Crédit Agricole Assurances a développé un outil pour repérer les clauses bénéficiaires à préciser. Quatre millions de contrats ont déjà été analysés, selon sa directrice Épargne retraite individuelle.
L'intelligence artificielle s'invite dans le suivi des contrats d'assurance-vie. Dans un entretien publié le 12 octobre, Séverine Tourtois, directrice Épargne retraite individuelle de Crédit Agricole Assurances, présente un dispositif destiné à faciliter la révision des clauses bénéficiaires.
Repérer les formulations à préciser
Baptisé « Clauses bénéficIAires », l'outil examine la rédaction des clauses et signale les points qui méritent une vérification. Il peut aussi suggérer une formulation plus précise. L'objectif est de limiter les ambiguïtés susceptibles de compliquer le versement du capital après le décès de l'assuré.
La clause bénéficiaire d'une assurance-vie désigne les personnes auxquelles le capital doit revenir. Sa précision compte donc autant que son adéquation avec les souhaits du souscripteur. Une formulation ancienne ou imprécise peut nécessiter un échange avec le conseiller, notamment lorsque la situation familiale a évolué.
Quatre millions de contrats déjà analysés
Selon la dirigeante, quatre millions de contrats, parmi les plus anciens, ont déjà été passés en revue, sur un portefeuille de neuf millions. Développée avec les équipes juridiques et de gestion des contrats, la solution a été testée dans certaines banques avant sa généralisation. L'ambition est d'étendre cette analyse à l'ensemble du portefeuille et de la renouveler dans le temps.
La décision reste humaine
Le dispositif ne modifie pas automatiquement les clauses. Après une alerte, le conseiller reprend contact avec le client pour examiner sa situation et ses intentions. Une éventuelle nouvelle rédaction intervient à l'issue de cet échange.
Ce partage des rôles constitue l'enjeu du dispositif : l'analyse automatisée sert à repérer les contrats qui appellent une attention particulière, tandis que l'entretien permet de vérifier les souhaits de transmission. Le nombre de contrats analysés ne doit donc pas être confondu avec celui des clauses modifiées.
L'outil est également utilisé pour la prévoyance décès. Son intervention dès la rédaction des nouveaux contrats reste, en revanche, une piste envisagée par l'assureur.
Source : Crédit Agricole Assurances, déclarations de Séverine Tourtois dans un entretien à L'Argus de l'assurance publié le 12 octobre 2026.