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Assurance de prêt immobilier phlébite

Andréa SALLOIS
Assurance de prêt immobilier phlébite

✍ Les points à retenir

  • La distinction entre thrombose veineuse provoquée et spontanée est fondamentale pour les assureurs, le contexte de survenue conditionnant directement le niveau de risque de récidive évalué.
  • Le syndrome post-thrombotique constitue une complication chronique potentielle touchant 30 à 50% des patients post-TVP dans les deux années suivant l'épisode initial.
  • La présence d'une thrombophilie héréditaire à haut risque associée à la phlébite amplifie considérablement le profil de risque actuariel et les conditions proposées.
  • L'anticoagulation au long cours, bien que nécessaire pour prévenir les récidives, expose à un risque hémorragique additionnel intégré dans l'évaluation des assureurs.
  • Un délai prolongé sans récidive thromboembolique documenté par un suivi médical régulier permet une amélioration progressive des conditions d'assurance en cours de prêt.

Assurance de prêt immobilier et phlébite : l'essentiel à retenir

Souscrire une assurance de prêt immobilier avec un antécédent de phlébite est une démarche qui soulève des questions légitimes chez de nombreux emprunteurs. Cette pathologie thromboembolique veineuse, qui recouvre des situations cliniques très différentes selon sa localisation et son contexte de survenue, est évaluée avec une attention particulière par les médecins-conseils des assureurs en raison de son potentiel évolutif et de son risque de récidive. Comprendre les mécanismes d'évaluation et les dispositifs disponibles permet d'aborder les démarches avec méthode et d'optimiser ses chances d'obtenir une couverture adaptée.

Un spectre pathologique large aux implications assurantielles variables

La phlébite, ou thrombose veineuse, recouvre des situations médicales aux profils de risque assurantiel très différents. Une phlébite superficielle survenue lors d'une immobilisation post-opératoire, traitée et résolue sans anticoagulation au long cours, présente un profil très différent d'une thrombose veineuse profonde récidivante associée à une thrombophilie héréditaire. Le contexte de survenue - facteur déclenchant identifié ou thrombose spontanée - constitue l'un des critères d'évaluation les plus déterminants pour les assureurs.

Ce que les assureurs évaluent en priorité

Face à un dossier mentionnant une phlébite, le médecin-conseil analyse plusieurs paramètres déterminants : le type de thrombose veineuse (superficielle ou profonde), sa localisation anatomique, le contexte de survenue (provoquée ou spontanée), le nombre d'épisodes documentés, les traitements anticoagulants prescrits et leur durée, l'existence d'une thrombophilie héréditaire ou acquise associée, et les antécédents éventuels d'embolie pulmonaire. Ces éléments constituent le socle de l'évaluation actuarielle.

Les dispositifs légaux accessibles aux emprunteurs concernés

Plusieurs mécanismes légaux encadrent l'accès à l'assurance de prêt pour les personnes ayant présenté une phlébite. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur avec un terme avant 60 ans. La Convention AERAS garantit un examen structuré et progressif des dossiers médicaux complexes. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels pour les emprunteurs dont le profil thromboembolique est atypique.

Qu'est-ce que la phlébite et quels sont les différents types (superficielle ou profonde) ?

La compréhension médicale des différentes formes de phlébite est indispensable pour anticiper les questions du médecin-conseil et préparer un dossier d'assurance précis et valorisant.

La thrombose veineuse superficielle : une forme moins grave mais à surveiller

La thrombose veineuse superficielle (TVS), anciennement appelée phlébite superficielle, désigne la formation d'un caillot sanguin dans une veine superficielle, le plus souvent en lien avec des varices des membres inférieurs ou une perfusion intraveineuse. Elle se manifeste par une douleur locale, une rougeur et un cordon induré palpable le long du trajet veineux atteint. Bien que généralement moins grave qu'une thrombose profonde, elle peut dans certains cas s'étendre aux veines profondes et engendrer une thrombose veineuse profonde. Pour les assureurs, la thrombose veineuse superficielle isolée sans facteur de risque particulier représente un profil modéré, surtout lorsqu'elle est survenue dans un contexte déclenchant identifié et est résolue sans anticoagulation prolongée.

