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Assurance de prêt immobilier maladie génito-urinaire

Andréa SALLOIS
Assurance de prêt immobilier maladie génito-urinaire

✍ Les points à retenir

  • Les maladies génito-urinaires présentent des profils de risque très hétérogènes selon leur nature et sévérité, des infections urinaires bénignes aux néphropathies chroniques évoluées.
  • Les assureurs évaluent principalement la fonction rénale résiduelle par le débit de filtration glomérulaire, la présence de protéinurie et la stabilité de la pathologie sous traitement.
  • La garantie ITT est le point de vigilance central car les formes sévères avec dialyse réduisent significativement la capacité professionnelle de l'emprunteur.
  • La loi Lemoine supprime le questionnaire médical pour les prêts de moins de 200 000 € avec terme avant 60 ans, permettant une souscription sans déclaration de maladie génito-urinaire.
  • La Convention AERAS offre un recours structuré car elle impose un examen progressif du dossier par des médecins-conseils spécialisés en néphrologie et urologie.

Assurance emprunteur et maladie génito-urinaire : ce qu'il faut retenir

Souscrire une assurance de prêt immobilier avec une maladie génito-urinaire soulève des questions légitimes chez de nombreux emprunteurs. Ces pathologies, qui touchent les organes urinaires et génitaux, couvrent un spectre très large d'affections - des infections urinaires récurrentes aux maladies chroniques rénales en passant par les pathologies prostatiques - dont les profils de risque sont extrêmement variables. L'impact sur le dossier d'assurance dépend avant tout de la nature précise de la pathologie, de sa sévérité, de son retentissement fonctionnel et de l'existence de complications.

Un spectre pathologique aux profils de risque très hétérogènes

Le terme de maladie génito-urinaire recouvre une réalité médicale très diverse. À une extrémité du spectre, des infections urinaires récurrentes bénignes ou une hypertrophie bénigne de la prostate bien contrôlée présentent un profil de risque modéré pour les assureurs. À l'autre extrémité, une insuffisance rénale chronique avancée, une néphropathie diabétique, une maladie polykystique des reins ou un cancer de la vessie ou du rein représentent des pathologies au profil de risque significativement plus élevé, susceptibles d'influencer substantiellement les conditions d'assurance proposées.

Ce que les assureurs évaluent en priorité

Face à un dossier mentionnant une maladie génito-urinaire, le médecin-conseil de l'assureur cherche à identifier précisément la nature de la pathologie, sa sévérité et son retentissement fonctionnel rénal. Les paramètres clés sont la fonction rénale résiduelle (débit de filtration glomérulaire, créatininémie), l'existence d'une protéinurie, les traitements en cours et leur intensité, les antécédents d'hospitalisation ou d'intervention chirurgicale, et les éventuelles complications systémiques. Un profil stable sous traitement bien toléré, sans dégradation de la fonction rénale, orientera vers des conditions d'assurance sensiblement plus favorables.

Les dispositifs légaux qui protègent les emprunteurs concernés

Plusieurs mécanismes légaux encadrent l'accès à l'assurance de prêt pour les personnes atteintes de maladies génito-urinaires. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur avec un terme avant 60 ans. La Convention AERAS garantit un examen structuré et progressif des dossiers médicaux complexes. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels pour les emprunteurs dont le profil de santé est atypique.

Comprendre les maladies génito-urinaires : types d'affections et impacts

La connaissance des différentes catégories de maladies génito-urinaires et de leurs caractéristiques médicales respectives permet d'anticiper l'évaluation du médecin-conseil et de préparer un dossier médical précis et valorisant.

Les pathologies rénales et leurs implications médicales

Les maladies rénales chroniques constituent les pathologies génito-urinaires les plus surveillées par les assureurs en raison de leur potentiel évolutif vers l'insuffisance rénale terminale. On distingue plusieurs entités cliniques majeures : les glomérulonéphrites primitives ou secondaires (lupus, diabète), les néphropathies interstitielles chroniques, la maladie polykystique autosomique dominante des reins, les néphropathies héréditaires (syndrome d'Alport) et les néphropathies vasculaires (hypertension artérielle, sténose des artères rénales). Le stade de la maladie rénale chronique, évalué selon le débit de filtration glomérulaire (DFG), est le paramètre central de l'évaluation du risque : un DFG supérieur à 60 mL/min/1,73m² présente un profil très différent d'un DFG inférieur à 30 mL/min/1,73m² impliquant un risque de dialyse ou de transplantation rénale à moyen terme.

