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Arsalain EL KESSIR

Écrit par Arsalain EL KESSIRVérifié par Ouafâa MACHRI

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✍ Les points à retenir

  • Le capital versé est le capital restant dû au moment du décès, et non le capital initial, à hauteur de la quotité souscrite.
  • Une quotité de 100 % sur chaque tête ne joue qu'au décès : elle ne relève pas automatiquement le niveau des autres garanties du contrat.
  • La déclaration du décès s'adresse à l'assureur, pas à la banque ; prévenir la banque ne vaut pas déclaration de sinistre.
  • La couverture est active dès la signature du contrat d'assurance, y compris pendant le différé d'un prêt à taux zéro.
  • Un décès survenu à l'étranger est généralement couvert, sous réserve des exclusions et de la production des justificatifs.

Que couvre la garantie décès de l'assurance emprunteur

La garantie décès de l'assurance emprunteur solde le capital restant dû du prêt au décès de l'assuré, à hauteur de la quotité souscrite, de sorte que les héritiers ou le co-emprunteur n'héritent pas de cette dette. Aucune loi ne l'impose, mais aucune banque n'accorde un prêt immobilier sans elle : c'est une condition d'octroi. Ce qui change d'un contrat à l'autre, ce n'est pas le principe, identique partout, mais trois paramètres : la quotité, les exclusions et l'âge limite de couverture.

Trois précisions valent d'être posées d'emblée, parce qu'elles sont la source des malentendus les plus coûteux :

  • Le capital versé est le capital restant dû au moment du sinistre, et non le capital initial
  • La déclaration du décès s'adresse à l'assureur, et non à la banque
  • La couverture est active dès la signature du contrat d'assurance, y compris pendant la phase de différé d'un prêt à taux zéro, où aucune mensualité n'est encore appelée

La garantie décès est le socle de tout contrat d'assurance emprunteur, dont les niveaux de prix varient fortement d'un assureur à l'autre. Une quotité de 100 % sur chaque tête, enfin, ne s'applique qu'au décès : elle ne modifie pas automatiquement les paramètres des autres garanties du contrat.

Comment la garantie se déclenche et quel capital est versé

Le déclenchement repose sur un fait unique, le décès de l'assuré, quelle qu'en soit la cause, sous réserve des exclusions prévues au contrat. Il n'y a ni barème, ni seuil, ni expertise médicale d'évaluation : c'est ce qui distingue cette garantie de toutes les autres du contrat. Le calcul du montant versé, en revanche, obéit à deux variables.

Le capital restant dû, et non le capital initial

L'assureur rembourse ce qui reste à devoir à la date du décès. Sur un prêt de 300 000 € dont 100 000 € ont déjà été remboursés, il verse 200 000 €. Le montant garanti décroît donc au fil de l'amortissement, ce qui explique que deux contrats puissent calculer leur cotisation sur deux bases différentes : le capital initial, avec une cotisation stable sur toute la durée, ou le capital restant dû, avec une cotisation qui diminue. Les deux méthodes aboutissent à des coûts totaux différents selon la durée réelle du prêt.

Le bénéficiaire du versement : la banque, pas les héritiers

Le capital est versé directement à l'établissement prêteur, qui l'affecte au solde du prêt. Les proches ne perçoivent aucune somme : ce qu'ils reçoivent, c'est l'extinction de la dette à hauteur de la quotité assurée. Le versement suit les règles propres au remboursement de l'assurance de prêt, qui dépendent du contrat, notamment lorsque le prêt comporte plusieurs lignes ou un palier.

Ce qu'il reste à la charge du co-emprunteur survivant

C'est la question que la quotité tranche, et la seule qui compte pour un couple. Si l'emprunteur décédé était assuré à 100 %, le prêt est soldé et le survivant n'a plus d'échéance. S'il était assuré à 50 %, la moitié du capital restant dû est soldée et le survivant continue de rembourser l'autre moitié, avec un seul revenu au lieu de deux. La mensualité résiduelle ne se renégocie pas automatiquement : elle reste due selon l'échéancier, sauf accord de la banque sur un allongement de durée.

