de dettes : c'est une opération de structuration patrimoniale. L'analyse repose sur la qualité du bien, la garantie mobilisable, la part immobilière, la valeur hypothécable et la lecture des revenus patrimoniaux. C'est cette dimension qui ouvre des leviers inaccessibles aux locataires.
Pourquoi réaliser un rachat de crédits lorsqu'on est propriétaire ?
✓Équilibrer vos finances
En regroupant vos prêts en un seul emprunt, vous étirez la durée et réduisez vos mensualités, tout en conservant un taux unique. L'appui d'un courtier permet de négocier le taux le plus compétitif et de limiter le surcoût lié à l'allongement de la durée.
✓Faciliter un nouveau projet immobilier
Vous envisagez une résidence secondaire ou un investissement locatif ? Les banques exigent un taux d'endettement sous 35 %. En consolidant vos crédits existants, vous faites baisser ce ratio et augmentez vos chances d'obtenir un nouveau financement dans de bonnes conditions.
✓Financer un nouveau projet avec trésorerie intégrée
Au moment du regroupement, vous pouvez demander un montant complémentaire pour financer des travaux, un véhicule, des études ou tout autre projet. Les enveloppes de trésorerie sont généralement plus élevées pour les propriétaires que pour les locataires, surtout avec garantie hypothécaire.
✓Anticiper un changement de vie
Passage à la retraite, séparation, naissance, réduction de revenus : en rallongeant la durée de remboursement, le rachat libère du reste à vivre et offre une marge de manoeuvre précieuse pour traverser ces transitions sereinement.
Avec ou sans garantie hypothécaire ?
La présence ou l'absence de garantie change radicalement les conditions accessibles au propriétaire.
| Critère | Sans garantie | Avec hypothèque |
|---|---|---|
| Montant maximum | 200 000 € (150 000 € pour accessionnaire) | Jusqu'à 80-100 % de la valeur du bien |
| Durée maximale | 15 ans | Jusqu'à 35 ans |
| Taux d'intérêt | Plus élevé (risque non garanti) | Plus compétitif (risque couvert) |
| Frais spécifiques | Frais de dossier uniquement | Frais notaire + publicité foncière + expertise |
| Risque pour l'emprunteur | Poursuites classiques en cas de défaut | Saisie possible du bien |
L'admissibilité repose sur le ratio hypothécaire : le rapport entre le montant total du nouveau prêt et la valeur du bien. Si certaines banques montent jusqu'à 100 % de la valeur, la plupart financent entre 80 % et 90 %. Une alternative : le cautionnement (Crédit Logement, etc.), où une société de caution se porte garante à votre place, sans acte notarié - souvent moins coûteux si vous revendez dans quelques années.
Quels types de dettes peut-on inclure ?
| DETTES ÉLIGIBLES | DETTES SOUS CONDITIONS |
|---|---|
| Prêts immobiliers (RP, RS, locatif) | Dettes fiscales (arriérés d'impôt, taxes locales) |
| Crédits à la consommation (perso, auto, travaux) | Charges de copropriété impayées |
| Crédits renouvelables (revolving) | Loyers en retard |
| Découverts bancaires | Dettes privées formalisées (familiales) |
| LOA (capital restant dû) | Factures courantes impayées (énergie, télécom) |
| Prêts étudiants | Sommes dues à un huissier |
Conditions d'éligibilité pour un rachat de crédit propriétaire
●Être propriétaire d'un bien immobilier
Résidence principale, secondaire ou bien locatif - le bien constitue l'élément central du dossier. Un propriétaire non occupant (hébergé ou locataire par ailleurs) peut aussi être éligible, à condition de détenir un bien mobilisable en garantie.