Les pathologies des voies urinaires inférieures et des organes génitaux

Les affections des voies urinaires inférieures représentent une catégorie plus large et généralement moins sévère aux yeux des assureurs. Les infections urinaires récurrentes (cystites, pyélonéphrites), bien que pénibles, présentent rarement un profil de risque élevé si elles sont bien traitées sans complication rénale. L'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), très fréquente chez l'homme après 50 ans, est évaluée selon sa sévérité et l'existence d'un retentissement sur la fonction rénale. Les lithiases urinaires récidivantes, selon leur fréquence et leur retentissement rénal, peuvent également nécessiter une évaluation médicale approfondie.

Les pathologies à composante oncologique ou malformative

Certaines maladies génito-urinaires présentent un profil de risque spécifique en raison de leur composante oncologique ou malformative. Les cancers urologiques - cancer du rein, de la vessie, de la prostate - font l'objet d'une évaluation oncologique détaillée selon le stade, le grade et les traitements reçus. Les malformations congénitales des voies urinaires (reflux vésico-urétéral, malformations rénales) sont évaluées selon leur retentissement rénal à long terme. Ces pathologies peuvent bénéficier des dispositifs spécifiques liés au droit à l'oubli et à la Convention AERAS selon leur nature et leur évolution.

Pourquoi une pathologie génito-urinaire est-elle analysée par l'assureur ?

Les maladies génito-urinaires font l'objet d'une attention particulière lors de l'évaluation d'un dossier d'assurance de prêt pour des raisons médicales et actuarielles précises.

Un risque d'évolution vers l'insuffisance rénale terminale

La principale préoccupation des assureurs face aux pathologies rénales chroniques est le risque d'évolution vers l'insuffisance rénale terminale nécessitant une dialyse ou une transplantation rénale. Cette évolution, si elle survient sur la durée du prêt, peut entraîner une invalidité permanente significative et compromettre durablement la capacité professionnelle de l'emprunteur. La vitesse de progression de la maladie rénale, évaluée par la pente de déclin du DFG sur les années précédentes, est un paramètre actuariel déterminant pour les assureurs.

Les complications systémiques associées aux pathologies rénales

Les maladies rénales chroniques sont fréquemment associées à des complications systémiques qui majorent le profil de risque global de l'emprunteur. L'hypertension artérielle rénovasculaire, l'anémie de l'insuffisance rénale, les complications cardiovasculaires (cardiomyopathie urémique, péricardite), les troubles électrolytiques et la susceptibilité accrue aux infections représentent des facteurs de risque additionnels que le médecin-conseil intégrera dans son évaluation. Cette dimension systémique des maladies rénales chroniques explique pourquoi leur évaluation dépasse le seul paramètre de la fonction rénale.

Le retentissement professionnel potentiel selon la sévérité

Les formes sévères de maladies génito-urinaires peuvent affecter significativement la capacité professionnelle de l'emprunteur. Les patients en hémodialyse, nécessitant trois séances hebdomadaires de plusieurs heures, voient leur capacité de travail fortement contrainte. Les complications neurologiques ou cardiovasculaires des néphropathies avancées peuvent également limiter les aptitudes professionnelles. Pour les pathologies moins sévères - infections urinaires récurrentes, lithiases, HBP modérée - ce retentissement professionnel est généralement limité et ne justifie pas de conditions d'assurance particulières.

La déclaration d'une maladie génito-urinaire dans le questionnaire médical

La déclaration d'une maladie génito-urinaire dans le questionnaire de santé est une étape centrale qui doit être abordée avec précision et sincérité. La qualité de cette déclaration conditionne la validité du contrat et l'adéquation de l'évaluation médicale.