La garantie décès face aux autres garanties du contrat

Un contrat d'assurance de prêt articule plusieurs garanties qui ne se déclenchent pas sur les mêmes faits et n'indemnisent pas de la même manière. Le panorama complet, avec les critères de choix de chacune, figure au guide des garanties de l'assurance de prêt ; le tableau ci-dessous situe la garantie décès parmi les autres.

GarantieCe qui la déclencheCe qui est indemniséPrésence dans les contrats
Décès Le décès de l'assuré, quelle qu'en soit la cause, hors exclusions Le capital restant dû, à hauteur de la quotité souscrite Exigée par les banques sur tout prêt immobilier
PTIA Une invalidité totale et définitive imposant l'assistance d'un tiers Le capital restant dû, comme au décès Systématiquement couplée au décès dans l'offre de base
IPT Une invalidité permanente au-delà du seuil fixé au contrat Les échéances ou le capital, selon le contrat Présente dans la plupart des contrats
IPP Une invalidité partielle, dans la fourchette prévue au contrat Une fraction des échéances, proportionnelle au taux retenu Souvent en option, pas toujours incluse
ITT Un arrêt de travail total, après la franchise prévue Les échéances pendant l'arrêt, de façon forfaitaire ou indemnitaire Exigée pour un emprunteur en activité

Ce tableau règle au passage une confusion fréquente. L'assurance décès-invalidité, parfois désignée par le sigle ADI, n'est pas un produit distinct de la garantie décès : c'est une dénomination commerciale qui regroupe le décès et les garanties d'invalidité des deux premières lignes. Dans la pratique, les deux premières lignes forment le socle de toute offre, et c'est à partir de la troisième que les contrats se différencient réellement.

La quotité : le paramètre le plus structurant

La quotité définit le pourcentage du capital assuré pour chaque emprunteur. C'est ce paramètre qui détermine ce qu'il reste à rembourser au décès d'un co-emprunteur, donc le niveau réel de protection du foyer. Les répartitions ci-dessous sont des usages du marché, non un barème imposé : le total des quotités doit simplement atteindre au moins 100 % par prêt.

« La garantie décès, c'est celle que tout le monde a mais que personne ne lit. L'erreur la plus coûteuse, c'est le couple qui souscrit à 50/50 en pensant être protégé, et qui découvre au décès d'un co-emprunteur que le survivant doit rembourser la moitié seul, avec la moitié des revenus du foyer. La quotité, c'est une décision financière majeure qui mérite 10 minutes de réflexion. »

Arsalain EL KESSIR – Fondateur de BoursedesCrédits

Les configurations de quotité et leurs implications réelles

  • 100 % sur chaque tête : si l'un des emprunteurs décède, le capital est intégralement soldé et le survivant n'a plus de dette. C'est la protection maximale, pertinente quand les deux revenus sont indispensables au remboursement. La cotisation est la plus élevée, le risque résiduel est nul
  • 50 % sur chaque tête : si l'un décède, seule la moitié du capital restant dû est soldée et le survivant continue de rembourser l'autre moitié seul. Cette répartition n'a de sens que si le revenu du survivant suffit, à lui seul, à assumer la dette résiduelle
  • 70 % et 30 %, ou 60 % et 40 % : répartition différenciée selon les revenus, l'emprunteur dont le revenu porte le remboursement étant couvert à hauteur plus importante. Plus cohérent que la répartition par moitié dans un couple aux revenus inégaux

Ce que la quotité ne couvre pas automatiquement

La quotité s'applique à la garantie décès et, selon le contrat, à la perte totale et irréversible d'autonomie qui lui est toujours couplée. Elle n'élargit pas les autres garanties, qui ont leurs propres franchises et leurs propres barèmes : deux emprunteurs assurés à 100 % chacun au décès peuvent être couverts à des niveaux très différents en cas d'arrêt de travail. Chaque garantie s'examine séparément.

La quotité commande un second effet, rarement signalé. La dispense de questionnaire de santé s'apprécie sur la part de capital assuré par tête, dans la limite de 200 000 €. Un couple qui assure 50 % sur chaque tête reste donc dans ce champ jusqu'à 400 000 € de capital emprunté, là où un couple assuré à 100 % chacun en sort dès 200 000 €. Choisir la protection maximale peut ainsi faire basculer le dossier vers un examen médical : c'est un arbitrage à connaître, non une raison de renoncer à la couverture.