●Propriétaire non occupant : attention au loyer fictif
Un propriétaire qui détient un bien (résidence secondaire, bien locatif) mais qui est hébergé ou locataire de son logement principal est un profil courant. Attention : certains partenaires appliquent un loyer fictif (souvent 300 € à 500 €) dans le calcul d'endettement si vous ne justifiez pas de loyer réel. D'autres acceptent l'absence de loyer fictif si votre situation patrimoniale est cohérente (RS disponible, hébergement familial documenté). En nue-propriété, le propriétaire peut même être assimilé à un locataire par certains organismes, ce qui modifie radicalement les conditions d'accès. Déclarez précisément votre situation de logement dès la première simulation.
●Disposer de revenus stables
Les organismes analysent les revenus professionnels (salaires, pensions, revenus indépendants), les revenus locatifs éventuels, et les charges fixes. Un propriétaire avec une situation stable et un reste à vivre confortable bénéficiera de conditions plus avantageuses.
●Respecter un taux d'endettement acceptable
Après rachat, le taux d'endettement doit rester sous 35 % des revenus. L'objectif de l'opération est précisément de rééquilibrer le budget et d'améliorer le reste à vivre.
●Présenter un historique bancaire sain
Un dossier sans incidents bancaires récents augmente significativement les chances d'acceptation. Même en cas de difficultés passées, la présence d'un bien immobilier permet toutefois une plus grande souplesse dans l'analyse.
●Accepter une garantie sur le bien
Dans la majorité des cas, le rachat implique une hypothèque ou un cautionnement. Cette condition permet d'obtenir de meilleures conditions (taux, durée, montant). Le bien doit atteindre une valeur minimale, variable selon les partenaires.
Propriétaires bailleurs : comment sont analysés vos revenus locatifs ?
C'est l'un des points les plus méconnus du rachat de crédit propriétaire : chaque partenaire applique sa propre méthode pour évaluer les revenus locatifs. Un même bailleur ne "gagne" pas le même revenu retenu selon l'organisme ciblé.
| Partenaire | Revenus locatifs retenus | Précisions |
|---|---|---|
| CFCAL | 85 % du loyer hors charges | DPE exigé. En LMNP / gîtes / chambres d'hôtes : 85 % des recettes. Peut basculer en logique pro si le locatif est trop important |
| CGI | 80 % des loyers encaissés hors charges | 100 % des revenus fonciers nets si les biens sont acquittés. Différentiel locatif accepté (80 % loyers - mensualité du prêt locatif) |
| Creatis | Loyers hors charges sans pondération | LMNP accepté, LMP exclu. Très fermé sur Airbnb et saisonnier |
| Creditlift | AI ou bail selon ancienneté du locatif | Distingue Micro-BIC et régime réel |
| LBPCF | 80 % des revenus bruts | - |
| My Money Bank | 80 % des loyers visibles sur relevés | Différentiel locatif accepté. BIC déclarés retenus, saisonnier refusé |
| Sygma | 80 % des revenus bruts | Moyenne pluriannuelle en LMNP. Saisonnier ouvert sous conditions |
Pourquoi c'est stratégique
Sur un loyer brut de 1 200 €, la différence entre un partenaire retenant 80 % (960 €) et un autre retenant 85 % (1 020 €) représente 60 € de capacité mensuelle supplémentaire. Multiplié par la durée du prêt, cet écart peut faire basculer un dossier entre refus et acceptation. Le différentiel locatif (80 % des loyers moins la mensualité du prêt locatif conservé) est un levier puissant, mais uniquement disponible chez certains partenaires comme CGI et My Money Bank. Un courtier oriente le dossier vers la méthode la plus favorable.
Décote du bien locatif pris en garantie
Lorsqu'un bien locatif sert de garantie hypothécaire, les organismes appliquent une décote sur sa valeur qui varie de 0 % à 20 % selon les partenaires. Un bien estimé à 200 000 € peut donc être valorisé à 160 000 € chez un partenaire à -20 %, contre 200 000 € chez un autre sans décote. Cet écart impacte directement le montant finançable et donc la faisabilité de l'opération. Pour un propriétaire bailleur, le choix du partenaire est aussi important que la qualité du bien lui-même.
Cas particuliers : propriété partagée, démembrement et divorce
Le statut de propriétaire devient beaucoup plus technique dans certaines configurations. Voici comment elles sont traitées par les organismes prêteurs.
