✍ Les points à retenir
- Le Nasdaq-100 regroupe 100 grandes entreprises non financières américaines, très majoritairement technologiques.
- Amundi PEA Nasdaq-100, sous le ticker PUST, est l'ETF de référence éligible au PEA, avec 0,30 % de frais par an.
- L'indice est très concentré et volatil : il a perdu environ un tiers de sa valeur en 2022.
- Les ETF à effet de levier comme LQQ sont très risqués et ne conviennent pas à une épargne de long terme.
- Un ETF Nasdaq-100 s'utilise plutôt en complément d'un ETF mondial, autour de 10 à 20 % du portefeuille actions.
Le Nasdaq-100, un indice dominé par la technologie
Le Nasdaq-100 regroupe les 100 plus grandes entreprises non financières cotées sur le Nasdaq, la bourse américaine des valeurs de croissance. On y retrouve les géants de la technologie, comme Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon, Alphabet ou Meta, mais aussi des entreprises de la consommation, de la santé ou des télécommunications. Investir dans un ETF Nasdaq-100 depuis un PEA permet de miser sur ces entreprises tout en profitant de la fiscalité du plan.
Comme pour les autres indices américains, l'éligibilité au PEA repose sur la réplication synthétique : l'ETF détient au moins 75 % d'actions européennes et échange leur performance contre celle du Nasdaq-100, grâce à un contrat de swap avec une banque. L'offre d'ETF Nasdaq-100 éligibles est toutefois beaucoup plus restreinte que pour le MSCI World ou le S&P 500.
Un indice très concentré
Le Nasdaq-100 est nettement plus concentré que le S&P 500 ou le MSCI World. Le secteur technologique au sens large en représente la majorité, et les dix premières valeurs pèsent environ la moitié de l'indice. Ses performances dépendent donc fortement de quelques entreprises et d'un seul secteur, ce qui amplifie les hausses comme les baisses.
Des performances spectaculaires, mais volatiles
Sur longue période, le Nasdaq-100 a été l'un des indices les plus performants au monde, avec un rendement annualisé de l'ordre de 14 % depuis sa création en 1985. Mais ce chiffre masque des chutes très violentes : l'indice a perdu plus de 80 % après l'éclatement de la bulle internet au début des années 2000, et environ un tiers de sa valeur en 2022. Ces performances passées ne préjugent pas de l'avenir.
Les ETF Nasdaq-100 éligibles au PEA
L'offre éligible au PEA est dominée par un ETF historique d'Amundi. Une version à effet de levier existe aussi, mais elle répond à une logique très différente et beaucoup plus risquée.
| ETF | Ticker | Frais courants | Particularité |
|---|---|---|---|
| Amundi PEA Nasdaq-100 | PUST | 0,30 % | Réplique le Nasdaq-100, capitalisant, plus d'un milliard d'euros d'encours |
| Amundi Nasdaq-100 Daily (2x) Leveraged | LQQ | Environ 0,60 % | Effet de levier quotidien de deux fois, réservé aux investisseurs avertis |
En dehors du PEA, de nombreux ETF Nasdaq-100 à réplication physique existent, parfois avec des frais légèrement inférieurs. Ils ne sont accessibles que dans un compte-titres ou dans certains contrats d'assurance-vie, avec une fiscalité moins avantageuse que celle du PEA après cinq ans.
Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST) en détail
Ses caractéristiques
PUST est l'ETF Nasdaq-100 de référence des PEA. Domicilié en France, à réplication synthétique et capitalisant, il réinvestit automatiquement les dividendes. Avec un encours supérieur à un milliard d'euros et plus de dix ans d'historique, il offre une bonne liquidité et une réplication éprouvée. Ses frais de 0,30 % par an sont plus élevés que ceux des meilleurs ETF S&P 500 ou MSCI World, mais restent faibles.
Les points d'attention
PUST ne couvre pas le risque de change : sa performance en euros dépend de l'évolution du dollar, qui peut l'améliorer ou la réduire nettement. La baisse du dollar en 2025 a ainsi réduit la performance de l'indice pour les investisseurs européens. Comme tout ETF synthétique, il comporte aussi un risque de contrepartie, encadré par la réglementation européenne.
