Le salaire net moyen dans le secteur privé a augmenté de 1,5 % après prise en compte de l'inflation en 2025, selon l'Insee. Publiée le 22 octobre 2026, l'étude fait aussi apparaître une légère augmentation des disparités salariales.
Le pouvoir d'achat du salaire net moyen a progressé pour la deuxième année consécutive dans le secteur privé. La nouvelle étude de l'Insee, publiée le 22 octobre, porte sur les rémunérations de 2025 : elle ne décrit donc pas l'évolution des salaires pendant l'année 2026. Cette distinction est essentielle pour interpréter les chiffres dans le contexte économique actuel.
Un salaire moyen de 2 797 euros net en équivalent temps plein
En 2025, le salaire net moyen du privé atteint 2 797 euros par mois en équivalent temps plein. Il augmente de 2,5 % en euros courants. Après correction de l'inflation, l'Insee mesure une progression de 1,5 %, contre 0,8 % l'année précédente.
L'équivalent temps plein permet de comparer les rémunérations indépendamment des différences de durée de travail. Le montant publié ne correspond donc pas nécessairement à la somme effectivement versée chaque mois à une personne travaillant à temps partiel. De même, une hausse du salaire moyen ne signifie pas que chaque salarié a reçu une augmentation identique.
La moitié des salariés sous 2 238 euros net
Le salaire médian s'établit à 2 238 euros net mensuels en équivalent temps plein. La moitié des salariés se situe en dessous de ce montant et l'autre moitié au-dessus. L'écart avec la moyenne souligne l'effet des rémunérations élevées sur l'indicateur moyen.
Ces repères nationaux doivent également être distingués du budget disponible d'un foyer. Celui-ci dépend de l'ensemble de ses revenus, de sa composition et de ses dépenses contraintes. Le reste à vivre après les charges fixes ne peut ainsi pas être déduit du seul niveau du salaire moyen ou médian.
Des gains plus élevés en haut de l'échelle salariale
L'Insee constate que les rémunérations les plus élevées ont bénéficié de progressions plus importantes que les plus faibles en 2025. Après plusieurs années de resserrement, puis une stabilisation en 2024, les disparités salariales augmentent légèrement.
Ce résultat contraste avec les années durant lesquelles les revalorisations du Smic avaient davantage protégé les bas salaires contre l'inflation. Il rappelle que l'évolution d'un indicateur global peut recouvrir des trajectoires différentes selon la position dans l'échelle des rémunérations.
L'étude relève enfin qu'une partie de la hausse du salaire moyen tient à la transformation de la structure des emplois. Une modification de la répartition des postes entre catégories professionnelles peut faire évoluer la moyenne, même sans augmentation uniforme des salaires individuels. Le bilan publié apporte donc un éclairage sur les revenus du travail en 2025, sans préjuger de leur évolution en 2026.
Source : Insee Première n° 2132, Les salaires dans le secteur privé en 2025, publication du 22 octobre 2026.