→Nue-propriété et usufruit
En cas de démembrement, beaucoup de partenaires assimilent le nu-propriétaire à un profil locataire (sans garantie, parfois avec loyer fictif). L'intervention redevient possible avec garantie si tous les détenteurs (nu-propriétaire + usufruitier) interviennent au dossier. Ce type de montage nécessite une étude approfondie.
→Indivision
En indivision, certains partenaires acceptent l'intervention d'un seul indivisaire, d'autres exigent une caution hypothécaire des autres, et d'autres encore retiennent 100 % des charges immobilières pour un seul détenteur. La stratégie de montage dépend entièrement du partenaire ciblé.
→Divorce et désolidarisation
Le rachat de crédit peut intégrer un rachat de soulte (considéré comme une opération immobilière), la désolidarisation d'un prêt commun ou la sortie d'indivision. Ces opérations nécessitent un acte notarié et une garantie hypothécaire. Les règles varient selon le régime matrimonial (communauté, séparation de biens, PACS, concubinage).
→SCI familiale
La SCI peut être une source de revenus, un support de détention de la RP ou un facteur d'exclusion selon les partenaires. Certains n'acceptent que la SCI familiale, d'autres calculent revenus et charges au prorata des parts, d'autres encore exigent la dissolution pour rendre l'opération possible. Le statut civil du bien change la stratégie de montage.
Combien coûte un rachat de crédit propriétaire ?
| Poste de coût | Fourchette | Détail |
|---|---|---|
| IRA (anciens prêts) | Max 3 % du capital ou 6 mois d'intérêts | Non exigibles en cas de décès, licenciement ou mutation professionnelle |
| Assurance emprunteur | 0,35 % à 0,60 % du capital / an | Obligatoire pour le rachat immobilier ; pensez à la délégation |
| Frais de dossier | 0,5 % à 1,5 % du montant | Négociables via un courtier |
| Frais d'hypothèque | 1 % à 2 % du capital | Émoluments notaire + taxe publicité foncière + contribution sécurité immobilière |
| Frais de cautionnement | 0,8 % du capital + forfait | Alternative à l'hypothèque ; restitution partielle possible en fin de prêt |
| Expertise du bien | 150 à 300 € | Mandatée par la banque pour évaluer la valeur hypothécable |
| Mainlevée hypothécaire | 200 à 400 € | Si hypothèque préexistante à lever |
| Frais de courtage | 1 % à 8 % du montant | Parfois pris en charge par l'organisme prêteur |
Considérations importantes
Pour un rachat de 120 000 € avec hypothèque, prévoyez environ 3 500 à 5 000 € de frais totaux (IRA + notaire + dossier + expertise). Malgré ces frais initiaux, l'économie réalisée grâce au meilleur taux et à la durée allongée peut compenser largement cet investissement en quelques mois. Estimez votre gain avec notre simulateur gratuit en ligne.
Exemples concrets de rachat de crédit propriétaire
Exemple 1 : Propriétaire occupant avec crédits conso multiples

Situation : Monsieur et Madame Moreau, 38 et 35 ans, salariés en CDI, revenus cumulés de 5 000 € nets. Propriétaires de leur résidence principale. Ils remboursent cinq crédits à la consommation totalisant 49 000 € (mensualités : 980 €) et un prêt immobilier de 75 000 € (mensualité : 820 €). Taux d'endettement : 36 %.
Solution : Rachat des 5 crédits conso sans garantie - 49 000 € sur 120 mois à 4,6 % = nouvelle mensualité conso de 385 €. Le prêt immobilier est conservé (taux avantageux).
| Indicateur | Avant | Après | Différence |
|---|---|---|---|
| Mensualités totales | 1 800 € | 1 205 € | -595 € / mois |
| Taux d'endettement | 36 % | 24,1 % | -11,9 points |
Note du courtier : Le choix de ne pas inclure le prêt immobilier (taux compétitif, avancé dans le remboursement) a permis d'éviter les frais hypothécaires tout en obtenant une baisse massive de la mensualité conso.
