Afin de rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale et d'encourager la consommation de médicaments de substitution, l'exécutif renforce le dispositif « tiers payant contre génériques ». Depuis le 1er septembre 2026, cette mesure intègre désormais les médicaments hybrides et biosimilaires. En cas de refus injustifié de substitution par le patient, l'avance de frais est supprimée et le remboursement s'effectue sur la base du tarif du produit alternatif, laissant un reste à charge plus élevé.
Initié en 2012 pour stimuler l'usage des génériques - en moyenne 30 % moins chers que les médicaments de référence -, ce mécanisme d'incitation financière s'étend désormais à de nouvelles catégories thérapeutiques afin de générer des économies à l'échelle nationale.
Un renforcement étendu aux médicaments hybrides et biosimilaires
Le dispositif s'élargit aux médicaments dits hybrides et biosimilaires. Un médicament hybride contient le même principe actif qu'un traitement de référence tout en présentant des différences de dosage, de forme thérapeutique ou de voie d'administration. De son côté, le produit biosimilaire désigne un médicament similaire à un traitement biologique de référence, produit à partir d'une cellule ou d'un organisme vivant.
Quel impact sur le remboursement par la Sécurité sociale ?
L'accès au tiers payant en pharmacie demeure conditionné à l'acceptation par le patient de la substitution proposée par le professionnel de santé, à moins que le médecin n'ait inscrit la mention « non substituable » sur l'ordonnance. Depuis le 1er septembre 2026, les médicaments hybrides et biosimilaires répondent aux mêmes règles de prise en charge.
En cas de refus non justifié du produit alternatif, l'assuré ne bénéficie plus de la dispense d'avance de frais et doit régler immédiatement la totalité du traitement de référence. De surcroît, la Sécurité sociale calcule son remboursement sur la base tarifaire du produit de substitution, augmentant ainsi le reste à charge du patient. Ces évolutions de prise en charge peuvent pénaliser les profils présentant un risque aggravé de santé. Plus globalement, cette rigueur sur le budget de santé rappelle l'importance de comparer les garanties avant de souscrire une assurance emprunteur lors d'un projet immobilier.
Source : Service-Public.fr, Assurance Maladie (septembre 2026).