Mettre en location ou sous-location une ou plusieurs pièces de sa résidence principale constitue un moyen efficace de générer des revenus complémentaires. En 2026, l'administration fiscale reconduit le dispositif d'exonération d'impôt sur le revenu pour les propriétaires et locataires qui louent une partie de leur logement. Pour bénéficier de cet avantage fiscal, la location doit répondre à des critères stricts liés à l'usage des lieux et au montant du loyer appliqué.
L'exonération d'impôt sur le revenu s'applique aux recettes tirées de la location meublée d'une partie de sa résidence principale, à condition de satisfaire à deux règles fondamentales fixées par le Code général des impôts :
- Affectation des locaux : Les pièces louées doivent faire partie de la résidence principale du loueur et constituer la résidence principale du locataire (ou sa résidence temporaire s'il bénéficie d'un contrat de travail saisonnier).
- Modération du loyer : Le prix du loyer doit demeurer fixé dans des « limites raisonnables », appréciées annuellement par l'administration fiscale au regard de plafonds par mètre carré de surface habitable.
Révisés chaque année pour tenir compte de l'inflation, ces barèmes fixent le loyer maximal au-delà duquel l'avantage fiscal est perdu. Si le loyer demandé dépasse ces montants, l'intégralité des recettes tirées de la location devient imposable dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
Plafonds et simulations pour l'exonération fiscale en 2026
| Zone géographique | Plafond annuel 2026 / m² | Plafond 2025 (Rappel) | Loyer max. pour 10 m² (Mensuel) |
|---|---|---|---|
| Île-de-France | 215 € / m² | 213 € / m² | 179 € / mois |
| Autres régions (Hors IDF) | 159 € / m² | 157 € / m² | 126 € / mois (1 520 €/an) |
Le respect de ces seuils permet d'obtenir une exonération automatique sans démarche déclarative spécifique pour les loyers perçus au cours de l'année fiscale.
Source : Plafonds d'exonération de la location meublée de la résidence principale fixés pour 2026.