La Banque centrale européenne (BCE) a officialisé, ce jeudi 10 septembre, une augmentation de 25 points de base (0,25 point) pour l'ensemble de ses taux directeurs. Il s'agit de la deuxième remontée décidée par l'institution de Francfort en trois mois. Motivée par le regain d'inflation et les incertitudes économiques liées au conflit au Moyen-Orient, cette décision vise à stabiliser l'inflation à 2 % à moyen terme, mais risque d'augmenter le coût des crédits immobiliers pour les particuliers.
Face au retour des pressions inflationnistes au sein de la zone euro, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne durcit sa politique monétaire. En augmentant le loyer de l'argent pour les établissements de crédit, l'institution cherche à ralentir la hausse des prix, tout en assumant un risque de freinage sur la croissance économique européenne.
Les nouveaux barèmes des taux directeurs de la BCE
Le tableau ci-dessous détaille les trois taux directeurs de la BCE à la suite de la hausse de 25 points de base appliquée à compter du 16 septembre :
| Taux directeur de la BCE | Nouveau niveau (au 16 sept.) | Rôle et mécanisme bancaire |
|---|---|---|
| Facilité de dépôt | 2,50 % | Rémunération des liquidités placées par les banques à la BCE. |
| Opérations principales de refinancement | 2,65 % | Coût d'emprunt des liquidités à court terme pour les banques. |
| Facilité de prêt marginal | 2,90 % | Taux d'emprunt d'urgence à jour le jour pour les banques commercial. |
Combattre la résurgence de l'inflation dans la zone euro
L'action de la BCE est directement dictée par les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les marchés de l'énergie et les chaînes d'approvisionnement, générant un regain de tension sur les prix. En fixant un objectif de stabilité à 2 % à moyen terme, Francfort tente de juguler les anticipations d'inflation tout en reconnaissant une conjoncture incertaine où les risques d'inflation restent orientés à la hausse et ceux sur la croissance à la baisse.
Quelles répercussions sur les taux des crédits immobiliers ?
Le renchérissement du coût de refinancement des banques commerciales se répercute généralement sur les conditions d'emprunt proposées aux particuliers. Par conséquent, cette hausse de 0,25 point devrait se traduire par une remontée graduelle des barèmes de prêt immobilier dans les semaines à venir.
Les professionnels du secteur invitent toutefois à ne pas céder au panique :
- Un impact mesuré : Selon Baptiste Capron, directeur général de SeLoger, la répercussion des taux directeurs sur le marché immobilier sera progressive et mieux absorbée qu'en début de crise.
- Un contexte concurrentiel favorable : La baisse préalable des prix de vente et la volonté active des banques de conquérir de nouveaux clients créent un environnement plus résilient pour les acquéreurs disposant d'un dossier solide.
Source : Communiqué officiel de la Banque centrale européenne (BCE), déclaration SeLoger (10 septembre).