La course vers l'élection présidentielle de 2027 est lancée, et les prétendants de tous bords politiques affûtent leurs programmes. Alors que le logement représente désormais le premier poste de dépense des Français et pèse lourdement sur le pouvoir d'achat, les personnalités majeures dévoilent leurs arbitrages. Entre choc d'offre, dérégulation fiscale et encadrement des prix, retour sur les mesures défendues par les ténors de la politique.
Dès la rentrée politique, les arbitrages budgétaires des ménages s'imposent au coeur des débats. Du côté de la droite conservatrice, Bruno Retailleau concentre ses propositions sur le déblocage du marché immobilier. Pour éviter la raréfaction des biens locatifs, il préconise la suspension immédiate du calendrier de l'interdiction de louer les passoires thermiques (DPE). En complément, il propose d'exonérer partiellement de droits de mutation (frais de notaire) les primo-accédants et d'alléger les cotisations sociales pour augmenter directement le salaire net des actifs.
Au sein du camp présidentiel, Gabriel Attal et Édouard Philippe inscrivent leurs propositions dans la continuité des réformes axées sur l'emploi et l'accession à la propriété. Leurs priorités s'articulent autour du renforcement du Prêt à Taux Zéro (PTZ) sur l'ensemble du territoire, de la simplification des règles de l'urbanisme pour bâtir plus rapidement et du maintien des dispositifs de valorisation du travail via des primes détaxées.
Deux visions opposées sur la régulation et la fiscalité
À l'inverse des logiques d'offre, Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise prônent une intervention directe de l'État sur les tarifs. Leur programme immobilier prévoit l'encadrement strict des loyers dans toutes les agglomérations sous tension et l'obligation de maintenir le calendrier écologique du DPE. Sur le volet du pouvoir d'achat, le mouvement mise sur l'augmentation du SMIC, l'application d'un blocage des prix sur un panier de produits de première nécessité et la baisse des taxes sur les fournitures scolaires et énergétiques.
De leur côté, Jordan Bardella et Marine Le Pen axent leurs mesures phares sur la fiscalité et le pouvoir d'achat immédiat. Le Rassemblement National propose de ramener la TVA sur le fioul, le gaz et l'électricité de 20 % à 5,5 %, d'exonérer d'impôt sur le revenu les actifs de moins de 30 ans et d'instaurer une priorité nationale pour l'attribution des logements sociaux.
Source : Synthèse des déclarations publiques, positions officielles des partis et synthèses de programmes pour 2027.