Malgré des taux d'emprunt stabilisés autour de 3,45 % sur 20 ans en ce début septembre 2026, les grandes métropoles régionales poursuivent leur réajustement tarifaire. Selon la dernière étude publiée par Particulier à Particulier (PAP), Bordeaux, Lyon et Nantes accusent un repli net de leurs valeurs au mètre carré par rapport à leurs sommets post-Covid. Ce changement de cycle entamé en 2023 redonne des marges de négociation aux acquéreurs, notamment dans certains secteurs restés plus accessibles.
À Bordeaux, le marché immobilier confirme sa réorientation à la baisse après des années de forte tension. En un an, la valeur moyenne au mètre carré s'est repliée de 2,9 %, portant le recul cumulé à 9,2 % sur deux ans pour s'établir à 4 334 €. Les acquéreurs à la recherche de tarifs plus abordables se tournent vers le quartier Lestonnat-Monséjour, secteur le moins cher de la ville avec une moyenne de 3 597 €/m² pour un appartement et 4 893 €/m² pour une maison, offrant une ambiance résidentielle éloignée de l'agitation des Chartrons ou des quais.
Le constat est encore plus marqué à Lyon, où la correction tarifaire s'amplifie dans la quasi-totalité des arrondissements. Après l'envolée constatée lors du retour des investisseurs franciliens post-Covid, les prix reculent de 1,7 % sur un an, 8,9 % sur deux ans et atteignent un repli de 11,2 % sur cinq ans, ramenant la moyenne globale d'investissement dans la métropole à 4 509 € le mètre carré.
Une trajectoire de baisse linéaire observée à Nantes
De son côté, la métropole nantaise se distingue par une régularité constante dans sa phase de décrue. Contrairement aux marchés bordelais et lyonnais qui ont connu des variations d'intensité, Nantes enregistre une baisse linéaire depuis 2023, s'affichant à 3 597 €/m² en moyenne (soit -1,3 % sur un an et -8,2 % sur deux ans). L'opportunité la plus accessible de la ville se situe sur l'Île Beaulieu, où le tarif moyen s'établit à 2 896 €/m², soit un écart de 700 € sous la moyenne communale.
Cette respiration générale des valeurs dans les grandes agglomérations s'accompagne de meilleures conditions de financement à la rentrée 2026. Avec des taux préférentiels s'affichant dès 2,85 % sur 15 ans, 3,00 % sur 20 ans et 3,25 % sur 25 ans selon les profils d'emprunteurs, la combinaison des baisses de prix et du repli des intérêts redonne de la capacité d'achat aux futurs propriétaires.
Source : Étude de marché Particulier à Particulier (PAP), septembre 2026.