Définition - Risque de transformation
Le risque de transformation est le risque supporté par un établissement financier lorsqu'il finance des emplois à long terme (crédits immobiliers, prêts aux entreprises) par des ressources à court terme (dépôts à vue, emprunts interbancaires). Il résulte du décalage de maturité entre actifs et passifs du bilan bancaire.
La transformation d'échéances est au coeur du métier bancaire : les banques collectent des dépôts à court terme remboursables à tout moment et les prêtent à long terme. Ce mécanisme crée de la valeur (la marge de transformation provient de l'écart entre taux longs et taux courts) mais expose la banque à deux risques majeurs. Le risque de taux : si les taux courts montent, le coût des ressources augmente alors que les crédits à taux fixe ne sont pas réévalués. Le risque de liquidité : en cas de retrait massif des dépôts, la banque ne peut pas récupérer immédiatement ses crédits à long terme.
La gestion du risque de transformation est assurée par la gestion actif-passif (ALM), qui mesure les écarts de maturité et met en place des couvertures (swaps de taux, émissions obligataires à long terme). Le ratio NSFR de Bâle III encadre la transformation en imposant un financement stable à un an minimum.
À retenir
- Le risque de transformation résulte du financement d'emplois longs par des ressources courtes.
- Il expose la banque au risque de taux et au risque de liquidité.
- La gestion actif-passif (ALM) et le ratio NSFR de Bâle III encadrent ce risque.