Exemple 2 : Propriétaire bailleur avec revenus locatifs

Situation : Madame Benali, 52 ans, cadre en CDI (3 200 € nets), propriétaire de sa RP (soldée) et d'un appartement locatif (loyer : 850 €/mois). Elle rembourse un prêt travaux de 15 000 € (mensualité : 290 €), un crédit auto de 9 000 € (mensualité : 210 €) et un revolving de 4 500 € (mensualité : 135 €). Taux d'endettement : 15 % sur revenus pro seuls, mais reste à vivre tendu après charges de copropriété et fiscalité.
Solution : Rachat hypothécaire de 28 500 € sur 12 ans à 4,1 %, garanti par la RP. Les revenus locatifs retenus à 85 % (partenaire CFCAL) ont significativement renforcé la capacité d'emprunt.
| Indicateur | Avant | Après | Différence |
|---|---|---|---|
| Mensualités crédits | 635 € | 250 € | -385 € / mois |
| Taux d'endettement | 15,6 % | 6,2 % | -9,4 points |
| Économies annuelles | - | 4 620 € | +4 620 € / an |
Note du courtier : Le choix de CFCAL (85 % des loyers retenus) plutôt qu'un partenaire à 80 % a ajouté 42 € de capacité mensuelle, suffisant pour valider le montant demandé. La RP soldée a permis une hypothèque de premier rang sans complication.
À votre situation
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Propriétaire FICP ou interdit bancaire : est-ce possible ?
Une inscription au FICP ou une interdiction bancaire rend l'accès au regroupement plus difficile, sans toutefois l'exclure complètement.
Rachat de crédit avec fichage FICP
Certaines banques continuent de proposer un rachat aux propriétaires inscrits au FICP, mais avec des conditions renforcées : taux revus à la hausse, garantie hypothécaire systématique et frais supplémentaires. La valeur nette du bien (déduction faite des crédits en cours) est le facteur décisif : plus elle est élevée, plus les chances d'acceptation augmentent.
Interdiction bancaire : options très limitées
Pour les interdits bancaires, seules quelques structures spécialisées acceptent d'étudier le dossier, généralement au prix d'un coût de financement élevé et sous réserve de garanties solides sur un bien immobilier.
Alternatives si le rachat est refusé
Dépôt d'un dossier de surendettement auprès de la Banque de France, renégociation directe avec vos créanciers pour obtenir des délais ou un rééchelonnement, ou recours à un courtier spécialisé qui connaît les organismes encore ouverts aux profils fichés.
Quels projets peut-on financer grâce au rachat de crédit propriétaire ?
Le statut de propriétaire ouvre l'accès à des enveloppes de trésorerie plus élevées qu'en locataire. Plusieurs catégories de projets peuvent être financées via la trésorerie intégrée au rachat.
→Travaux de rénovation ou d'amélioration énergétique
Isolation, toiture, extension, aménagement de combles - financés sans crédit travaux distinct, avec un déblocage possible sur factures chez certains partenaires. Le coût des travaux est lissé sur la durée du financement, avec une mensualité unique mieux adaptée au budget.
→Rachat de soulte ou succession
Financer la part d'un ex-conjoint (divorce) ou d'un cohéritier (succession). Cette opération est considérée comme immobilière, nécessite généralement une garantie hypothécaire et un acte notarié.
→Investissement immobilier
Dégager un apport pour un bien locatif ou une résidence secondaire en optimisant l'endettement existant. Le regroupement des crédits en cours restaure la marge de financement nécessaire pour un nouveau projet.
→Projets personnels
Véhicule, études des enfants, voyage - intégrés au montant global sans nouveau contrat distinct, à condition que le taux d'endettement final reste acceptable.
Trésorerie et travaux : ce qui change chez les partenaires
La plupart des organismes évaluent le bien avant travaux. Mais si les travaux créent de la surface habitable (extension, combles aménagés), certains partenaires acceptent de valoriser le bien après travaux sur présentation de devis et expertise, ce qui peut augmenter sensiblement le montant finançable. C'est un levier puissant que seul un courtier expérimenté saura actionner au bon moment.
