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Comment faire si j'ai des impôts impayés ?

Ouafâa MACHRI

Écrit par Ouafâa MACHRI,

En cas d'impôts impayés, la priorité est de contacter rapidement le service des impôts pour demander un délai de paiement ou un échéancier. Vous pouvez aussi solliciter une remise gracieuse en cas de difficultés réelles. Agir vite évite la majoration de 10 % et les poursuites du Trésor public.

Réagir rapidement face à un impôt impayé

Dès qu'un impôt ne peut être réglé à l'échéance, la première démarche est de contacter votre service des impôts des particuliers (SIP), sans attendre les relances. L'administration fiscale est souvent disposée à trouver une solution amiable lorsque le contribuable se manifeste de bonne foi et en amont.

Le défaut de paiement à l'échéance entraîne une majoration de 10 % de la somme due, prévue par l'article 1730 du Code général des impôts. S'y ajoutent, en cas de retard prolongé, des poursuites pouvant aller jusqu'à la saisie. Réagir vite permet de limiter, voire d'éviter, ces conséquences.

Le contact peut se faire via votre espace personnel sur le site des impôts, par téléphone ou en vous rendant au guichet. Expliquer clairement votre situation et votre volonté de régulariser est déterminant pour obtenir un aménagement.

Les solutions amiables avec l'administration fiscale

L'administration fiscale propose plusieurs dispositifs pour aider les contribuables en difficulté à régulariser leur situation. Ces solutions permettent d'étaler ou d'alléger la dette fiscale selon les circonstances.

Les principales options à votre disposition sont les suivantes :

  • Le délai de paiement ou échéancier, qui permet d'étaler la dette sur plusieurs mois selon un plan convenu avec le comptable public.
  • La remise gracieuse, qui consiste à demander l'annulation totale ou partielle des majorations, voire de l'impôt, en cas de difficultés financières graves.
  • La modulation du prélèvement à la source, pour ajuster à l'avenir le taux ou les acomptes en cas de baisse de revenus.

La demande de remise gracieuse s'effectue par courrier ou via l'espace personnel, en exposant les motifs (perte d'emploi, maladie, baisse de revenus). L'administration examine la situation au cas par cas. Pour un échéancier, il faut généralement justifier de difficultés passagères et respecter scrupuleusement le plan accordé.

Les conséquences d'un impayé prolongé et les recours

En l'absence de régularisation ou d'accord amiable, le Trésor public dispose de moyens de recouvrement forcé. Il est important d'en connaître les étapes pour mesurer l'urgence d'agir.

Les principales mesures de recouvrement sont les suivantes :

  • La mise en demeure de payer, préalable obligatoire aux poursuites.
  • La saisie administrative à tiers détenteur (SATD), qui permet de prélever directement les sommes dues sur un compte bancaire ou un salaire.
  • La saisie des biens ou des rémunérations, en dernier recours, dans les limites fixées par la loi.

Face à ces mesures, des recours existent. En cas de désaccord sur l'impôt lui-même, une réclamation contentieuse peut être déposée. En cas de difficultés financières, il est toujours préférable de négocier un échéancier avant que les poursuites ne s'engagent. Si l'endettement dépasse le seul cadre fiscal, la commission de surendettement de la Banque de France peut être saisie, les dettes fiscales pouvant être intégrées à la procédure.

Questions fréquentes

Peut-on étaler le paiement de ses impôts ?

Oui, il est possible de demander un échéancier auprès de son service des impôts, en justifiant de difficultés passagères. L'administration peut accorder un étalement sur plusieurs mois. Il faut en faire la demande rapidement, idéalement avant l'échéance, et respecter le plan convenu.

Comment demander une remise gracieuse d'impôt ?

La demande se fait par courrier ou via l'espace personnel sur impots.gouv.fr, en exposant les motifs de difficulté (perte d'emploi, maladie, baisse de revenus). L'administration examine chaque situation individuellement. Elle peut accorder une remise totale ou partielle des majorations, voire de l'impôt.

Que risque-t-on en cas de non-paiement des impôts ?

Le retard entraîne une majoration de 10 % (article 1730 du CGI), puis des poursuites : mise en demeure, puis saisie administrative à tiers détenteur sur le compte ou le salaire. Agir en amont pour négocier un délai évite l'escalade vers ces mesures de recouvrement forcé.

Les dettes fiscales peuvent-elles entrer dans un dossier de surendettement ?

Oui, les dettes fiscales peuvent être intégrées à une procédure de surendettement auprès de la Banque de France. La commission peut proposer un rééchelonnement, voire un effacement partiel. Cette voie s'adresse aux situations où l'endettement global, fiscal et autre, est devenu insoutenable.

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