La thrombose veineuse profonde : la forme nécessitant une évaluation approfondie

La thrombose veineuse profonde (TVP) correspond à l'obstruction d'une veine profonde, le plus souvent au niveau des membres inférieurs (veines tibiales, poplitée, fémorale, iliaque) ou du bassin. Elle est associée à un risque d'embolie pulmonaire en cas de migration du thrombus vers la circulation pulmonaire, ce qui en fait une urgence médicale potentiellement vitale. La TVP peut être symptomatique - douleur, oedème, rougeur, chaleur du membre atteint - ou silencieuse, découverte fortuitement lors d'un bilan d'embolie pulmonaire. Pour les assureurs, la TVP est évaluée avec une attention particulière en raison de ce risque embolique et de son potentiel récidivant.

Les facteurs de risque thromboemboliques et leur importance dans l'évaluation

La distinction entre thrombose veineuse provoquée et thrombose veineuse spontanée est fondamentale dans l'évaluation assurantielle. Une TVP survenant dans un contexte de facteur déclenchant clairement identifié et transitoire - chirurgie, immobilisation prolongée, grossesse, voyage aérien de longue durée - présente un risque de récidive nettement plus faible qu'une TVP spontanée sans facteur précipitant évident. Les facteurs de risque permanents - obésité, insuffisance veineuse chronique, thrombophilies héréditaires (déficit en protéines S ou C, facteur V Leiden, mutation de la prothrombine), anticorps antiphospholipides - majorent le profil de risque de récidive et sont soigneusement analysés par les médecins-conseils.

Pourquoi la phlébite est-elle considérée comme un risque aggravé par les assureurs ?

La qualification de la phlébite comme risque aggravé par les assureurs repose sur une logique actuarielle précise, fondée sur les données épidémiologiques concernant le risque de récidive et de complications à long terme.

Un risque de récidive thromboembolique statistiquement documenté

Les données épidémiologiques établissent clairement que les patients ayant présenté un épisode de TVP ont un risque de récidive thromboembolique significativement plus élevé que la population générale, particulièrement lors des premières années suivant l'épisode initial. Ce risque de récidive, évalué entre 20 et 30% à 5 ans selon les études et les profils, justifie la classification en risque aggravé pour les assureurs. Une récidive thromboembolique peut conduire à une embolie pulmonaire grave, un syndrome post-thrombotique invalidant ou un accident vasculaire cérébral paradoxal en cas de foramen ovale perméable, activant les garanties décès ou invalidité.

Le risque hémorragique lié au traitement anticoagulant

Pour les patients ayant présenté une TVP, un traitement anticoagulant est systématiquement prescrit - généralement trois à six mois en cas de TVP provoquée, durée prolongée voire indéfinie en cas de TVP spontanée récidivante ou de thrombophilie à haut risque. Ce traitement, indispensable pour prévenir les récidives, expose lui-même à un risque hémorragique non négligeable : hémorragies digestives, hémorragies cérébrales, hémarthroses. Ce risque hémorragique iatrogène constitue un facteur de risque additionnel que les médecins-conseils des assureurs intègrent dans leur évaluation globale.

Le syndrome post-thrombotique comme complication chronique

Le syndrome post-thrombotique (SPT) est une complication chronique fréquente de la TVP, touchant environ 30 à 50% des patients dans les deux années suivant l'épisode initial. Il se manifeste par une douleur chronique, des oedèmes persistants, des troubles trophiques cutanés et, dans les formes sévères, des ulcères veineux invalidants. Ce retentissement fonctionnel potentiel sur la capacité de travail représente un risque d'activation de la garantie ITT que les assureurs intègrent dans leur évaluation, particulièrement pour les TVP proximales (iliofémorales) ou les récidives multiples.

Comment se déroule le diagnostic et l'évaluation médicale de la phlébite ?

La qualité du bilan médical documentant la phlébite est un paramètre central dans l'évaluation assurantielle. Comprendre les éléments diagnostiques pertinents permet de préparer un dossier médical optimal.

