Définition - Imposition des revenus de l'épargne
L'imposition des revenus de l'épargne désigne le régime fiscal applicable aux gains générés par les produits d'épargne et de placement : intérêts, dividendes, plus-values et revenus immobiliers.
En France, les revenus de l'épargne sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, composé de 12,8 % d'impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux. Le contribuable peut opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu s'il y trouve un avantage, avec un abattement de 40 % sur les dividendes.
Certains placements bénéficient de régimes spécifiques. Le Livret A et le LDDS sont totalement exonérés. L'assurance vie offre un abattement annuel après huit ans (4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple). Le PEA exonère les plus-values d'impôt sur le revenu après cinq ans. Le PER permet la déduction des versements du revenu imposable.
Exemple d'imposition des revenus de l'épargne
Un épargnant perçoit 1 000 euros de dividendes. Au PFU, il paie 300 euros (30 %). S'il opte pour le barème à 30 % avec abattement de 40 %, il paie 180 euros d'impôt plus 172 euros de prélèvements sociaux, soit 352 euros au total.
À retenir
- Les revenus de l'épargne sont soumis par défaut au PFU de 30 % en France.
- Certains placements bénéficient d'exonérations ou d'abattements spécifiques.
- Le contribuable peut opter pour le barème progressif s'il y trouve un avantage.