Les biens atypiques : quand le rachat propriétaire sort du standard
Le rachat de crédit propriétaire n'est jamais un produit standard. La nature juridique et économique du bien influence directement les conditions d'octroi. Certains biens restent finançables, mais avec des règles spécifiques :
- Bien mixte (habitation + professionnel) : Accepté chez certains partenaires si la part habitation reste majoritaire. La valorisation est calculée sur la seule surface d'habitation dans la plupart des cas.
- Résidence de tourisme ou étudiante : Souvent décotée ou exclue de la garantie par les organismes classiques, en raison des contraintes de gestion (bail commercial, rendement variable).
- Bien en Corse ou DOM-TOM : Conditions très encadrées, plafonds souvent limités (autour de 75 000 €), parfois exigence d'un bien en métropole pour servir de garantie.
- Terrain, autoconstruction, bail emphytéotique : Rarement acceptés en garantie, sauf structures spécialisées. L'absence de construction achevée rend la valorisation hypothécaire incertaine.
- Second rang hypothécaire : Possible chez certains partenaires si le ratio hypothécaire global reste acceptable, mais le montant finançable sera réduit puisque la première hypothèque a la priorité.
Pour ces configurations, le recours à un courtier spécialisé est quasi indispensable : il identifie les partenaires ouverts et structure le montage pour maximiser les chances d'acceptation.
Propriétaires déjà restructurés : 100 % immobilier et rachat de rachat
Deux configurations spécifiques concernent les propriétaires ayant déjà un historique de restructuration. Ce sont des cas fréquents dans notre pratique de courtier, et les règles varient fortement selon les partenaires.
Dossier 100 % encours immobiliers
Un propriétaire dont toutes les dettes sont immobilières (aucun crédit conso) ne peut pas être racheté partout. Certains réseaux l'acceptent via des produits dédiés, d'autres exigent une part conso minimale dans le montage, et d'autres encore refusent dès que la part immobilière dépasse un certain seuil. Si vous êtes dans cette configuration, l'ajout d'une trésorerie (même modeste) peut parfois débloquer le dossier en créant la part conso nécessaire au montage - mais cette stratégie doit être évaluée au cas par cas.
Regroupement de regroupement (RAC de RAC)
Si vous avez déjà bénéficié d'un rachat de crédits par le passé, un second regroupement est possible mais soumis à des conditions strictes. Les partenaires examinent la date du précédent rachat, sa nature (conso ou immo), sa part immobilière et son ancienneté. Selon ces critères, le dossier peut basculer entre différentes catégories de produit (LS2 immo, LS2 conso) ou être refusé si le précédent RAC est trop récent. En règle générale, un délai de 12 à 24 mois après le premier rachat est requis pour qu'un second soit envisageable dans de bonnes conditions.
Conseil de courtier
Si vous êtes propriétaire et que vous avez déjà été restructuré, ne présumez pas que c'est impossible. Mais ne présentez pas non plus votre dossier au hasard : un RAC de RAC mal orienté peut générer plusieurs refus en cascade, ce qui dégrade votre profil. Passez par un courtier qui ciblera directement le bon partenaire dès la première demande.
Comment obtenir la meilleure offre ?
1Analyser sa situation financière
Revenus, charges, crédits en cours, valeur du bien : un diagnostic complet permet de déterminer la stratégie optimale (avec ou sans garantie, conservation ou inclusion du prêt immobilier).
2Valoriser son bien immobilier
Un bien avec une forte valeur nette (peu ou pas grevé par un crédit) rassure les banques. Faire estimer correctement son logement améliore le ratio hypothécaire et ouvre l'accès à des taux plus compétitifs.
3Comparer plusieurs offres
Les conditions varient sensiblement d'un organisme à l'autre sur le taux, la durée, les frais et les méthodes de calcul des revenus. Une comparaison approfondie est indispensable.
