Selon les données de la Banque de France établies à la fin du mois de juillet 2026, l'encours global des crédits accordés aux particuliers s'élève à 1 547 milliards d'euros. Bien que la production de nouveaux prêts à l'habitat hors renégociations connaisse un essoufflement marqué en s'établissant à 11 milliards d'euros sur un mois, l'accès au financement demeure préservé pour les primo-accédants. Dans le même temps, le crédit à la consommation maintient une dynamique positive portée par une croissance annuelle de +2,2 %.
Le marché du crédit aux particuliers affiche des tendances contrastées au coeur de l'été 2026. Si le rythme des octrois de prêts immobiliers s'est replié sous l'effet du resserrement des conditions monétaires, la croissance de l'encours global reste tirée par la résilience du secteur de la consommation et par une sélectivité bancaire toujours favorable aux premiers acheteurs.
Synthèse des indicateurs clés du crédit aux particuliers (Juillet 2026)
Le tableau ci-dessous récapitule les montants globaux, les taux moyens constatés et l'évolution des productions de crédits d'après la Banque de France :
| Indicateur de marché | Niveau à fin Juillet 2026 | Évolution & Contexte financier |
|---|---|---|
| Encours total des crédits aux particuliers | 1 547 Mds€ | Volume global cumulé sur l'ensemble du territoire. |
| Production de crédits à l'habitat (Hors renégo.) | 11,0 Mds€ | Nette baisse par rapport à juin (13,2 Mds€) ; niveau bas observés depuis fin 2024. |
| Taux d'intérêt moyen (Nouveaux prêts immo.) | 3,18 % | Légère hausse après 3,16 % en juin ; reste sous le pic de janvier 2024 (3,59 %). |
| Encours des crédits à l'habitat | 1 289 Mds€ | Variation annuelle légèrement positive (+0,2 %). |
| Encours des crédits à la consommation | 222 Mds€ | Bonne orientation avec une croissance annuelle de +2,2 %. |
Resserrement monétaire et préservation de l'accès à la propriété
Le renchérissement du loyer de l'argent lié aux orientations de la politique monétaire a entraîné une remontée mesurée du taux d'intérêt moyen des nouveaux crédits immobiliers à 3,18 %. Malgré cette orientation, les taux pratiqués sur le marché français demeurent parmi les plus compétitifs de l'ensemble de la zone euro.
Sur le plan social et structurel, les critères d'octroi des banques continuent d'accorder une place centrale aux profils modestes ainsi qu'aux ménages accédant pour la première fois à la propriété :
- Part des primo-accédants : Ils représentent toujours plus de la moitié de la production totale de prêts immobiliers destinés à l'achat d'une résidence principale, atteignant 54,2 %.
- Inclusion des ménages modestes : Les emprunteurs disposant des revenus les plus modestes continuent de capturer environ 50 % des financements accordés.
Source : Données statutaires et statistiques mensuelles de la Banque de France (données à fin juillet 2026).