Les ETF à effet de levier : à manier avec prudence
Un ETF à effet de levier comme LQQ cherche à reproduire deux fois la variation quotidienne du Nasdaq-100. Si l'indice gagne 1 % sur une journée, l'ETF vise 2 %, et s'il perd 1 %, l'ETF vise une perte de 2 %. Ce mécanisme se réinitialise chaque jour : sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, la performance de l'ETF peut donc s'écarter fortement du double de celle de l'indice, en particulier lorsque les marchés sont agités.
En période de baisse prolongée, les pertes peuvent être considérables : un recul d'un tiers de l'indice, comme en 2022, se traduit par une chute bien plus forte de l'ETF à levier. Ces produits sont conçus pour des investisseurs avertis, capables de suivre leurs positions de près, et ne conviennent pas à une épargne de long terme investie progressivement.
Les risques d'un ETF Nasdaq-100
Avant d'investir, il faut mesurer les risques propres à cet indice :
- Une forte concentration sur quelques entreprises et sur le secteur technologique.
- Une volatilité élevée, avec des baisses pouvant dépasser 30 % sur une année.
- Une exposition au seul marché américain et au dollar.
- Des valorisations souvent élevées, qui rendent l'indice sensible aux déceptions sur les résultats et à la hausse des taux d'intérêt.
- L'absence de garantie en capital, comme pour tout placement en actions.
« Le Nasdaq-100 a offert des performances remarquables, mais c'est un pari concentré sur la technologie américaine. Je conseille de le voir comme un complément, pas comme le coeur d'un portefeuille. Et les ETF à levier n'ont pas leur place dans une épargne de long terme : la volatilité finit presque toujours par les pénaliser. »
Arsalain EL KESSIR, Fondateur de BoursedesCrédits
Quelle place dans un portefeuille ?
Pour la plupart des épargnants, un ETF Nasdaq-100 s'utilise en complément d'un socle plus diversifié, comme un ETF MSCI World ou S&P 500, dans lequel les grandes valeurs technologiques sont déjà bien représentées. Une part de 10 à 20 % du portefeuille actions permet de renforcer l'exposition à la croissance technologique sans concentrer tout le risque sur un seul secteur. Les versements programmés, chaque mois, permettent de lisser le prix d'achat sur un indice aussi volatil.
Le PEA, plafonné à 150 000 € de versements, offre un cadre fiscal idéal : après cinq ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restant dus. Le PEA bancaire classique permet d'acheter PUST en bourse auprès de la plupart des courtiers. La rubrique épargne présente les autres façons d'investir en bourse.
FAQ : ETF Nasdaq-100 éligibles au PEA
Quel ETF Nasdaq-100 choisir pour un PEA ?
Amundi PEA Nasdaq-100, sous le ticker PUST, est l'ETF de référence : réplication synthétique, frais de 0,30 % par an, encours supérieur à un milliard d'euros et long historique.
Peut-on investir dans le Nasdaq avec un PEA ?
Oui, grâce aux ETF à réplication synthétique, qui détiennent des actions européennes et échangent leur performance contre celle du Nasdaq-100.
LQQ est-il un bon placement pour un PEA ?
LQQ est un ETF à effet de levier quotidien, très risqué. Il ne convient pas à une épargne de long terme et s'adresse à des investisseurs avertis capables de suivre leurs positions de près.
Le Nasdaq-100 est-il plus risqué que le S&P 500 ?
Oui, il est plus concentré sur la technologie et sur quelques grandes entreprises, ce qui le rend plus volatil. Il a perdu environ un tiers de sa valeur en 2022.
Faut-il mettre tout son PEA sur le Nasdaq ?
C'est déconseillé. Le Nasdaq-100 est plutôt un complément, autour de 10 à 20 % du portefeuille actions, à côté d'un ETF plus diversifié.
PUST verse-t-il des dividendes ?
Non, PUST est capitalisant : les dividendes sont réinvestis automatiquement dans le fonds.
Le dollar influence-t-il la performance de PUST ?
Oui, PUST n'est pas couvert contre le risque de change. Une baisse du dollar réduit sa performance en euros, une hausse l'améliore.
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