Le bilan diagnostique initial et les examens de référence

Le diagnostic de TVP repose principalement sur l'écho-Doppler veineux des membres inférieurs, examen non invasif de référence permettant de localiser le thrombus, d'évaluer son extension et de surveiller sa résorption. Le dosage des D-dimères, marqueur biologique de la fibrinolyse endogène, est utilisé comme test de dépistage à haute sensibilité négative. En cas de suspicion d'embolie pulmonaire associée, un angioscan thoracique ou une scintigraphie de ventilation-perfusion complètent le bilan. Ces examens documentent précisément l'étendue et la localisation de la thrombose, deux paramètres importants pour le médecin-conseil de l'assureur.

Le bilan de thrombophilie et son importance assurantielle

Pour les TVP spontanées ou survenant chez des patients jeunes, un bilan de thrombophilie est souvent réalisé pour rechercher une anomalie de la coagulation favorisante. Ce bilan comprend notamment la recherche d'un déficit en protéine S, en protéine C ou en antithrombine III, la détection d'une mutation du facteur V Leiden ou de la prothrombine G20210A, et la recherche d'anticorps antiphospholipides. La présence d'une thrombophilie héréditaire ou acquise documentée constitue un facteur aggravant majeur dans l'évaluation assurantielle, en raison du risque accru de récidive thromboembolique qu'elle confère. Pour les assureurs, c'est souvent la combinaison TVP plus thrombophilie qui conduit aux conditions d'assurance les plus restrictives.

Le suivi médical à long terme et sa valeur dans le dossier d'assurance

Le suivi médical régulier après une TVP - consultations d'angiologie ou de médecine interne, contrôles écho-Doppler, surveillance du traitement anticoagulant - constitue un élément valorisant du dossier médical présenté aux assureurs. Ce suivi démontre l'observance thérapeutique, le contrôle optimal des facteurs de risque modifiables et la surveillance active d'une éventuelle extension ou récidive thrombotique. Un suivi médical bien documenté sur plusieurs années, attestant de l'absence de récidive et de la stabilité du profil thromboembolique, est l'un des meilleurs arguments pour obtenir des conditions d'assurance favorables.

Pourquoi et comment déclarer la phlébite lors de votre demande d'assurance ?

La déclaration d'une phlébite dans le questionnaire de santé est une étape incontournable qui doit être abordée avec précision et sincérité. La qualité de cette déclaration conditionne la validité du contrat et l'adéquation de l'évaluation médicale.

L'obligation légale de sincérité et ses enjeux contractuels

Le questionnaire de santé a valeur contractuelle. Toute fausse déclaration intentionnelle concernant une phlébite peut entraîner la nullité du contrat et priver l'emprunteur ou ses proches de toute indemnisation en cas de sinistre thromboembolique. Une TVP documentée, ayant fait l'objet d'un traitement anticoagulant et d'un suivi médical, doit être déclarée. La sincérité dans la déclaration est la seule garantie d'une couverture réellement efficace en cas de récidive thromboembolique ou de complications à long terme.

Les informations médicales à préparer avant de remplir le questionnaire

Pour renseigner le questionnaire avec précision et permettre une évaluation médicale optimale, il est conseillé de préparer les éléments suivants :

  • La date et la localisation précise de la phlébite (superficielle ou profonde, membre inférieur droit ou gauche, niveau proximal ou distal).
  • Le contexte de survenue : facteur déclenchant identifié (chirurgie, immobilisation, grossesse) ou thrombose spontanée.
  • Les résultats de l'écho-Doppler initial documentant la thrombose et de l'écho-Doppler de contrôle attestant de la reperméabilisation.
  • Les résultats du bilan de thrombophilie si réalisé.
  • Le traitement anticoagulant prescrit : molécule, durée et motif d'arrêt ou de poursuite.
  • L'existence d'une embolie pulmonaire associée.
  • Les récidives éventuelles avec leurs dates et localisations.

L'apport d'une attestation médicale du spécialiste référent

Une attestation médicale récente du médecin spécialiste référent - angiologue, médecin vasculaire ou interniste - précisant le contexte de la TVP, l'absence de récidive, la durée limitée du traitement anticoagulant et l'absence de thrombophilie à haut risque associée constitue un élément de dossier valorisant. Ce courrier médical permet au médecin-conseil de formuler une décision nuancée, adaptée au profil réel de l'emprunteur plutôt qu'à une évaluation forfaitaire défavorable basée sur le seul diagnostic.

