L'investissement des ménages a diminué de 1,3 % au troisième trimestre 2026, après un recul de 0,5 % au deuxième. Les comptes nationaux publiés le 30 octobre par l'Insee montrent aussi une nouvelle baisse de la production dans la construction.
L'investissement des ménages se contracte de nouveau. Dans sa première estimation des comptes nationaux du troisième trimestre 2026, l'Insee mesure un recul de 1,3 %, après -0,5 % au trimestre précédent. Cet indicateur apporte un éclairage sur l'activité liée au logement, dans une économie française dont le produit intérieur brut diminue de 0,1 % sur la période.
Un troisième trimestre de baisse pour les ménages
Les comptes nationaux font apparaître une baisse de l'investissement des ménages à chacun des trois premiers trimestres de 2026 : -1,7 % au premier, -0,5 % au deuxième et -1,3 % au troisième. Ces variations portent sur les volumes, corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables.
L'indicateur utilisé est la formation brute de capital fixe des ménages. Il concerne l'investissement productif, largement lié au logement, et ne mesure pas les versements sur des produits d'épargne financière. Il ne doit pas non plus être lu comme une variation du prix des maisons ou du nombre de ventes immobilières.
La construction continue de se replier
La production de la branche construction baisse de 0,4 % au troisième trimestre, après -0,7 % au deuxième. À l'échelle de l'ensemble de l'économie, tous secteurs institutionnels confondus, l'investissement en construction recule de 0,5 %, après -0,8 %. L'Insee relève une contraction dans le bâtiment comme dans le génie civil.
La publication signale également une nouvelle baisse des transactions dans l'ancien. Celle-ci pèse sur l'investissement en services juridiques et immobiliers. Ces données décrivent plusieurs maillons de l'activité : travaux de construction, opérations immobilières et services associés. Elles ne se confondent pas avec les seules mises en chantier de logements neufs.
Le suivi de l'investissement immobilier repose ainsi sur plusieurs indicateurs, dont les champs et les périodes diffèrent. Les comptes trimestriels complètent les statistiques mensuelles, sans permettre de déduire une évolution uniforme de tous les marchés locaux.
Une première estimation dans une économie peu dynamique
Le PIB recule de 0,1 % après une stabilité au deuxième trimestre. L'investissement total, qui inclut aussi les entreprises et les administrations publiques, diminue de 0,6 %. La consommation des ménages augmente en revanche de 0,4 %, ce qui souligne des évolutions différentes entre achats courants et investissement.
Les chiffres publiés le 30 octobre constituent une première estimation des comptes du trimestre. Ils sont susceptibles d'être révisés au fil de l'intégration de nouvelles informations. Ils confirment à ce stade une poursuite du repli de l'investissement des ménages, sans fournir de prévision certaine pour la fin de l'année.
Source : Insee, comptes nationaux trimestriels, première estimation du troisième trimestre 2026, 30 octobre 2026.