Les exclusions et les limites à vérifier avant de signer

Le principe de la garantie est large, puisque toute cause de décès est couverte. Ce sont les exclusions qui dessinent la couverture réelle, et elles se lisent dans les conditions générales comme dans les conditions particulières. Cinq d'entre elles reviennent dans la plupart des contrats.

Exclusion ou limiteCe qu'elle signifie concrètementComment l'anticiper
Suicide la première année Exclu la première année du contrat, sauf pour un prêt finançant le logement principal, où la couverture est due dès la souscription dans la limite d'un plafond légal Vérifier l'objet du prêt et le plafond retenu dans les conditions particulières
Âge limite de couverture La garantie cesse à un âge fixé au contrat, couramment entre 70 et 80 ans Vérifier que la date de fin correspond à la dernière mensualité du prêt
Activités à risque non déclarées Décès lors d'une pratique sportive ou professionnelle à risque non mentionnée à la souscription Déclarer toute activité à risque, une extension pouvant être demandée
Maladies préexistantes non déclarées Décès lié à une pathologie connue avant la signature et non déclarée dans le questionnaire Remplir le questionnaire avec exactitude, une omission pouvant être sanctionnée, selon son caractère intentionnel, jusqu'à la nullité du contrat
Guerre et événements exceptionnels Décès dans un contexte de conflit armé ou d'émeute, selon les clauses Vérifier ce point pour un emprunteur se déplaçant dans des zones à risque

La règle du suicide et l'exception du logement principal

Le Code des assurances prive d'effet l'assurance en cas de décès lorsque l'assuré se donne volontairement la mort au cours de la première année du contrat. Mais il prévoit une dérogation que presque personne n'énonce, et qui concerne la majorité des emprunteurs : lorsque le prêt finance l'acquisition du logement principal, le contrat d'assurance de groupe doit couvrir le décès par suicide dès la souscription, première année comprise, dans la limite d'un plafond fixé par voie réglementaire. Une famille à qui l'on oppose l'exclusion dans cette situation peut donc réclamer l'indemnisation, à hauteur du plafond stipulé au contrat, qui peut être supérieur au minimum légal. Pour un contrat individuel souscrit en délégation, ou pour un prêt finançant autre chose que le logement principal, la clause des conditions générales reste le document de référence.

L'âge limite de couverture et la date de dernière mensualité

L'âge auquel la garantie cesse est un paramètre purement contractuel : les durées rencontrées sur le marché vont d'une cessation vers soixante-dix ans à une cessation vers quatre-vingts ans, sans qu'aucune norme ne s'impose. Le chiffre importe moins que la vérification : la date de fin de garantie doit être postérieure à la dernière mensualité du prêt. Un emprunteur de cinquante-cinq ans qui souscrit sur vingt-cinq ans doit s'en assurer ligne à ligne, faute de quoi les dernières années du crédit ne sont plus couvertes au moment où le risque est le plus élevé.

Les déclarations inexactes : activités à risque et antécédents

Les deux exclusions pour non-déclaration ne sanctionnent pas le risque lui-même mais son omission : un parachutiste déclaré est assurable, parfois avec une surprime ou une exclusion nommée, alors qu'un parachutiste non déclaré ne l'est pas. Il en va de même des antécédents médicaux. Lorsque le questionnaire de santé est supprimé, dans les conditions de capital et d'âge fixées par la loi Lemoine, il n'y a aucun antécédent à déclarer et ce motif de contestation disparaît. Hors de ce champ, la règle est de répondre avec exactitude, y compris sur les examens en cours.

Le délai de carence, à ne pas confondre avec le délai de déclaration

Deux délais portent des noms voisins et n'ont rien à voir. La carence est la période initiale pendant laquelle la garantie ne joue pas encore, bien que la cotisation soit appelée. Sa durée est fixée au contrat et les usages varient, de l'absence de carence à plusieurs mois ; elle est souvent écartée pour un décès accidentel et maintenue pour un décès par maladie. C'est une clause à lire avant de signer, surtout lorsque le prêt est débloqué rapidement.