Quelles garanties d'assurance (DC, PTIA, ITT) en cas de phlébite ?

Les garanties proposées dans le cadre d'une assurance de prêt avec un antécédent de phlébite sont identiques dans leur nature à celles d'un contrat standard. Leur étendue et leurs conditions d'application sont modulées en fonction du profil thromboembolique de l'emprunteur.

Les garanties socles et leur accessibilité selon le profil thrombotique

La garantie décès (DC) et la garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) constituent le socle minimal exigé par tout établissement prêteur. Pour une phlébite unique survenue dans un contexte déclenchant identifié, sans récidive et sans thrombophilie associée, ces garanties sont généralement accordées avec une surprime modérée ou aux conditions proches du standard. Pour les profils avec TVP récidivante ou thrombophilie à haut risque associée, des conditions plus restrictives s'appliquent.

La garantie ITT et les spécificités de la pathologie thromboembolique

La garantie ITT est le point de vigilance central pour les emprunteurs ayant présenté une phlébite. Elle peut faire l'objet d'exclusions ciblées portant sur les arrêts de travail directement liés aux récidives thromboemboliques, aux complications du syndrome post-thrombotique ou aux hémorragies liées au traitement anticoagulant. Pour les profils avec anticoagulation au long cours, certains assureurs peuvent proposer des conditions spécifiques reflétant le double risque thrombotique et hémorragique.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales garanties, leur objet et les modalités d'application habituelles en présence d'un antécédent de phlébite :

GarantieObjet de la couvertureModalités en cas de phlébite
Décès (DC) Remboursement du capital restant dû en cas de décès Accordée, surprime selon récidives, thrombophilie et anticoagulation
PTIA Prise en charge en cas de perte totale d'autonomie Accordée, possible exclusion si embolie pulmonaire grave dans les antécédents
ITT Indemnisation en cas d'arrêt de travail temporaire Possible exclusion ciblée sur complications thromboemboliques et hémorragiques
IPT Couverture en cas d'invalidité permanente totale Variable selon syndrome post-thrombotique et retentissement fonctionnel
IPP Couverture en cas d'invalidité permanente partielle Accordée selon profil, modulée selon séquelles veineuses documentées

L'importance de comparer l'étendue des exclusions entre contrats

Pour un emprunteur ayant présenté une phlébite, la comparaison des contrats doit porter sur la portée précise des exclusions proposées. Certains assureurs limitent les exclusions aux complications thromboemboliques directes, d'autres les étendent aux pathologies vasculaires en général. Une analyse attentive des conditions générales est indispensable pour identifier la couverture offrant la meilleure protection réelle.

Quelles sont les décisions possibles de l'assureur (surprimes ou refus de garantie ITT) ?

Après instruction du dossier médical, le médecin-conseil de l'assureur dispose de plusieurs options pour adapter les conditions de couverture au profil thromboembolique de l'emprunteur.

L'acceptation favorable pour les phlébites provoquées sans récidive

Pour les profils les plus favorables - phlébite unique survenue dans un contexte déclenchant clairement identifié et transitoire, sans récidive depuis plusieurs années, sans thrombophilie à haut risque associée, sans anticoagulation en cours - l'assureur peut proposer une couverture avec une surprime modérée ou aux conditions proches du standard. Ces profils, qui constituent une proportion significative des emprunteurs concernés, peuvent espérer accéder à l'assurance de prêt dans des conditions raisonnables.

Les surprimes et exclusions pour les profils à risque plus élevé

Pour les profils présentant une TVP spontanée, des récidives multiples, une thrombophilie héréditaire à haut risque ou une anticoagulation au long cours, l'assureur proposera des conditions plus restrictives. L'exclusion de la garantie ITT pour les arrêts de travail liés aux complications thromboemboliques est la décision la plus fréquente dans ces situations. Des surprimes sur la garantie décès peuvent également être appliquées selon l'intensité du risque actuariel résiduel estimé.

