Comparez les offres de prêt gratuitement en 5 minutes

Je trouve le meilleur taux

Après plusieurs mois d'accalmie sur le marché du crédit à l'habitat, le coût des emprunts immobiliers repart à la hausse en ce début de mois de septembre 2026. Entraîné par la progression du rendement de l'obligation assimilable du Trésor (OAT) à 10 ans, le refinancement bancaire se renchérit. Cet alignement du coût de la dette publique contraint les établissements de crédit à réajuster leurs grilles tarifaires au détriment du budget des acquéreurs.

Les données publiées par la Banque de France confirment la fin de la période de stabilisation des barèmes d'emprunt. Le taux moyen des nouveaux prêts immobiliers accordés hors renégociations s'est établi à 3,27 % en juin 2026, marquant une progression de six points de base par rapport au mois de mai (3,21 %). Dans le même temps, le rendement de l'OAT à 10 ans, indicateur clé servant de référence au coût de la dette souveraine française, s'est installé au-dessus du seuil symbolique des 4 % au cours de l'été. Ce niveau d'emprunt pour l'État constitue un sommet inédit depuis la crise financière de 2008.

Si les crédits accordés aux particuliers ne sont pas directement indexés sur les obligations d'État, la remontée des taux souverains exerce une pression mécanique sur l'écosystème bancaire. Pour fixer leurs barèmes, les établissements prennent en compte plusieurs paramètres financiers : leur coût de refinancement sur les marchés monétaires, le coût des couvertures contre le risque de taux, la rémunération de l'épargne collectée et leur marge commerciale. Dès lors que les rendements obligataires publics grimpent, les banques doivent relever la rémunération des dépôts pour maintenir leur attractivité face à la dette d'État, ce qui renchérit d'autant le coût global de leurs ressources.

Un arbitrage sous contrainte pour la capacité d'emprunt des ménages

Après avoir rogné sur leurs marges commerciales durant le printemps pour soutenir la production de crédits, les réseaux bancaires disposent d'une marge de manoeuvre désormais très restreinte. La hausse du coût du capital les oblige à répercuter cette charge sur les barèmes proposés aux acquéreurs de la rentrée, mettant fin aux offres promotionnelles constatées avant l'été.

Pour les candidats à l'accession à la propriété, ce resserrement des conditions de financement intervient alors que les critères stricts du Haut Conseil de sécurité financière (HCSF) imposent un plafonnement de l'endettement à 35 % des revenus. Chaque hausse, même minime, du taux nominal réduit le capital empruntable à mensualité égale, contraignant les ménages soit à augmenter leur apport personnel, soit à revoir à la baisse la surface ou la localisation du bien convoité.

Source : Données statistiques de la Banque de France et relevés des marchés obligataires (septembre 2026).

Nos autres actualités

Nos courtiers répondent à toutes vos questions

du lundi au vendredi de 8 h à 20h,
le samedi de 8h à 17h

Objet de votre demande Sélectionnez votre créneau

Un expert vous rappelle immédiatement

Votre numéro de téléphone

strongCes données seront utilisées exclusivement dans le but de répondre à vos questions.

Votre demande a été enregistrée. Un courtier expert vous contactera le aux alentours de .

Nos courtiers peuvent parfois être submergés par leur succès ! Il peut donc y avoir un léger délai entre le créneau que vous avez sélectionné et l'appel effectif de votre expert.