Le délai de déclaration est tout autre : c'est le temps dont disposent les proches pour signaler le décès à l'assureur. Les contrats prévoient généralement trente jours à compter du décès, certains jusqu'à six mois. Ce délai est également contractuel. Un dépassement complique l'instruction du dossier, en particulier la reconstitution des pièces médicales, sans entraîner mécaniquement un refus : l'assureur doit motiver sa décision, et un retard justifié par les circonstances s'explique.

Accéder à la garantie avec un profil médical

Un antécédent de santé ne ferme pas l'accès à la garantie décès : il modifie l'instruction du dossier, qui passe d'une acceptation sur simple déclaration à un examen médical. Trois issues sont possibles :

  • L'acceptation aux conditions standard, sans majoration ni restriction
  • La surprime, qui majore la cotisation sans réduire l'étendue de la couverture
  • L'exclusion nommée d'une pathologie identifiée

Ce que le droit à l'oubli change concrètement

Le droit à l'oubli dispense de déclarer une pathologie cancéreuse ou une hépatite C cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, en l'absence de rechute. L'effet sur cette garantie est direct : une pathologie couverte par ce dispositif ne peut servir de fondement ni à une surprime, ni à une exclusion, ni à un refus. L'emprunteur accède aux conditions standard, et l'assureur ne peut pas lui en demander la mention.

Les profils médicaux complexes hors droit à l'oubli

Les dossiers qui sortent de ce cadre relèvent de la convention AERAS et de sa grille de référence, qui organise un examen à plusieurs niveaux et encadre les surprimes pour éviter que le coût de l'assurance rende le prêt inaccessible. Deux points concernent directement la garantie décès : une exclusion nommée porte sur une pathologie identifiée et laisse la couverture entière pour toute autre cause de décès ; et une surprime se négocie contrat par contrat, ce qui rend la mise en concurrence d'autant plus utile sur ces profils.

Déclarer le décès et obtenir l'indemnisation

Cette étape est celle sur laquelle les proches sont le moins renseignés, au moment où ils sont le moins disponibles. Trois règles suffisent à sécuriser le dossier.

À qui adresser la déclaration, et dans quel délai

La déclaration s'adresse à l'assureur, et non à la banque. C'est l'assureur qui instruit le dossier et verse le capital directement à l'établissement prêteur. Prévenir la banque reste utile, parce qu'elle continue d'appeler les mensualités jusqu'au règlement, mais l'information de la banque ne vaut pas déclaration de sinistre. Le délai contractuel court à compter du décès, généralement trente jours.

Les pièces à fournir

Le dossier repose sur un socle de pièces, auquel le contrat peut en ajouter :

  • L'acte de décès
  • Le contrat de prêt et le tableau d'amortissement à jour, qui établit le capital restant dû
  • Selon les contrats, un certificat médical précisant la cause du décès, le questionnaire de santé initial et, lorsque le décès est survenu hors de France, les actes locaux traduits

La liste exacte figure dans les conditions générales du contrat : c'est le premier document à retrouver, avant même de rassembler les pièces.

Le traitement du dossier et le solde du prêt

L'assureur vérifie la régularité de l'adhésion, l'absence d'exclusion applicable et le montant restant dû, puis règle la banque. Les mensualités appelées entre le décès et le règlement font l'objet d'une régularisation, dont le décompte est à demander à la banque. Un refus doit être motivé par écrit et peut être contesté, d'abord auprès du service réclamation de l'assureur, puis devant le médiateur de l'assurance. Trois motifs de refus reviennent : une exclusion contractuelle applicable, une omission dans le questionnaire de santé et un décès survenu lors d'une activité à risque non déclarée.

