Bonne nouvelle, même modeste, pour les locataires et accédants aidés : les aides personnelles au logement augmentent de 1,15 % depuis le 1er octobre 2026. Cette revalorisation annuelle, qui suit l'évolution de l'indice de référence des loyers, pourrait toutefois être la dernière avant un moment, le projet de budget pour 2027 prévoyant de geler ces aides l'an prochain.
Une hausse alignée sur l'indice de référence des loyers
Comme chaque année au 1er octobre, les barèmes des aides personnelles au logement sont actualisés. La hausse est calée sur l'évolution sur un an de l'indice de référence des loyers (IRL) du deuxième trimestre, publié par l'Insee, qui atteint 1,15 % en 2026. C'est un peu plus qu'en octobre 2025, où la revalorisation s'était limitée à 1,04 %.
Elle concerne les trois aides existantes :
- l'aide personnalisée au logement (APL) ;
- l'allocation de logement familiale (ALF) ;
- l'allocation de logement sociale (ALS).
Quel gain pour les bénéficiaires ?
Environ 5,6 millions de foyers perçoivent une aide au logement. Pour une aide moyenne d'environ 219 € par mois, la revalorisation représente un peu plus de 2,50 € supplémentaires par mois, soit une trentaine d'euros sur un an. Un foyer qui touche 300 € par mois gagnera environ 3,45 €.
Aucune démarche n'est nécessaire : la Caf ou la MSA applique automatiquement le nouveau barème. Les aides étant versées à terme échu, la hausse apparaîtra sur le versement de début novembre, au titre du mois d'octobre. Chaque allocataire peut vérifier son nouveau montant dans son espace personnel en ligne.
Un gel annoncé pour 2027
Cette revalorisation intervient alors que le gouvernement prévoit, dans le projet de loi de finances pour 2027, de geler les barèmes des aides au logement l'an prochain. Les montants ne baisseraient pas, mais ils ne seraient pas revalorisés en octobre 2027, pour une économie estimée à environ 54 millions d'euros. Les aides au logement ont coûté près de 16,4 milliards d'euros à l'État en 2025.
Le projet prévoit également de réserver les aides au logement aux ressortissants non européens qui résident en France depuis au moins un an. Ces mesures doivent encore être votées par le Parlement.
Un coup de pouce limité face au poids du logement
La hausse reste faible au regard des dépenses de logement, qui représentent désormais 28 % du budget des ménages, et de la poussée récente des prix de l'énergie. Pour les foyers modestes qui préparent un premier achat, le niveau des aides et des charges de logement pèse aussi dans le calcul de la capacité d'emprunt.
Source : Service-public.fr, revalorisation des APL au 1er octobre 2026