Définition - Risque d'immobilisation
Le risque d'immobilisation est le risque pour un investisseur ou un créancier de ne pas pouvoir récupérer les fonds investis ou prêtés à la date prévue, en raison de l'incapacité temporaire du débiteur ou de l'émetteur à honorer ses engagements de remboursement.
Il se distingue du risque de défaut (où le débiteur ne peut définitivement pas rembourser) car l'immobilisation est temporaire : les fonds sont bloqués mais ont vocation à être restitués ultérieurement. Ce risque est particulièrement présent dans les placements peu liquides, les créances sur des débiteurs en difficulté passagère ou les investissements à long terme. Pour les établissements bancaires, il représente le risque de ne pas pouvoir reconstituer leurs liquidités à temps pour faire face à leurs propres engagements.
Exemple de risque d'immobilisation
Une banque accorde un prêt à une entreprise remboursable sur 5 ans. L'entreprise traverse des difficultés temporaires et demande un report d'échéance de 12 mois. La banque subit un risque d'immobilisation : les fonds ne sont pas perdus, mais leur indisponibilité pendant 12 mois supplémentaires peut créer des tensions de liquidité pour l'établissement prêteur.
À retenir
- Le risque d'immobilisation est le risque de ne pas récupérer ses fonds à la date prévue.
- Il se distingue du risque de défaut car le remboursement est différé, non définitivement perdu.
- Il est particulièrement présent dans les placements peu liquides ou à long terme.
- Pour les banques, il peut engendrer des tensions de liquidité si les fonds sont bloqués trop longtemps.