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Assurance de prêt immobilier hypertension artérielle

Andréa SALLOIS
Assurance de prêt immobilier hypertension artérielle

L'hypertension artérielle est considérée comme un risque aggravé de santé par les assureurs. C'est pourquoi elle peut entraver l'obtention d'un contrat d'assurance de prêt immobilier. Or sans couverture, la banque ne prendra pas le risque de vous accorder un crédit. Dans ce cas, quelles sont les solutions envisageables ?

Qu'est-ce que l'hypertension artérielle (HTA) ?

L'hypertension artérielle est définie médicalement par une élévation persistante de la pression exercée par le sang sur les parois des artères, au-delà des valeurs normales. En consultation médicale, elle est diagnostiquée lorsque la pression systolique (chiffre du haut) dépasse 140 mmHg et/ou que la pression diastolique (chiffre du bas) dépasse 90 mmHg, mesurées à plusieurs reprises. C'est l'une des pathologies chroniques les plus répandues dans la population adulte, touchant environ un adulte sur trois selon les estimations épidémiologiques.

Les formes cliniques et leur classification médicale

L'hypertension artérielle se décline en plusieurs formes cliniques aux implications médicales et assurantielles différentes. L'hypertension essentielle ou primaire, de loin la plus fréquente, ne présente pas de cause identifiable et résulte d'une combinaison de facteurs génétiques, alimentaires et environnementaux. L'hypertension secondaire, moins fréquente, est liée à une cause identifiable - maladie rénale, pathologie endocrinienne, apnées du sommeil - dont le traitement peut normaliser les chiffres tensionnels. La classification par stades - HTA légère, modérée ou sévère - est déterminée par le niveau des chiffres tensionnels mesurés et conditionne directement l'évaluation du risque par les assureurs.

Les facteurs de risque cardiovasculaire associés à l'HTA

L'hypertension artérielle n'est que rarement isolée. Elle s'inscrit fréquemment dans un contexte de risque cardiovasculaire global qui comprend d'autres facteurs aggravants : diabète, dyslipidémie, tabagisme, surpoids ou obésité, sédentarité et antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire. C'est précisément cette accumulation de facteurs de risque cardiovasculaire qui préoccupe les assureurs lors de l'évaluation du dossier. Un emprunteur présentant une hypertension isolée bien contrôlée sera évalué très différemment d'un emprunteur cumulant hypertension, diabète et tabagisme actif.

Les complications potentielles de l'HTA non traitée

Non traitée ou mal contrôlée, l'hypertension artérielle expose à des complications cardiovasculaires majeures qui expliquent son classement en risque aggravé par les assureurs. L'accident vasculaire cérébral (AVC), l'infarctus du myocarde, l'insuffisance cardiaque, la néphropathie hypertensive évoluant vers l'insuffisance rénale chronique, et la rétinopathie hypertensive constituent les principales complications à long terme. Ces risques de sinistres graves - décès prématuré, invalidité permanente, incapacité professionnelle prolongée - justifient l'attention particulière portée à cette pathologie lors de la souscription d'une assurance de prêt immobilier.

Pourquoi l'hypertension est-elle un risque aggravé pour les assureurs ?

La qualification de l'hypertension artérielle comme risque aggravé de santé par les assureurs repose sur une logique actuarielle précise, fondée sur les données épidémiologiques disponibles concernant les complications cardiovasculaires associées à cette pathologie chronique.

Une mortalité cardiovasculaire statistiquement plus élevée

Les données épidémiologiques établissent clairement que l'hypertension artérielle, particulièrement lorsqu'elle est mal contrôlée ou associée à d'autres facteurs de risque cardiovasculaire, augmente statistiquement le risque de mortalité prématurée par rapport à la population normotendue. Cette surmortalité cardiovasculaire - principalement liée aux AVC et aux cardiopathies ischémiques - est le facteur central qui justifie des surprimes sur la garantie décès dans les contrats d'assurance emprunteur. Plus le niveau tensionnel est élevé et plus les facteurs de risque associés sont nombreux, plus cette surmortalité statistique est significative.