4Faire appel à un courtier spécialisé
Le courtier spécialisé connaît les grilles de lecture de chaque partenaire, les méthodes de valorisation des revenus locatifs, les conditions d'acceptation des profils atypiques (SCI, démembrement, bailleur). Sur un rachat propriétaire, cette expertise fait souvent la différence entre un dossier refusé et un dossier accepté aux meilleures conditions.
FAQ : Rachat de crédit propriétaire
Faut-il obligatoirement hypothéquer son bien ?
Non. Pour un rachat majoritairement conso (part immobilière < 60 %), d'autres garanties (caution, co-emprunteur) peuvent suffire, avec un plafond de 200 000 € et une durée limitée à 15 ans. L'hypothèque est surtout requise pour les montants élevés ou les rachats incluant un prêt immobilier dominant - elle ouvre alors l'accès à des durées jusqu'à 35 ans et des taux plus compétitifs.
Peut-on conserver un prêt immobilier à bon taux et ne racheter que les crédits conso ?
Oui, et c'est souvent la stratégie la plus rentable. Si votre prêt immobilier est à un taux avantageux ou proche de sa fin, le conserver évite les IRA et les frais hypothécaires tout en bénéficiant d'un regroupement sur les crédits conso. C'est le choix retenu dans notre exemple 1 (famille Moreau), qui a permis d'économiser 595 € par mois sans toucher au prêt immobilier.
Comment sont pris en compte mes revenus locatifs ?
Chaque partenaire applique sa propre pondération : de 80 % à 85 % du loyer brut hors charges selon les organismes. Le différentiel locatif (loyers - mensualité du prêt locatif) est un levier supplémentaire chez certains partenaires comme CGI et My Money Bank. Le choix du bon partenaire peut significativement améliorer la capacité d'emprunt retenue.
Un rachat est-il possible en cas de démembrement ou de SCI ?
Oui, mais avec des conditions très variables selon les partenaires. En nue-propriété, l'intervention de l'usufruitier est souvent requise, et le nu-propriétaire peut être assimilé à un locataire sans garantie. En SCI, certains organismes n'acceptent que la SCI familiale et calculent revenus et charges au prorata des parts. Un courtier expérimenté identifie le partenaire adapté à ces configurations.
Peut-on ajouter une trésorerie pour financer un projet ?
Oui, les enveloppes de trésorerie sont généralement plus élevées pour les propriétaires que pour les locataires, surtout avec garantie. Elles peuvent financer travaux, soulte, études, véhicule ou tout autre projet, sous réserve du taux d'endettement final. Il faut distinguer la trésorerie libre (non justifiée), la trésorerie affectée (justificatifs exigés) et les travaux (parfois déblocage sur factures).
Peut-on inclure plusieurs biens immobiliers dans le rachat ?
Oui, si vous avez plusieurs prêts immobiliers sur plusieurs biens. L'organisme examine la valeur et la situation de chaque propriété pour définir la garantie. La valeur hypothécable est calculée globalement ou par bien selon les partenaires.
Le rachat est-il possible après un divorce ?
Oui. Le rachat peut intégrer un rachat de soulte (financer la part de l'ex-conjoint), une désolidarisation du prêt commun ou une sortie d'indivision. Ces opérations sont considérées comme immobilières et nécessitent un acte notarié et une garantie hypothécaire dans la grande majorité des cas.
Combien de temps faut-il pour finaliser un rachat de crédit propriétaire ?
Le délai moyen est de 4 à 10 semaines entre la première simulation et le déblocage des fonds. Les rachats avec hypothèque prennent 2 à 4 semaines de plus que les rachats conso sans garantie, du fait de l'intervention notariale et de l'expertise du bien.
Le rachat de crédit propriétaire est-il possible avec un fichage FICP ?
C'est difficile mais pas impossible. Certaines banques acceptent les profils FICP avec des conditions renforcées (taux plus élevé, hypothèque exigée). La valeur nette du bien est le facteur décisif. Un courtier spécialisé identifie les organismes encore ouverts à ces profils.