Définition - Taux d'intermédiation
Le taux d'intermédiation est la proportion du financement de l'économie transitant par les établissements bancaires (crédits) par rapport au financement direct sur les marchés de capitaux (émissions obligataires, actions), mesurant le degré de bancarisation du système financier d'un pays.
Un taux d'intermédiation élevé signifie que les entreprises se financent principalement par le crédit bancaire (modèle d'économie d'endettement). Un taux faible indique un recours important aux marchés de capitaux (modèle d'économie de marchés financiers). Historiquement, l'Europe continentale et le Japon présentaient des taux d'intermédiation élevés, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni privilégiaient le financement de marché.
Le taux d'intermédiation en France a sensiblement diminué depuis les années 1980 avec la déréglementation financière, le développement du marché obligataire et l'essor de la titrisation. Toutefois, le crédit bancaire reste dominant pour les PME et ETI, qui n'ont pas accès direct aux marchés de capitaux. Le taux d'intermédiation au sens large (incluant les financements de marché portés par les banques : souscription d'obligations, titrisation) reste élevé, les banques jouant un rôle d'intermédiaire même dans le financement de marché.
À retenir
- Le taux d'intermédiation mesure la part du financement passant par les banques vs les marchés.
- Il a diminué en France depuis les années 1980 avec la déréglementation financière.
- Le crédit bancaire reste dominant pour les PME et ETI sans accès direct aux marchés.