L'ajournement et le refus : des situations surmontables

Un ajournement peut être décidé lorsque la phlébite est trop récente ou que le bilan médical n'est pas encore complet. Un refus au premier niveau n'est jamais définitif grâce aux mécanismes de la Convention AERAS. Ces situations, bien que déstabilisantes pour l'emprunteur, sont surmontables avec les bons dispositifs et une préparation médicale optimale du dossier.

Obtenir une assurance de prêt avec une phlébite : les dispositifs Lemoine et AERAS

Deux dispositifs légaux majeurs constituent des leviers essentiels pour les personnes ayant présenté une phlébite et souhaitant souscrire une assurance de prêt immobilier.

La loi Lemoine : la dispense de questionnaire pour les projets éligibles

La loi Lemoine constitue l'avancée la plus directement favorable pour les emprunteurs ayant eu une phlébite dont le projet entre dans son cadre d'application. Lorsque le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et que le terme du prêt intervient avant le 60e anniversaire de l'assuré, le questionnaire médical est totalement supprimé. La phlébite, les récidives éventuelles, le traitement anticoagulant et la thrombophilie associée n'ont pas à être déclarés. L'assurance est accordée aux conditions standard, sans surprime pour motif médical.

La Convention AERAS pour les dossiers dépassant les seuils de la loi Lemoine

Pour les prêts dépassant le seuil de la loi Lemoine, la Convention AERAS garantit un examen progressif du dossier à trois niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en médecine vasculaire et hémostase. Un mécanisme d'écrêtement des surprimes peut s'appliquer pour les emprunteurs aux revenus modestes, afin que le coût de l'assurance reste compatible avec la capacité de remboursement du crédit. Ce dispositif assure qu'aucune demande ne sera définitivement rejetée sans analyse approfondie.

La délégation d'assurance pour accéder aux meilleures offres individuelles

La délégation d'assurance permet de choisir librement un contrat auprès d'un assureur externe à la banque prêteuse, à tout moment pendant la durée du prêt et sans frais ni pénalités. Pour un emprunteur ayant eu une phlébite, cette liberté contractuelle est précieuse : certains assureurs spécialisés dans les risques thromboemboliques peuvent proposer des conditions nettement plus favorables que les contrats groupe bancaires standardisés. Si la situation médicale évolue favorablement - longue période sans récidive, arrêt de l'anticoagulation - une renégociation du contrat en cours de prêt est possible.

Que faire en cas de refus de couverture ou de conditions trop restrictives ?

Face à un refus d'assurance ou des conditions jugées disproportionnées, plusieurs recours permettent de trouver une couverture adaptée ou d'améliorer les conditions proposées.

Activer la Convention AERAS et solliciter plusieurs assureurs en parallèle

La Convention AERAS impose un réexamen progressif du dossier à plusieurs niveaux d'analyse, garantissant qu'aucun profil thromboembolique ne sera définitivement exclu sans analyse médicale approfondie. Simultanément, solliciter plusieurs assureurs spécialisés dans les risques médicaux aggravés via la délégation d'assurance permet de comparer des décisions potentiellement très différentes pour un même profil. Chaque assureur appliquant sa propre grille d'évaluation du risque thromboembolique, les conditions proposées peuvent varier significativement.

Compléter le dossier médical avec des éléments valorisants

En cas de refus ou de conditions restrictives, enrichir le dossier médical avec des éléments supplémentaires peut conduire à une révision favorable de la décision. Un écho-Doppler récent attestant de la reperméabilisation complète de la veine thrombosée, une attestation du spécialiste vasculaire confirmant la stabilité du profil thromboembolique sur plusieurs années, et la documentation du contrôle optimal des facteurs de risque modifiables (arrêt du tabac, perte de poids, compression élastique) constituent des arguments médicaux supplémentaires valorisants.

Explorer les garanties de substitution avec l'établissement prêteur

Dans les situations les plus complexes où les conditions d'assurance restent inacceptables malgré tous les recours, des garanties de substitution peuvent être négociées avec l'établissement prêteur. Le nantissement d'une assurance-vie, d'un portefeuille de valeurs mobilières ou une hypothèque conventionnelle peuvent être acceptés par certains établissements en remplacement partiel ou total de l'assurance décès-invalidité. Ces solutions alternatives permettent de débloquer un financement immobilier dans les situations les plus contraignantes.

