À l'approche de la présentation du projet de loi de finances et du budget de la Sécurité sociale pour 2027, le gouvernement multiplie les arbitrages pour contenir le déficit public sans créer de nouvel impôt direct. Invité sur RTL, le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, a confirmé que la soumission à cotisations sociales d'une partie des primes d'intéressement, de participation et des abondements patronaux fait partie des pistes étudiées. En parallèle, des mesures d'économies ciblant les retraités et les dépenses de fonctionnement sont également sur la table.
Alors que la préparation du budget 2027 s'inscrit dans un contexte politique tendu à quelques mois de l'élection présidentielle, le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, insiste sur la nécessité de trouver des marges de manoeuvre budgétaires. Le gouvernement exclut toute hausse d'impôts supplémentaires pour les ménages et entend concentrer les efforts sur la baisse des dépenses publiques et la révision de certains régimes d'exonération.
Épargne salariale, retraites et fonctionnement : la synthèse des pistes d'économies
Le tableau ci-dessous récapitule les principaux leviers actuellement examinés par l'exécutif pour équilibrer les comptes publics et le budget de la Sécurité sociale :
| Volet d'intervention | Mesures et mécanismes envisagés | Objectifs et justifications économiques |
|---|---|---|
| Épargne salariale | Assujettissement d'une partie des primes d'intéressement, de participation et des abondements patronaux aux cotisations sociales. | Dégager des recettes nouvelles pour financer le budget de la Sécurité sociale. |
| Pensions de retraite | Désindexation partielle de l'inflation pour les pensions les plus élevées et suppression de l'abattement fiscal de 10 %. | Mettre à contribution les plus hauts revenus alors que la moyenne des retraites dépasse le revenu moyen d'activité. |
| Dépenses publiques | Réduction des coûts de fonctionnement de l'État, des collectivités locales et des administrations de Sécurité sociale. | Respecter l'engagement de ne pas créer de nouvel impôt direct tout en réduisant le déficit. |
Mise en garde contre le risque de censure budgétaire
Face à la menace de censure brandie par les oppositions parlementaires, Roland Lescure appelle à la responsabilité collective. Selon le ministre, l'absence de budget adopté entraînerait des conséquences sévères sur les marchés financiers, matérialisées par une hausse brutale des taux d'intérêt obligataires qui impacterait directement le coût des crédits accordés aux particuliers.
Source : Déclarations de Roland Lescure sur RTL, informations des Échos.