Selon une étude Elabe réalisée pour BFMTV les 15 et 16 septembre 2026, 70 % des Français anticipent une dégradation de leur pouvoir d'achat dans les mois à venir, soit un bond de 21 points depuis juin 2025. Portée par l'envolée du prix des carburants, cette inquiétude place le pouvoir d'achat au centre de la campagne présidentielle de 2027. Dans ce contexte, Marine Le Pen s'impose comme la personnalité politique la plus crédible sur le sujet pour 36 % des sondés, loin devant ses concurrents.
L'enquête met en exergue la perception d'une crise budgétaire aiguë par les ménages, qui attribuent la responsabilité de la hausse des carburants prioritairement à l'État, puis au conflit en Iran et aux compagnies pétrolières.
Confiance accordée aux personnalités politiques sur le pouvoir d'achat
Interrogés sur leur capacité à améliorer leur situation financière, les sondés placent les figures de l'opposition et de la majorité dans l'ordre suivant :
- Marine Le Pen (RN) : 36 % de confiance (en tête des personnalités testées).
- Bruno Retailleau : 23 % de confiance.
- Édouard Philippe : 22 % de confiance.
- Gabriel Attal : 19 % de confiance.
- Jean-Luc Mélenchon (LFI) : 18 % de confiance.
- Éric Zemmour : 16 % de confiance.
Un accueil très favorable aux mesures fiscales et sociales
À l'exception de la TVA sociale, rejetée par 51 % des personnes interrogées, les propositions des différents camps politiques rencontrent un large soutien populaire :
- 91 % d'approbation pour la baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants (proposée par le RN).
- 74 % d'adhésion à la taxation des méga-héritages supérieurs à 2 millions d'euros et au SMIC porté à 1 700 euros (propositions de la gauche).
Renoncements et impacts concrets sur la consommation des ménages
La baisse perçue du pouvoir d'achat se traduit par des restrictions budgétaires sur des postes essentiels. Selon les données recueillies, 42 % des Français déclarent avoir renoncé à partir en vacances, 40 % ont réduit leurs achats alimentaires (+10 points depuis janvier 2026) et 26 % avouent éprouver des difficultés à chauffer leur logement convenablement.
Source : Sondage Elabe pour BFMTV, réalisé en ligne les 15 et 16 septembre 2026 auprès de 1 012 personnes (méthode des quotas, marge d'erreur entre 1,4 et 3,1 points).