Définition - Operational risk
L'operational risk (risque opérationnel) est le risque de perte résultant de défaillances ou d'inadéquations des processus internes, des personnes, des systèmes informatiques ou d'événements extérieurs, incluant le risque juridique mais excluant les risques stratégiques et de réputation selon la définition du Comité de Bâle.
Le risque opérationnel couvre un large spectre d'événements : erreurs humaines (saisie incorrecte d'ordres, fautes de calcul), fraudes internes ou externes, pannes informatiques, cyberattaques, défaillances de processus (ruptures de chaîne de règlement-livraison), catastrophes naturelles, litiges juridiques et non-conformité réglementaire. L'affaire Kerviel à la Société Générale (2008, perte de 4,9 milliards d'euros) illustre un risque opérationnel lié à une fraude interne et à des défaillances de contrôle.
Les accords de Bâle II puis Bâle III ont imposé aux banques de quantifier et de provisionner le risque opérationnel dans leurs exigences de fonds propres. Trois approches sont prévues : l'approche indicateur de base (pourcentage du produit net bancaire), l'approche standard (par ligne de métier) et l'approche par mesure avancée (AMA, modèles internes). Les établissements mettent en place des dispositifs de contrôle interne, des plans de continuité d'activité et des bases de données d'incidents pour cartographier et atténuer ce risque.
À retenir
- Le risque opérationnel couvre les pertes liées aux processus, personnes, systèmes et événements externes.
- Bâle II/III imposent aux banques de provisionner ce risque dans leurs fonds propres.
- Fraudes, pannes informatiques, cyberattaques et erreurs humaines en sont les principales sources.