Un risque d'invalidité et d'incapacité professionnelle majoré

Au-delà du risque de mortalité prématurée, l'hypertension artérielle expose à des complications pouvant engendrer une invalidité permanente ou une incapacité temporaire de travail prolongée. Un AVC peut laisser des séquelles neurologiques définitives compromettant la capacité professionnelle. Une insuffisance cardiaque secondaire peut réduire significativement les aptitudes au travail. Ces risques d'activation des garanties ITT et IPT sont intégrés dans les modèles actuariels des assureurs, contribuant à la qualification de risque aggravé et aux conditions spécifiques proposées.

Le rôle central du contrôle tensionnel dans l'évaluation du risque

La distinction fondamentale que les assureurs établissent face à un dossier hypertensif est celle entre une hypertension bien contrôlée sous traitement et une hypertension non contrôlée ou insuffisamment traitée. Un emprunteur dont les chiffres tensionnels sont normalisés sous traitement antihypertenseur bien conduit, avec une bonne observance thérapeutique documentée et un suivi cardiologique régulier, présente un profil de risque sensiblement plus faible qu'un emprunteur dont l'hypertension reste non contrôlée malgré un traitement. Cette distinction conditionne directement les conditions de surprime ou d'exclusion proposées.

Comment déclarer l'hypertension dans le questionnaire de santé ?

La déclaration de l'hypertension artérielle dans le questionnaire de santé est une étape incontournable qui doit être abordée avec précision et sincérité. La qualité de cette déclaration conditionne la validité du contrat et la pertinence de l'évaluation médicale.

L'obligation légale de sincérité et ses implications contractuelles

Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle, même partielle, peut entraîner la nullité du contrat et priver l'emprunteur - ou ses proches - de toute indemnisation en cas de sinistre. Une hypertension artérielle diagnostiquée médicalement, faisant l'objet d'un traitement médicamenteux prescrit et d'un suivi médical régulier, doit impérativement être déclarée. La sincérité est la seule garantie d'une couverture réelle et efficace sur l'ensemble de la durée du prêt.

Les informations médicales à préparer avant de remplir le questionnaire

Pour renseigner le questionnaire avec précision et permettre une évaluation médicale optimale, il est conseillé de rassembler les éléments suivants en amont :

  • La date du diagnostic d'hypertension artérielle.
  • Les chiffres tensionnels actuels sous traitement et en automesure tensionnelle.
  • Les médicaments antihypertenseurs prescrits : classes thérapeutiques, dosages.
  • Les résultats du dernier bilan cardiovasculaire complet : ECG, échocardiographie, bilan biologique (créatinine, kaliémie, glycémie, bilan lipidique).
  • L'existence ou non de complications hypertensives documentées (AVC, cardiopathie, néphropathie).
  • Les facteurs de risque cardiovasculaire associés : diabète, tabagisme, dyslipidémie, IMC.
  • Les résultats des dernières consultations de suivi cardiologique ou néphro-logique.

Le rôle du médecin traitant et du cardiologue dans la préparation du dossier

Préparer la déclaration en concertation avec son médecin traitant ou son cardiologue référent est fortement recommandé. Une attestation médicale récente précisant le niveau tensionnel actuel sous traitement, l'absence de complication cardiovasculaire documentée, la bonne observance thérapeutique et les résultats du bilan cardiovasculaire complet constitue un élément de dossier déterminant. Ce courrier médical valorisant les éléments favorables peut orienter significativement la décision du médecin-conseil vers des conditions plus avantageuses.

Ne pas déclarer l'hypertension pour un crédit immobilier : quelles conséquences ?

La tentation de ne pas déclarer une hypertension artérielle dans le questionnaire de santé pour éviter une surprime peut sembler attractive, mais les conséquences d'une telle omission sont potentiellement gravissimes.

La nullité du contrat d'assurance et ses effets dévastateurs

La principale conséquence d'une fausse déclaration intentionnelle dans le questionnaire de santé est la nullité du contrat d'assurance. Cette nullité peut être prononcée par l'assureur à tout moment, y compris plusieurs années après la souscription, si la fausse déclaration est découverte. Elle entraîne la perte de toutes les sommes versées à titre de primes et, surtout, l'absence de toute indemnisation en cas de sinistre. En cas de décès de l'emprunteur avec une fausse déclaration dans son dossier, ses proches se retrouveraient seuls à assumer le capital restant dû, sans aucune prise en charge par l'assureur.

