Le pacte sur succession future est un accord par lequel une personne dispose de tout ou partie de sa succession de son vivant, ou par lequel un héritier présomptif renonce à ses droits dans une succession non encore ouverte. Le droit français prohibe en principe ces pactes.
L'article 722 du Code civil interdit les pactes sur succession future, c'est-à-dire les conventions portant sur la succession d'une personne vivante, qu'il s'agisse d'y renoncer, d'en disposer ou d'accepter par avance. Cette prohibition vise à protéger la liberté testamentaire du futur défunt (qui doit pouvoir changer d'avis jusqu'à son décès) et à prévenir les pressions sur les héritiers présomptifs.
Des exceptions légales existent. La renonciation anticipée à l'action en réduction (RAAR), introduite par la loi de 2006, permet à un héritier réservataire de renoncer par avance à contester une donation ou un legs excédant la quotité disponible, par acte notarié. Les donations-partages, les pactes Dutreil et certaines clauses de société civile constituent d'autres dérogations encadrées. Toute convention conclue en violation de l'interdiction est nulle de plein droit.
À retenir
- Le pacte sur succession future est en principe interdit par le Code civil français.
- Cette prohibition protège la liberté testamentaire et prévient les pressions sur les héritiers.
- Des exceptions existent : renonciation anticipée à l'action en réduction, donations-partages, pactes Dutreil.