Les détenteurs de crypto-actifs ne se limitent pas aux monnaies numériques, selon une étude de BPCE L'Observatoire publiée le 21 octobre 2026. Ils déclarent plus souvent posséder des actions, des unités de compte ou de l'épargne retraite que l'ensemble des Français.
La diversification occupe une place centrale dans les motivations des détenteurs de crypto-actifs. C'est l'un des enseignements de la nouvelle publication de BPCE L'Observatoire consacrée aux arbitrages d'épargne des Français. L'étude décrit un public déjà présent sur plusieurs catégories de placements, tout en soulignant les limites de sa connaissance de la réglementation et les difficultés rencontrées par certains investisseurs.
Des placements classiques plus fréquents
Selon les résultats présentés par BPCE, 47 % des détenteurs de crypto-actifs possèdent aussi des actions ou des obligations, contre 17 % de l'ensemble des Français. La détention d'unités de compte concerne 32 % de ce public, contre 15 % dans l'ensemble de la population étudiée.
La même différence apparaît pour l'épargne salariale ou le plan d'épargne retraite : 41 % des détenteurs de crypto-actifs en disposent, contre 22 % de l'ensemble des Français. Ces données décrivent une association entre plusieurs formes de détention. Elles ne démontrent pas que l'achat de crypto-actifs améliore la performance d'un portefeuille.
La diversification devance la recherche de gains rapides
Parmi les détenteurs actuels ou potentiels interrogés, 41 % citent la diversification, 34 % la recherche d'un rendement supérieur et 27 % celle de gains rapides. Si l'on considère uniquement les détenteurs actuels, la diversification est mentionnée par 52 % d'entre eux.
Il faut conserver ces périmètres pour lire les résultats : les personnes déjà investies et celles qui envisagent de le devenir ne constituent pas le même groupe. L'étude rappelle également que les estimations de détention varient selon les enquêtes et leurs méthodes. Un pourcentage issu d'un sondage ne mesure donc pas automatiquement l'ensemble du marché.
Une expérience récente et des risques persistants
BPCE indique que 59 % des détenteurs possèdent leurs crypto-actifs depuis moins de deux ans. Le bitcoin est cité par 68 % d'entre eux, devant l'ether, à 36 %. Par ailleurs, 17 % déclarent avoir rencontré des difficultés pour récupérer leur investissement, un résultat qui rappelle l'importance des conditions d'accès et de restitution des fonds.
La connaissance du règlement européen MiCA reste inégale : 55 % des détenteurs déclarent le connaître, contre 28 % des détenteurs potentiels. Les services crypto accessibles depuis des applications financières doivent ainsi être distingués des services bancaires courants proposés par les banques en ligne.
Cette photographie des comportements ne constitue ni une recommandation d'investissement ni une garantie de rendement. Elle montre surtout que les crypto-actifs s'insèrent dans des patrimoines comprenant déjà d'autres placements, sans faire disparaître les risques associés à ces actifs.
Source : BPCE L'Observatoire, Les Rendez-vous de l'épargne, publication du 21 octobre 2026.