Les mécanismes de détection des fausses déclarations

Les assureurs disposent de plusieurs mécanismes pour détecter les fausses déclarations, notamment lors de la survenance d'un sinistre. L'instruction médicale du sinistre implique l'accès aux antécédents médicaux de l'emprunteur via son médecin traitant et ses spécialistes. La consultation du dossier médical hospitalier ou des ordonnances délivrées permet souvent de reconstituer l'historique des pathologies traitées. Des antihypertenseurs prescrits depuis plusieurs années avant la souscription du contrat constituent une preuve irréfutable d'une omission intentionnelle dans la déclaration.

Les risques juridiques et financiers pour l'emprunteur

Au-delà de la nullité du contrat d'assurance, une fausse déclaration intentionnelle peut exposer l'emprunteur à des poursuites judiciaires pour fraude à l'assurance. Sur le plan financier, outre la perte des primes versées et l'absence d'indemnisation, l'emprunteur reste personnellement responsable du remboursement intégral du capital restant dû auprès de l'établissement prêteur. Pour un crédit immobilier représentant des centaines de milliers d'euros, les conséquences financières d'une telle situation peuvent être catastrophiques pour l'emprunteur et sa famille.

Quelles garanties d'assurance de prêt immobilier en cas d'hypertension ?

Les garanties proposées dans le cadre d'une assurance de prêt immobilier avec une hypertension artérielle sont identiques dans leur nature à celles d'un contrat standard. Leur étendue et leurs conditions d'application sont modulées en fonction du profil tensionnel et du risque cardiovasculaire global de l'emprunteur.

Les garanties socles et leur accessibilité selon le profil hypertensif

La garantie décès (DC) et la garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) constituent le socle minimal exigé par tout établissement prêteur. Pour une hypertension artérielle légère à modérée, bien contrôlée sous traitement et sans complication cardiovasculaire documentée, ces garanties sont généralement accordées avec une surprime modérée. Pour une hypertension sévère mal contrôlée ou associée à des complications cardiovasculaires établies - antécédent d'AVC, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale chronique - des conditions plus restrictives s'appliquent, incluant des surprimes plus importantes.

La garantie ITT et les spécificités de l'HTA

La garantie Incapacité Temporaire Totale de travail (ITT) est généralement accordée sans exclusion spécifique pour l'hypertension artérielle isolée bien contrôlée. Des exclusions ciblées peuvent cependant s'appliquer pour les sinistres directement liés aux complications de l'hypertension - AVC invalidant, insuffisance cardiaque décompensée - lorsque ces complications sont déjà documentées dans les antécédents au moment de la souscription. L'existence d'antécédents de complications hypertensives est donc le facteur le plus déterminant pour cette garantie.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales garanties, leur objet et les modalités d'application habituelles en présence d'une hypertension artérielle :

GarantieObjet de la couvertureModalités en cas d'hypertension artérielle
Décès (DC) Remboursement du capital restant dû en cas de décès Accordée, surprime selon niveau tensionnel et risque cardiovasculaire global
PTIA Prise en charge en cas de perte totale d'autonomie Accordée, possible exclusion si complication neurologique ou cardiaque
ITT Indemnisation en cas d'arrêt de travail temporaire Standard pour HTA isolée, exclusion possible si complication documentée
IPT Couverture en cas d'invalidité permanente totale Variable selon antécédents de complications cardiovasculaires
IPP Couverture en cas d'invalidité permanente partielle Accordée sans restriction majeure pour HTA bien contrôlée sans complication

L'importance de comparer les définitions contractuelles des garanties

La comparaison des contrats d'assurance ne doit pas se limiter au tarif. La définition précise de l'ITT - impossibilité d'exercer toute activité professionnelle versus impossibilité d'exercer sa propre profession - peut avoir des répercussions importantes en cas de sinistre cardiovasculaire. L'étendue exacte des exclusions liées à l'hypertension varie également d'un assureur à l'autre, certains limitant l'exclusion aux complications directement liées à l'HTA tandis que d'autres l'étendent plus largement aux pathologies cardiovasculaires. Cette analyse fine des conditions générales est indispensable pour identifier le contrat offrant la meilleure protection réelle.

Quel tarif pour une assurance emprunteur en cas d'hypertension ?

