La trajectoire des prix à la consommation enregistre une nette accélération en août 2026. D'après les données consolidées publiées par l'Insee, l'Indice des Prix à la Consommation (IPC) s'établit à 2,4 % sur un an, après avoir progressé de 2,1 % en juillet. Ce regain d'inflation globale est très majoritairement alimenté par le choc tarifaire sur l'énergie et les produits pétroliers, tandis que l'inflation sous-jacente poursuit son repli, traduisant une modération du coût des services et des produits manufacturés.
L'évolution des prix sur un an met en évidence un décrochage marqué entre le pôle énergétique et le reste des composantes du panier de consommation des ménages.
Flambée du poste énergétique et répercussions sur les charges contraintes
La composante énergétique s'impose comme le facteur exclusif d'accélération de l'IPC global, avec une hausse globale de 16,7 % sur un an en août 2026 (après +12,6 % en juillet et +11 % en juin). Les tensions sont particulièrement vives sur les dérivés du pétrole (+28,7 % sur un an), portées par :
- Les combustibles liquides : augmentation nette de +47,8 % sur un an ;
- Le gazole : hausse spectaculaire de +36,4 % ;
- L'essence : progression de +19,1 % sur douze mois.
En parallèle, les tarifs de l'électricité repartent à la hausse (+1,1 % sur un mois) tandis que les prix du gaz restent orientés à la hausse à +14,3 % sur un an. Ce renchérissement direct des dépenses incompressibles alourdit le budget de fonctionnement des foyers et accentue le risque de fragilisation financière pour les ménages les plus exposés.
Analyse comparative des produits frais et indicateurs sous-jacents
Le secteur alimentaire enregistre une progression globale contenue à +1,1 % sur un an. Toutefois, les épisodes de fortes chaleurs ont perturbé les récoltes, entraînant une poussée ciblée sur les produits frais (+5,9 %). Les légumes maraîchers subissent des hausses significatives, atteignant +21,3 % pour les légumes à feuilles/tiges et +22,3 % pour les légumes fruits (tomates, courgettes). Hors produits frais, l'alimentation ralentit à +0,4 %.
À l'opposé des tensions énergétiques, la trajectoire des autres secteurs demeure maîtrisée. L'inflation sous-jacente - ajustée des éléments volatils - fléchit à 1,1 % en août (contre 1,3 % le mois précédent). Ce recul s'explique par la décélération continue des services (+1,9 % après +2,2 %) et le maintien en territoire négatif des prix des produits manufacturés (-0,4 % sur un an).
Source : Données définitives de l'Indice des Prix à la Consommation (IPC), Insee (15 septembre 2026).