Le marché immobilier francilien poursuit sa lente reprise. Selon la dernière note des Notaires du Grand Paris, les ventes de logements anciens ont progressé de 5 % sur un an entre mai et juillet 2026, avec des prix quasiment stables. Mais la remontée des taux depuis 2022 continue de peser : à mensualité égale, un ménage peut aujourd'hui acheter près de 10 m² de moins qu'au début de l'année 2022.
Ce double constat résume la situation du marché en Île-de-France à la rentrée 2026 : une activité qui se redresse progressivement après le creux de 2023, mais un pouvoir d'achat immobilier qui reste nettement inférieur à son niveau d'avant la hausse des taux. Une tendance qui pourrait se prolonger, alors que les barèmes bancaires ont de nouveau augmenté en ce début d'automne.
Des ventes en hausse de 5 % sur un an
Entre mai et juillet 2026, 36 810 logements anciens ont été vendus en Île-de-France, soit 5 % de plus qu'un an plus tôt. La progression concerne aussi bien les appartements (+6 %) que les maisons (+3 %). À Paris, les ventes ont augmenté d'environ 4 %.
Les prix, eux, restent globalement stables. Fin juillet 2026, ils reculaient de 0,6 % sur un an à l'échelle de la région :
- Appartements à Paris : 9 550 € le mètre carré en moyenne, en baisse de 0,5 % sur un an ;
- Appartements en Île-de-France : 6 150 € le mètre carré, en recul de 0,4 % ;
- Maisons : un prix moyen de 321 900 €, en baisse de 1,2 %.
Près de 10 m² perdus à mensualité égale
Les notaires ont mesuré l'évolution du pouvoir d'achat immobilier des Franciliens en calculant la surface qu'il est possible d'acquérir avec une même mensualité de crédit. Le résultat illustre l'effet combiné des prix et des taux :
- pour une maison, la surface accessible est passée d'environ 100 m² début 2022 à 90,4 m² en septembre 2026 ;
- pour un appartement, elle est passée de 65 m² à 57,4 m² sur la même période.
Le pouvoir d'achat s'est légèrement amélioré depuis le point bas de 2023, grâce à la stabilisation des prix et à la détente des taux observée en 2024. Mais la remontée observée depuis le début de l'année 2026 limite ce rattrapage.
Des acheteurs qui se replient sur des surfaces plus petites
Cette contrainte se lit dans la nature des biens vendus. Les grands appartements de quatre pièces et plus ne représentent plus que 23,6 % des ventes, contre 26,4 % en 2021. Côté maisons, la part des biens de six pièces et plus est passée de 43 % à 39,8 %. Faute de budget suffisant, de nombreux ménages revoient leurs ambitions à la baisse ou s'éloignent du coeur de l'agglomération.
Bien préparer son financement
Dans ce contexte, la marge de manoeuvre des acheteurs dépend largement des conditions de crédit obtenues. Avant de se lancer, il est utile d'évaluer précisément sa capacité d'emprunt et de suivre l'évolution des taux immobiliers, qui varient sensiblement d'une banque et d'une région à l'autre. Pour un premier achat, comparer plusieurs offres de prêt peut permettre de regagner quelques mètres carrés.
Source : Notaires du Grand Paris, note de conjoncture immobilière (données à fin juillet 2026)