Le tarif d'une assurance emprunteur en présence d'hypertension artérielle est déterminé par le médecin-conseil en fonction du profil de risque global de l'emprunteur. Comprendre les facteurs qui influencent ce tarif permet d'optimiser ses démarches et de négocier les meilleures conditions possibles.

Les facteurs qui déterminent le niveau de surprime

Le montant de la surprime appliquée en cas d'hypertension artérielle dépend de plusieurs paramètres cumulés :

  • Le niveau tensionnel actuel sous traitement : chiffres normalisés, légèrement élevés ou non contrôlés.
  • Le nombre de médicaments antihypertenseurs requis pour contrôler la pression artérielle.
  • L'existence de complications cardiovasculaires documentées : AVC, infarctus, insuffisance cardiaque, néphropathie.
  • Les facteurs de risque cardiovasculaire associés : âge, sexe, tabagisme, diabète, dyslipidémie, obésité.
  • Le score de risque cardiovasculaire global (Score SCORE2 ou équivalent).
  • La durée et la qualité du suivi médical cardiovasculaire.

Les ordres de grandeur des surprimes habituellement appliquées

Pour une hypertension artérielle légère à modérée bien contrôlée sous monothérapie, sans complication cardiovasculaire et sans facteur de risque associé majeur, les surprimes appliquées par les assureurs restent généralement modérées, de l'ordre de 25 à 75% selon les établissements. Pour une hypertension sévère nécessitant une polythérapie, associée à un diabète ou à d'autres facteurs de risque, les surprimes peuvent être plus importantes. Ces ordres de grandeur varient considérablement d'un assureur à l'autre, ce qui renforce l'importance de comparer plusieurs offres via la délégation d'assurance.

Les stratégies pour réduire le coût global de l'assurance

Plusieurs stratégies permettent de réduire le coût global de l'assurance emprunteur en présence d'hypertension. La délégation d'assurance vers un contrat individuel plus compétitif est la première démarche à envisager, les contrats groupe bancaires étant souvent moins favorables pour les profils médicaux atypiques. Présenter un dossier médical complet et valorisant - chiffres tensionnels normalisés, bilan cardiovasculaire rassurant, observance thérapeutique documentée - peut conduire à des conditions plus avantageuses. La renégociation du contrat en cours de prêt, si le profil cardiovasculaire s'améliore, constitue également un levier d'optimisation à ne pas négliger.

Loi Lemoine et hypertension : comment s'assurer sans questionnaire médical ?

La loi Lemoine a introduit une avancée majeure pour les emprunteurs dont le profil médical est complexe, en supprimant l'obligation de questionnaire médical sous certaines conditions. Pour les personnes souffrant d'hypertension artérielle, ce dispositif peut représenter une opportunité décisive.

Les conditions d'application de la dispense de questionnaire médical

La loi Lemoine supprime totalement l'obligation de questionnaire de santé lorsque deux conditions cumulatives sont réunies : le capital total assuré par l'emprunteur ne doit pas dépasser 200 000 € (ce seuil s'apprécie par emprunteur et non par prêt), et le terme du contrat d'assurance doit intervenir avant le 60e anniversaire de l'assuré. Lorsque ces deux conditions sont satisfaites, l'emprunteur n'a plus à déclarer son hypertension artérielle, ni aucune autre pathologie, et l'assurance est accordée aux conditions standard sans surprime pour motif médical.

Les avantages concrets pour les emprunteurs hypertendus

Pour un emprunteur hypertendu dont le projet entre dans le cadre de la loi Lemoine, les avantages sont considérables. L'absence de questionnaire médical supprime tout risque de surprime liée à l'hypertension, d'exclusion de garanties ou de refus motivé par le profil médical. L'assurance est accordée dans les mêmes conditions qu'un emprunteur en parfaite santé, avec des garanties complètes et un tarif standard. Cette équité d'accès représente une avancée significative pour les nombreux emprunteurs hypertendus souhaitant accéder à la propriété immobilière.

