Épargne réglementée : tout ce qui change pour le CEL au 1er août 2026

Dans le sillage du Livret A, le Compte d'Épargne Logement (CEL) s'apprête lui aussi à faire sa mue au 1er août 2026. Bien que le gouvernement n'ait pas formellement communiqué sur ce placement, sa formule de calcul légale ne laisse place à aucun suspense. Entre hausse du rendement brut, fiscalité spécifique et droits à prêt travaux, découvrez en 5 points clés ce qui attend les détenteurs de ce produit d'épargne.
Le nouveau taux du CEL au 1er août 2026
Le taux du CEL est structurellement indexé sur celui du Livret A. Selon la réglementation en vigueur, sa rémunération est égale aux deux tiers du taux du Livret A, avec un arrondi au quart de point le plus proche ou supérieur.
Le Livret A grimpant à 1,7 % à partir du 1er août 2026, l'application de la formule (deux tiers correspondants à 1,13 %) donne un résultat net et automatique : le taux du CEL passe de 1,00 % à 1,25 %.
Une rémunération soumise à la Flat Tax
Contrairement au Livret A ou au LEP, le CEL n'est pas totalement exonéré d'impôts. Les intérêts des comptes ouverts depuis 2018 sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) ou « flat tax » de 30 %, qui englobe :
- Les cotisations sociales à hauteur de 17,20 % ;
- L'impôt sur le revue à hauteur de 12,80 %.
Après application de cette fiscalité de 30 %, le taux net d'impôt du CEL s'établit à 0,88 %. Pour les ménages non imposables, en cochant la case 2OP lors de la déclaration de revenus, il est possible de demander l'imposition au barème (0 %) pour ne payer que les cotisations sociales, portant le rendement net à 1,09 %.
Prêt travaux et immobilier : un calcul au cas par cas
Le CEL permet de générer des droits à prêt pour financer des travaux ou un achat immobilier. Le taux du crédit est égal au taux de rémunération des dépôts majoré d'une commission bancaire de 1,5 %. Pour les intérêts engrangés à partir du 1er août 2026, le taux technique du prêt sera donc de 2,75 % (1,25 % + 1,5 %).
Toutefois, le taux final du crédit est unique : il s'agit d'une moyenne pondérée calculée en fonction de la période à laquelle ont été accumulés les intérêts. Face à ce calcul complexe, il est recommandé de consulter directement son application bancaire ou son conseiller pour connaître les droits acquis.
Bien qu'il soit rattaché à l'univers du crédit immobilier, le CEL conserve la nature d'un compte sur livret classique. L'argent y reste entièrement disponible : il est possible d'y effectuer des dépôts et des retraits libres à tout moment, sans bloquer son capital.
Plafond, ticket d'entrée et conditions du crédit
Le fonctionnement technique du Compte Épargne Logement obéit à des règles strictes d'accès et de financement :
- Le ticket d'entrée : Un versement initial minimum de 300 euros est obligatoire pour ouvrir le compte.
- Le plafond des dépôts : Il est possible d'y placer jusqu'à 15 300 euros au maximum.
- Le montant maximum du prêt : Le crédit accordé via le CEL ne peut pas dépasser 23 000 euros.
- La condition de détention : Il est obligatoire de détenir le compte depuis au moins 18 mois pour pouvoir solliciter un prêt, sous réserve d'acceptation du dossier par la banque.
Synthèse : ce qu'il faut retenir du CEL
| Caractéristique du CEL | Valeur et conditions (au 1er août 2026) |
|---|---|
| Taux de rémunération brut | 1,25 % |
| Fiscalité (Flat Tax) | 30 % (12,80 % IR + 17,20 % Prélèvements Sociaux) |
| Taux net après Flat Tax | 0,88 % (1,09 % si non imposable avec option case 2OP) |
| Plafond maximal d'épargne | 15 300 € |
| Taux du prêt travaux / immo | Au cas par cas (selon l'historique des intérêts accumulés) |
| Plafond du prêt accordé | 23 000 € au maximum |
En conclusion, la revalorisation automatique du CEL à 1,25 % brute redonne un léger souffle à ce produit d'épargne historique. S'il reste moins rémunérateur que le Livret A net en raison de sa fiscalité, il conserve tout son intérêt pour les particuliers souhaitant accumuler de futurs droits à prêt à taux maîtrisé pour concrétiser des projets de rénovation ou d'amélioration de leur habitat.