Comment comparer la garantie décès entre deux contrats

Le principe de la garantie étant le même partout, la comparaison ne porte pas sur elle mais sur quatre paramètres :

  • La quotité retenue pour chaque emprunteur
  • L'âge de cessation de la garantie, rapporté à la date de la dernière mensualité du prêt
  • La liste des exclusions, aux conditions générales comme aux conditions particulières
  • La durée de la carence, et son éventuelle levée en cas de décès accidentel

Un cinquième élément se lit en regard, la base de calcul de la cotisation, capital initial ou capital restant dû, qui change le coût total sans changer la couverture.

À garanties comparables, l'écart de prix se lit sur un seul indicateur, le taux annuel effectif d'assurance, qui ramène le coût de la couverture à une base homogène. Comparer deux cotisations mensuelles sans regarder cet indicateur ni la base de calcul conduit à retenir le contrat le moins cher la première année, qui n'est pas toujours le moins cher sur la durée.

La fiche standardisée d'information remise par la banque sert de référence à cette lecture : elle porte les critères que l'établissement exige, et tout contrat externe doit s'y mesurer, paramètre par paramètre. C'est le document à placer en regard de chaque proposition reçue.

La comparaison des offres d'assurance de prêt permet de confronter plusieurs contrats sur ces quatre paramètres, et de voir à quel endroit les garanties diffèrent réellement d'un assureur à l'autre pour un même profil.

FAQ : garantie décès de l'assurance de prêt

Les héritiers héritent-ils de la dette si la garantie décès est en place ?

Non, à hauteur de la quotité assurée. Si l'assuré décédé était couvert à 100 %, le capital restant dû est intégralement soldé par l'assureur et la dette s'éteint. Si la quotité était de 50 %, la moitié est soldée et le co-emprunteur survivant reste redevable de l'autre moitié. Les héritiers ne perçoivent aucune somme : le capital va à la banque, et ce qu'ils reçoivent est la libération de la dette.

Peut-on modifier la quotité après la souscription ?

Cela dépend de l'accord de la banque et de l'assureur, et non d'un droit. Certains contrats admettent un avenant lors d'un événement familial majeur, naissance, séparation ou décès d'un co-emprunteur. Hors de ces cas, l'ajustement passe le plus souvent par un changement de contrat, possible à tout moment en cours de prêt, sous réserve de garanties équivalentes.

La garantie décès est-elle obligatoire ?

Aucun texte ne l'impose, mais aucune banque n'accorde un prêt immobilier sans elle : elle figure parmi les conditions d'octroi du crédit. L'emprunteur reste libre du contrat qui la porte, celui de la banque ou un contrat externe, dès lors que les garanties exigées sont respectées.

Jusqu'à quel âge la garantie décès couvre-t-elle ?

Jusqu'à l'âge de cessation fixé par le contrat, qui varie d'un assureur à l'autre. La question utile n'est pas l'âge affiché mais sa comparaison avec la date de la dernière mensualité : si la garantie s'arrête avant, la fin du prêt n'est pas couverte. Ce point se vérifie aux conditions particulières, avant la signature.

Le décès survenu à l'étranger est-il couvert ?

Généralement oui, sous réserve que les circonstances ne relèvent pas d'une exclusion, zone de conflit ou activité à risque non déclarée, et que les justificatifs puissent être produits dans les délais contractuels, ce qui peut être long selon le pays. Un emprunteur qui voyage ou travaille régulièrement hors de France a intérêt à faire préciser ce point aux conditions particulières.

La garantie couvre-t-elle un décès pendant le différé d'un prêt à taux zéro ?

Oui. La couverture est active dès la signature du contrat d'assurance, y compris pendant une phase de différé où aucune mensualité n'est encore appelée. En cas de décès pendant cette période, le capital emprunté est soldé à hauteur de la quotité assurée. Les modalités de prise en compte du différé peuvent varier selon les contrats, ce qui se vérifie aux conditions particulières.

La cotisation de la garantie décès évolue-t-elle pendant la durée du prêt ?

Cela dépend de la base de calcul. Une cotisation assise sur le capital initial reste stable sur toute la durée du prêt. Une cotisation assise sur le capital restant dû diminue au fil de l'amortissement, puisque le montant garanti décroît. Les contrats individuels retiennent plus souvent la seconde base, les contrats collectifs la première : c'est l'un des points qui séparent deux offres à garanties identiques.

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