La stratégie optimale pour tirer parti de ce dispositif

Pour tirer pleinement parti de la loi Lemoine, l'emprunteur hypertendu doit vérifier en amont que son projet entre dans les critères d'éligibilité - capital assuré inférieur ou égal à 200 000 € et terme avant 60 ans. Si ces critères sont remplis, il est conseillé de solliciter directement des contrats individuels via la délégation d'assurance, en bénéficiant de la dispense de questionnaire. Si le projet dépasse ces seuils, d'autres dispositifs - Convention AERAS, délégation d'assurance classique - doivent être activés pour obtenir les meilleures conditions possibles.

Trouver la meilleure assurance de prêt immobilier en cas d'hypertension

Identifier et souscrire l'assurance de prêt la mieux adaptée à son profil hypertensif demande une approche structurée, combinant préparation médicale rigoureuse, comparaison des offres et activation des bons dispositifs.

Préparer un dossier médical valorisant le contrôle tensionnel

La qualité du dossier médical présenté aux assureurs est le facteur le plus déterminant pour obtenir des conditions favorables. Pour un profil hypertensif, les éléments les plus valorisants sont un contrôle tensionnel optimal documenté par une automesure tensionnelle sur plusieurs jours, un bilan cardiovasculaire récent rassurant (ECG normal, échocardiographie normale, bilan biologique satisfaisant), l'absence de complication cardiovasculaire documentée et une bonne observance thérapeutique attestée par le médecin traitant. Ces arguments médicaux objectifs permettent au médecin-conseil de formuler des conditions adaptées au risque réel.

Comparer les offres individuelles via la délégation d'assurance

La délégation d'assurance est le levier le plus puissant pour accéder aux meilleures conditions d'assurance en cas d'hypertension artérielle. Les contrats individuels proposés par des assureurs spécialisés dans les risques cardiovasculaires offrent généralement une évaluation médicale plus fine et des conditions tarifaires plus compétitives que les contrats groupe bancaires standardisés. Solliciter plusieurs assureurs en parallèle permet de comparer non seulement les tarifs et les surprimes, mais aussi l'étendue des garanties accordées et la nature des exclusions éventuelles.

Activer la Convention AERAS en cas de conditions défavorables

Si les premières réponses des assureurs sont défavorables - surprimes jugées excessives ou refus - la Convention AERAS garantit un réexamen approfondi du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en cardiologie. Pour les emprunteurs aux revenus modestes, le mécanisme d'écrêtement des surprimes peut s'appliquer afin que le coût de l'assurance reste compatible avec la capacité de remboursement du crédit. Un refus initial n'est donc jamais définitif face à un dossier d'hypertension artérielle.

Prévention : comment lutter contre l'hypertension au quotidien ?

Au-delà des démarches d'assurance, la gestion active de l'hypertension artérielle au quotidien est à la fois un enjeu de santé publique et un facteur direct d'amélioration des conditions d'assurance de prêt. Un profil cardiovasculaire amélioré ouvre la voie à des conditions d'assurance plus favorables.

Les mesures hygiéno-diététiques fondamentales

La prise en charge non médicamenteuse de l'hypertension artérielle repose sur plusieurs mesures comportementales dont l'efficacité est scientifiquement démontrée. La réduction des apports en sel (objectif inférieur à 5 à 6 grammes par jour) est la mesure alimentaire la plus efficace sur les chiffres tensionnels. L'adoption d'une alimentation de type méditerranéen - riche en fruits, légumes, céréales complètes, poissons et pauvre en graisses saturées - contribue à la réduction de la pression artérielle et du risque cardiovasculaire global. La limitation de la consommation d'alcool et l'arrêt du tabac complètent ces recommandations alimentaires essentielles.

L'activité physique régulière comme antihypertenseur naturel

L'activité physique régulière est reconnue comme l'une des interventions non médicamenteuses les plus efficaces contre l'hypertension artérielle. Les recommandations actuelles préconisent au minimum 150 minutes d'activité physique modérée par semaine - marche rapide, natation, cyclisme - ou 75 minutes d'activité intense. Cette activité physique régulière peut réduire la pression artérielle systolique de 5 à 8 mmHg en moyenne, un effet comparable à certains médicaments antihypertenseurs. La perte de poids chez les patients en surpoids ou obèses constitue également un levier puissant de réduction tensionnelle.