L'obligation légale de sincérité et ses implications

Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle, même partielle, peut entraîner la nullité du contrat et priver l'emprunteur de toute indemnisation en cas de sinistre. Une maladie génito-urinaire diagnostiquée médicalement, faisant l'objet d'un suivi spécialisé et de traitements spécifiques, doit impérativement être déclarée. Omettre volontairement une néphropathie chronique, un antécédent de cancer urologique ou des infections urinaires récurrentes hospitalisantes expose à des conséquences contractuelles graves.

Les informations médicales essentielles à préparer

Pour renseigner le questionnaire avec précision et permettre une évaluation médicale optimale, il est conseillé de rassembler les éléments suivants en amont :

  • La nature précise de la pathologie génito-urinaire diagnostiquée et sa date de découverte.
  • Les résultats biologiques récents : créatininémie, DFG estimé, protéinurie, bilan urinaire complet.
  • Les traitements en cours : antihypertenseurs néphroprotecteurs, immunosuppresseurs, traitements spécifiques.
  • Les antécédents d'hospitalisation, d'intervention chirurgicale ou de dialyse.
  • Les résultats des dernières imageries rénales (échographie, scanner).
  • Les éventuelles complications systémiques documentées.
  • Les arrêts de travail liés à la pathologie, avec leurs dates et durées.

Le rôle du néphrologue ou de l'urologue référent dans la préparation du dossier

Préparer la déclaration en concertation avec son néphrologue ou son urologue référent est fortement recommandé. Une attestation médicale récente précisant la nature de la pathologie, la stabilité de la fonction rénale, les traitements en cours et leur efficacité, ainsi que l'absence de progression documentée, constitue un élément de dossier déterminant. Ce courrier médical contextualisé peut significativement orienter la décision du médecin-conseil de l'assureur vers des conditions plus favorables.

Quelles garanties d'assurance (DC, PTIA, ITT) en cas de trouble génito-urinaire ?

Les garanties proposées dans le cadre d'une assurance de prêt avec une maladie génito-urinaire sont identiques dans leur nature à celles d'un contrat standard. Leur étendue et leurs conditions d'application sont modulées en fonction de la sévérité de la pathologie et de son retentissement fonctionnel.

Les garanties socles et leur accessibilité variable selon la sévérité

La garantie décès (DC) et la garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) constituent le socle minimal exigé par tout établissement prêteur. Pour les pathologies génito-urinaires légères à modérées bien contrôlées - infections urinaires récurrentes sans retentissement rénal, HBP traitée avec fonction rénale préservée - ces garanties sont généralement accordées avec une surprime modérée ou aux conditions standard. Pour les néphropathies chroniques évoluées avec DFG abaissé, des conditions plus restrictives s'appliquent en raison du risque plus élevé de complications sévères.

La garantie ITT et ses spécificités en contexte urologique

La garantie Incapacité Temporaire Totale de travail (ITT) est le point de vigilance central pour les pathologies génito-urinaires présentant un retentissement professionnel potentiel. Pour les formes légères sans retentissement professionnel significatif, elle est accordée aux conditions standard. Pour les formes sévères avec dialyse ou complications systémiques importantes, l'assureur peut appliquer une exclusion ciblée ou une surprime significative sur cette garantie, tenant compte de la contrainte thérapeutique importante que représentent les séances régulières de dialyse.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales garanties, leur objet et les modalités d'application habituelles en présence d'une maladie génito-urinaire :

GarantieObjet de la couvertureModalités en cas de maladie génito-urinaire
Décès (DC) Remboursement du capital restant dû en cas de décès Accordée, surprime variable selon sévérité de l'atteinte rénale
PTIA Prise en charge en cas de perte totale d'autonomie Accordée, possible délai de carence pour les formes évolutives
ITT Indemnisation en cas d'arrêt de travail temporaire Possible exclusion ciblée pour les formes sévères avec dialyse
IPT Couverture en cas d'invalidité permanente totale Variable selon complications systémiques et retentissement fonctionnel
IPP Couverture en cas d'invalidité permanente partielle Variable selon séquelles fonctionnelles et retentissement professionnel

L'importance de comparer les définitions contractuelles des garanties

La comparaison des contrats doit porter sur la définition précise des garanties, notamment celle de l'ITT. Pour un emprunteur dont la maladie génito-urinaire limite spécifiquement les exigences de son propre métier sans empêcher toute activité, la distinction entre impossibilité d'exercer toute profession et impossibilité d'exercer sa propre profession peut avoir des répercussions financières importantes en cas de sinistre.

