Les demandes de traitement du surendettement continuent de progresser, selon le baromètre publié le 13 octobre par la Banque de France. De janvier à septembre 2026, 121 571 dossiers ont été déposés, soit 11 % de plus qu'un an auparavant.
La progression des difficultés financières se confirme à la rentrée. Dans son baromètre de l'inclusion financière de septembre, mis en ligne le 13 octobre, la Banque de France fait état d'une nouvelle hausse des demandes de traitement du surendettement. Les données portent sur les dossiers déposés, et non sur le nombre de situations ayant déjà donné lieu à une décision.
Plus de 121 000 dossiers déposés depuis janvier
Entre janvier et septembre 2026, l'institution a enregistré 121 571 dossiers, soit une augmentation de 11 % par rapport aux neuf premiers mois de 2025. Pour le seul mois de septembre, les dépôts atteignent 13 169, en progression de 10,5 % sur un an.
Sur douze mois glissants, d'octobre 2025 à septembre 2026, le total s'établit à 160 021 dossiers, en hausse de 12 %. Ces trois mesures couvrent des périodes différentes : elles ne doivent donc pas être additionnées. Elles dessinent néanmoins une même tendance à la hausse des recours à la procédure.
Les inscriptions au FICP augmentent également
Le baromètre relève une progression de 5,2 % des nouvelles inscriptions de personnes au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) sur les neuf premiers mois de 2026. Ce fichier recouvre notamment les incidents de paiement et les situations de surendettement : son évolution ne se confond pas avec celle des seuls dossiers déposés.
La publication dénombre 717 124 nouvelles inscriptions sur cette période. Elle précise qu'une personne peut connaître plusieurs incidents au cours du mois observé. Ce flux ne correspond donc pas au nombre total de personnes présentes dans le fichier à une date donnée. Pour les ménages emprunteurs, ces données éclairent le lien entre crédit à la consommation et surendettement.
Davantage de demandes d'accompagnement
Les sollicitations adressées à la Banque de France en matière d'inclusion financière progressent aussi : +9 % depuis janvier. Elles passent par les guichets, le téléphone au 3414, le courrier ou le web.
À l'inverse, les désignations de banques dans le cadre du droit au compte diminuent de 14 % sur la même période. Le baromètre suit ainsi plusieurs dimensions distinctes de l'inclusion financière. Il constate leur évolution, sans attribuer la hausse du surendettement à une cause unique.
Source : Banque de France, baromètre mensuel de l'inclusion financière n°66, septembre 2026, publié le 13 octobre 2026.