L'observance thérapeutique comme facteur d'amélioration du profil assurantiel

La prise régulière et rigoureuse des médicaments antihypertenseurs prescrits est fondamentale, non seulement pour la santé cardiovasculaire, mais aussi pour améliorer le profil assurantiel de l'emprunteur. Un contrôle tensionnel optimal documenté - chiffres tensionnels normalisés sous traitement - est le meilleur argument médical pour obtenir des conditions d'assurance favorables. La documentation de cette observance thérapeutique par des mesures régulières (automesure tensionnelle, suivi médical) et des bilans biologiques de surveillance constitue le dossier médical le plus valorisant pour convaincre un médecin-conseil.

FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance de prêt et l'hypertension

L'hypertension artérielle entraîne-t-elle toujours une surprime d'assurance emprunteur ?

Pas nécessairement. Une hypertension artérielle légère à modérée, bien contrôlée sous monothérapie, sans complication cardiovasculaire et sans facteur de risque associé majeur, peut parfois être acceptée aux conditions standard par certains assureurs. Une surprime est en revanche fréquemment appliquée pour les hypertensions plus sévères ou associées à d'autres facteurs de risque. La mise en concurrence de plusieurs assureurs via la délégation d'assurance est essentielle pour identifier les conditions les plus favorables pour votre profil précis.

Faut-il déclarer une hypertension traitée par un seul médicament ?

Oui, dès lors que l'hypertension a été diagnostiquée médicalement et fait l'objet d'un traitement médicamenteux prescrit, elle doit être déclarée dans le questionnaire de santé. La règle de sincérité contractuelle s'applique quel que soit le nombre de médicaments prescrits. La seule exception concerne les prêts éligibles à la dispense de questionnaire médical prévue par la loi Lemoine (capital assuré inférieur ou égal à 200 000 € avec un terme avant 60 ans).

La loi Lemoine s'applique-t-elle à une hypertension sévère mal contrôlée ?

Oui. La loi Lemoine ne fait aucune distinction selon la sévérité de la pathologie déclarée. Dès lors que le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et que le terme du prêt intervient avant les 60 ans de l'assuré, le questionnaire médical est supprimé quel que soit le profil médical. Une hypertension sévère, même mal contrôlée, n'a donc pas à être déclarée si le projet entre dans ces critères d'éligibilité.

Un antécédent d'AVC lié à l'hypertension complique-t-il l'accès à l'assurance ?

Oui, significativement. Un antécédent d'AVC constitue une complication cardiovasculaire grave qui modifie radicalement l'évaluation du risque par les assureurs. Selon les séquelles neurologiques résiduelles, le délai écoulé depuis l'AVC et le contrôle tensionnel actuel, les conditions proposées peuvent inclure des surprimes importantes et des exclusions ciblées sur les garanties ITT et IPT. La Convention AERAS garantit un réexamen approfondi de ces dossiers complexes.

Peut-on renégocier son assurance si l'hypertension est mieux contrôlée ?

Oui. La délégation d'assurance permet de changer de contrat à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités. Si votre profil cardiovasculaire s'est amélioré depuis la souscription initiale - contrôle tensionnel optimal, arrêt du tabac, perte de poids significative, bilan cardiovasculaire normalisé - un nouveau dossier médical actualisé peut conduire à des conditions plus favorables auprès d'un nouvel assureur.

La Convention AERAS peut-elle aider en cas de refus lié à une HTA sévère ?

Oui. La Convention AERAS garantit un réexamen du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en cardiologie. Ce mécanisme s'applique à toutes les pathologies cardiovasculaires chroniques, dont l'hypertension sévère avec complications. Un refus au premier niveau d'analyse n'est jamais définitif. Le mécanisme d'écrêtement des surprimes peut également s'appliquer pour les emprunteurs aux revenus modestes.

L'hypertension de la grossesse (pré-éclampsie) est-elle traitée comme une HTA chronique par les assureurs ?

Non nécessairement. L'hypertension gestationnelle ou la pré-éclampsie survenant pendant la grossesse et se résolvant après l'accouchement constitue un antécédent médical spécifique, distinct de l'hypertension artérielle chronique. Les assureurs évaluent cet antécédent en tenant compte de sa résolution complète, de la normalisation tensionnelle post-partum et de l'absence d'hypertension chronique persistante. Un bilan cardiovasculaire récent normal est l'argument médical le plus favorable pour démontrer la résolution complète de cet épisode hypertensif.

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