Quelles sont les décisions possibles de l'assureur (accord standard ou surprimes) ?

Après instruction du dossier médical, le médecin-conseil de l'assureur dispose de plusieurs options pour adapter les conditions de couverture au profil de risque présenté par l'emprunteur.

L'acceptation aux conditions standard ou avec surprime modérée

Pour les pathologies génito-urinaires légères à modérées bien contrôlées - infections urinaires récurrentes sans retentissement rénal chronique, lithiases urinaires avec fonction rénale préservée, HBP traitée avec bonne réponse thérapeutique - l'assureur peut accepter le dossier aux conditions standard ou avec une surprime modérée. Cette décision favorable est d'autant plus probable que le dossier médical présenté est complet, cohérent et valorise la stabilité de la fonction rénale sous traitement adapté.

Les surprimes et exclusions pour les formes chroniques évolutives

Pour les néphropathies chroniques avec DFG abaissé, les maladies polykystiques rénales ou les pathologies nécessitant des traitements immunosuppresseurs lourds, l'assureur proposera généralement une surprime reflétant le risque évolutif estimé. Des exclusions ciblées peuvent porter sur les garanties ITT et IPP pour les sinistres directement liés aux complications de la néphropathie. Le montant de la surprime varie significativement selon la politique de souscription de chaque assureur, ce qui justifie la mise en concurrence des offres disponibles.

Le refus et les recours institutionnels disponibles

Un refus au premier niveau d'analyse n'est jamais définitif. La Convention AERAS impose un réexamen progressif du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en néphrologie et urologie. Des assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé peuvent proposer des solutions là où les assureurs généralistes ont refusé. Dans les situations les plus complexes, des garanties de substitution - nantissement, hypothèque - peuvent être envisagées en accord avec l'établissement prêteur.

Dispositions législatives : Loi Lemoine, Loi Lagarde et Loi Hamon

Plusieurs textes législatifs successifs ont progressivement renforcé les droits des emprunteurs en matière d'assurance de prêt, offrant des leviers importants aux personnes atteintes de maladies génito-urinaires.

La loi Lagarde : le fondement de la liberté de choix

La loi Lagarde, adoptée en 2010, a posé le principe fondateur de la délégation d'assurance en permettant aux emprunteurs de choisir librement leur assurance de prêt auprès d'un assureur externe à la banque prêteuse dès la souscription du crédit. Cette liberté de choix initiale constitue le socle sur lequel se sont construits les dispositifs ultérieurs. Pour un emprunteur atteint d'une maladie génito-urinaire, ce droit permet d'accéder aux assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé, dont les grilles d'évaluation sont souvent plus favorables que celles des contrats groupe bancaires.

La loi Hamon et l'amendement Bourquin : la liberté de changer en cours de prêt

La loi Hamon de 2014 a étendu la liberté de délégation en permettant de changer d'assurance emprunteur durant la première année du prêt. L'amendement Bourquin de 2018 a ensuite généralisé ce droit à toute la durée du prêt, permettant une résiliation annuelle à la date anniversaire du contrat. Ces dispositifs sont particulièrement précieux pour les emprunteurs dont l'état de santé génito-urinaire évolue favorablement après la souscription initiale : une stabilisation de la fonction rénale ou une rémission documentée permettent de renégocier les conditions d'assurance et d'accéder à des tarifs plus avantageux.

La loi Lemoine : la dispense de questionnaire médical

La loi Lemoine, entrée en vigueur progressivement, représente l'avancée la plus significative pour les emprunteurs dont le profil médical est complexe. Elle supprime totalement l'obligation de questionnaire médical lorsque le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et que le terme du prêt intervient avant le 60e anniversaire de l'assuré. Pour un emprunteur atteint d'une maladie génito-urinaire dont le projet entre dans ce cadre, ce dispositif constitue la solution la plus directement favorable : aucune surprime ne peut être appliquée pour motif médical et l'assurance est accordée aux conditions standard.

