Les montants de taxe d'habitation sur les résidences secondaires mis à la charge des contribuables ont diminué de 9,7 % en 2025, avant dégrèvement. Selon un bilan publié le 20 octobre par la DGFiP, cette évolution tient surtout à une taxation plus fiable, et non à une baisse générale des taux.
Le nouveau bilan de la Direction générale des Finances publiques apporte une explication au recul de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS). Dans son bulletin statistique publié le 20 octobre 2026, l'administration chiffre à 9,7 % la diminution des montants mis à la charge des contribuables en 2025, avant dégrèvement. Ce résultat national ne correspond pas à une réduction uniforme de la facture de chaque propriétaire.
Moins de logements taxés, des taux globalement stables
La DGFiP souligne que les taux applicables sont restés globalement stables. Le principal changement vient de l'amélioration du processus de taxation, grâce à la montée en charge du portail Gérer mes biens immobiliers et à des ajustements réglementaires et informatiques.
Ces corrections ont réduit le nombre de logements pour lesquels une taxe est appelée. Le recul atteint 12 % pour les appartements et 8 % pour les maisons. La baisse du montant total s'explique donc principalement par une modification du périmètre des biens effectivement taxés.
Pour les ménages qui organisent leur patrimoine et leur épargne, la distinction est essentielle : une statistique nationale en baisse ne permet pas, à elle seule, de conclure à une économie sur leur propre avis d'imposition.
Les dégrèvements diminuent de 57 %
L'administration constate aussi un net recul des dégrèvements, ces montants de taxe émis à tort puis remboursés aux contribuables. Ils passent de 0,7 milliard à 0,3 milliard d'euros au titre de 2025, soit une diminution de 57 % selon le bulletin.
Cette évolution accompagne la fiabilisation des données utilisées pour établir les impositions. Il faut distinguer ces corrections du montant initialement appelé : les deux indicateurs ne mesurent pas la même étape de la taxation.
Des effets différents pour les collectivités et les non-résidents
Les montants de THRS perçus par les collectivités reculent, pour leur part, de 18 %. La DGFiP explique cette évolution par la combinaison de moindres émissions de taxe et du repli des dégrèvements, pris en charge par l'État tout en restant dus aux collectivités.
Le mouvement n'est pas uniforme entre contribuables. Les non-résidents paient ainsi 3 % de THRS de plus en 2025. Le bulletin relève également que les logements restant à taxer appartiennent davantage aux trois dixièmes de revenu les plus élevés. Ces différences confirment qu'il s'agit d'un bilan de la taxation, plutôt que d'une baisse générale des taux.
Source : DGFiP Statistiques n°52, La taxe d'habitation sur les résidences secondaires en 2025, publié le 20 octobre 2026.