La Convention AERAS : une aide pour assurer votre prêt immobilier

La Convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) constitue le recours institutionnel de référence pour les emprunteurs dont la maladie génito-urinaire a conduit à des difficultés d'accès à l'assurance de prêt dans les conditions standard.

Le mécanisme d'examen progressif à trois niveaux

La Convention AERAS impose aux assureurs un examen progressif du dossier médical à trois niveaux d'analyse successifs. Le premier niveau correspond à l'instruction standard du dossier. Si une décision favorable ne peut être rendue à ce niveau, le dossier est transmis automatiquement au deuxième niveau, impliquant des médecins-conseils spécialisés. En cas de difficulté persistante, un troisième niveau d'analyse encore plus approfondi est activé. Ce mécanisme garantit qu'aucune demande ne sera définitivement rejetée sans avoir été examinée de façon exhaustive par des experts médicaux.

Le mécanisme d'écrêtement des surprimes pour les revenus modestes

La Convention AERAS prévoit un dispositif d'écrêtement des surprimes pour les emprunteurs dont les revenus sont inférieurs à un seuil défini. Ce mécanisme permet de plafonner le coût de la surprime afin qu'il ne compromette pas la viabilité économique du projet immobilier. Pour un emprunteur atteint d'une néphropathie chronique dont le traitement impose des contraintes importantes, ce dispositif peut faire la différence entre un projet immobilier viable et un projet financièrement impossible.

Les limites et compléments de la Convention AERAS

La Convention AERAS présente certaines limites : elle ne garantit pas des conditions tarifaires équivalentes à celles du marché standard et les délais d'instruction peuvent être plus longs que pour les dossiers ordinaires. Il est donc conseillé d'activer simultanément d'autres leviers : délégation d'assurance pour comparer plusieurs contrats individuels, préparation d'un dossier médical complet et valorisant, et exploration des garanties de substitution avec l'établissement prêteur si les conditions conventionnelles restent défavorables.

Trouver facilement et rapidement son assurance de prêt avec BoursedesCrédits

Face à la complexité d'un dossier médical impliquant une maladie génito-urinaire, s'appuyer sur un expert capable d'analyser l'ensemble du marché et de défendre votre profil auprès des assureurs change concrètement la nature des conditions obtenues.

Une expertise adaptée aux pathologies rénales et urologiques chroniques

BoursedesCrédits dispose d'une connaissance approfondie des dossiers d'assurance emprunteur impliquant des pathologies rénales et urologiques chroniques. Ses conseillers maîtrisent les mécanismes de la Convention AERAS, les conditions d'application des lois Lemoine, Hamon et Lagarde, et les critères d'évaluation propres à chaque assureur partenaire. Cette expertise permet d'orienter chaque emprunteur vers les solutions les mieux adaptées à sa situation médicale et financière.

Une mise en concurrence réelle pour des conditions optimales

Plutôt que de se limiter au contrat groupe proposé par la banque prêteuse, BoursedesCrédits analyse en parallèle plusieurs contrats individuels auprès d'assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé. Cette mise en concurrence permet d'identifier des couvertures plus compétitives, avec des surprimes maîtrisées et des exclusions moins restrictives, tout en respectant les exigences minimales de l'établissement prêteur. Chaque dossier est traité de façon personnalisée, en tenant compte du type de pathologie génito-urinaire, du stade fonctionnel rénal et du retentissement professionnel documenté.

Un accompagnement global jusqu'à la signature du contrat

Du premier échange jusqu'à la validation définitive du contrat, BoursedesCrédits assure un suivi continu et réactif. Les conseillers guident l'emprunteur dans la constitution de son dossier médical, l'aident à comprendre les décisions rendues par les assureurs et activent, si nécessaire, les recours disponibles via la Convention AERAS. Cet accompagnement global sécurise chaque étape du parcours et permet de concrétiser sereinement son projet immobilier, même avec une pathologie génito-urinaire chronique complexe.

FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance de prêt et les troubles urinaires

Faut-il déclarer une maladie génito-urinaire dans le questionnaire de santé ?

Oui, dès lors qu'une maladie génito-urinaire a été diagnostiquée médicalement, qu'elle fait l'objet d'un suivi spécialisé et de traitements prescrits, la déclaration est obligatoire. La seule exception concerne les prêts éligibles à la dispense de questionnaire médical prévue par la loi Lemoine (capital assuré inférieur ou égal à 200 000 € avec un terme avant 60 ans). Omettre volontairement une néphropathie chronique ou un antécédent urologique significatif expose à la nullité du contrat et à la perte de toute indemnisation en cas de sinistre.

Les infections urinaires récurrentes entraînent-elles une surprime d'assurance ?

Pas systématiquement. Des infections urinaires récurrentes sans retentissement rénal chronique documenté sont souvent acceptées aux conditions standard ou avec une surprime très limitée. L'assureur s'attachera à vérifier l'absence d'atteinte rénale chronique associée (DFG normal, absence de protéinurie) et la bonne réponse aux traitements antibiotiques. C'est davantage le contexte médical global - diabète, immunodépression, uropathie obstructive - que la récidive infectieuse elle-même qui peut justifier des conditions particulières.

Une insuffisance rénale chronique empêche-t-elle d'obtenir une assurance de prêt ?

Non. Même une insuffisance rénale chronique avancée ne constitue pas un motif de refus définitif. La Convention AERAS garantit un examen approfondi du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs. Des assureurs spécialisés dans les risques aggravés de santé proposent des contrats adaptés aux néphropathies chroniques. Les conditions proposées - surprimes, exclusions ciblées - seront modulées selon le stade de la maladie rénale, la stabilité de la fonction rénale sous traitement et les complications associées.

La maladie polykystique des reins est-elle évaluée différemment des autres néphropathies ?

Oui, la maladie polykystique autosomique dominante des reins (PKRAD) fait l'objet d'une évaluation spécifique en raison de son caractère génétique héréditaire et de son évolution prévisible vers l'insuffisance rénale terminale dans la cinquième ou sixième décennie de vie. L'assureur évaluera principalement la fonction rénale actuelle (DFG), le volume rénal mesuré par imagerie, les traitements disponibles et l'âge de l'emprunteur par rapport à l'espérance de progression de la maladie. Des surprimes significatives peuvent s'appliquer, mais un refus catégorique reste rare grâce aux dispositifs de la Convention AERAS.

Peut-on changer d'assurance emprunteur si la fonction rénale se stabilise ?

Oui, et c'est fortement conseillé. La délégation d'assurance permet de changer de contrat à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités. En présentant un dossier médical actualisé attestant de la stabilisation de la fonction rénale sur plusieurs années, d'une protéinurie contrôlée et d'une absence de progression documentée, il est possible d'obtenir des conditions tarifaires sensiblement plus avantageuses ou la levée d'exclusions initialement appliquées.

La loi Lemoine s'applique-t-elle aux personnes atteintes de néphropathie chronique sévère ?

Oui, sans distinction de pathologie ni de sévérité. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et dont le terme intervient avant les 60 ans de l'assuré. Dans ce cadre, une néphropathie chronique sévère, même avec dialyse en cours, n'a pas à être déclarée. L'accès à l'assurance se fait aux conditions standard, sans que l'état de santé rénale de l'emprunteur soit pris en compte.

Les patients transplantés rénaux peuvent-ils obtenir une assurance de prêt immobilier ?

Oui, bien que le parcours soit exigeant. La transplantation rénale est évaluée en tenant compte du recul depuis la greffe, de la fonction du greffon (créatininémie, DFG du greffon), des immunosuppresseurs en cours et de l'absence de rejet documenté. Passé un certain délai après la greffe avec une fonction rénale stable, certains assureurs proposent des couvertures avec surprime modérée. La Convention AERAS garantit un examen approfondi de ces dossiers complexes, et le droit à l'oubli peut s'appliquer dans certains cas selon les conditions définies par la grille de référence AERAS.

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