Trouver une délégation d'assurance adaptée avec l'aide d'un courtier BoursedesCrédits

Face à la complexité d'un dossier médical impliquant une phlébite, s'appuyer sur l'expertise de BoursedesCrédits permet d'identifier les solutions les plus adaptées et les plus compétitives disponibles sur le marché.

Une expertise reconnue en pathologies thromboemboliques et vasculaires

BoursedesCrédits dispose d'une connaissance approfondie des dossiers d'assurance emprunteur impliquant des pathologies thromboemboliques, dont les différentes formes de phlébite. Ses conseillers maîtrisent les mécanismes de la Convention AERAS, les conditions d'application de la loi Lemoine et les critères d'évaluation propres à chaque assureur partenaire pour les profils thromboemboliques. Cette expertise permet d'orienter chaque emprunteur vers les solutions les mieux adaptées à son profil précis.

Une mise en concurrence systématique des offres disponibles

Plutôt que de se limiter au contrat groupe proposé par la banque prêteuse, BoursedesCrédits analyse en parallèle plusieurs contrats individuels auprès d'assureurs spécialisés. Cette mise en concurrence permet d'identifier les couvertures les plus compétitives avec des surprimes maîtrisées et des exclusions limitées, tout en respectant les exigences minimales de l'établissement prêteur. Chaque dossier est traité de façon personnalisée, tenant compte du type de phlébite, des récidives éventuelles et du traitement anticoagulant en cours.

Un accompagnement complet de la demande jusqu'à la signature

Du premier échange jusqu'à la validation définitive du contrat, BoursedesCrédits assure un suivi continu et réactif. Les conseillers accompagnent l'emprunteur dans la constitution de son dossier médical vasculaire, l'aident à comprendre les décisions rendues par les assureurs et activent, si nécessaire, les recours disponibles via la Convention AERAS. Cet accompagnement global permet de concrétiser sereinement son projet immobilier, même avec un antécédent de phlébite documenté.

FAQ : Vos questions fréquentes sur l'assurance emprunteur et la thrombose veineuse

Une phlébite unique survenue il y a plusieurs années impacte-t-elle encore l'assurance emprunteur ?

Cela dépend du contexte de survenue et de l'absence ou non de récidive depuis. Une TVP unique survenue dans un contexte déclenchant clairement identifié (chirurgie, immobilisation), sans récidive depuis plusieurs années, sans thrombophilie associée et sans anticoagulation en cours, est souvent acceptée aux conditions proches du standard. Plus le délai sans récidive est long, plus les conditions d'assurance s'améliorent. La dispense de questionnaire de la loi Lemoine supprime totalement cette contrainte pour les projets éligibles.

La présence d'une thrombophilie héréditaire aggrave-t-elle significativement les conditions d'assurance ?

Oui, de façon significative. Une thrombophilie héréditaire à haut risque - déficit en antithrombine III, déficit en protéine C ou S homozygote, syndrome des antiphospholipides - combinée à des antécédents de TVP, conduit à des conditions d'assurance nettement plus restrictives. Le risque de récidive thromboembolique est alors évalué comme structurellement élevé, justifiant des surprimes importantes et des exclusions de garanties. La Convention AERAS garantit néanmoins un examen approfondi de ces dossiers complexes.

L'anticoagulation au long cours est-elle un facteur bloquant pour l'assurance emprunteur ?

Elle constitue un facteur aggravant mais pas bloquant. Un traitement anticoagulant au long cours témoigne d'un risque thromboembolique persistant nécessitant une prévention continue, ce que les assureurs intègrent dans leur évaluation. Le risque hémorragique additionnel lié à l'anticoagulant est également pris en compte. Des solutions d'assurance existent néanmoins, notamment via les assureurs spécialisés en risques médicaux aggravés et les mécanismes de la Convention AERAS.

La loi Lemoine supprime-t-elle vraiment l'obligation de déclarer une phlébite récidivante ?

Oui, totalement. La loi Lemoine supprime l'obligation de questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur et dont le terme intervient avant les 60 ans de l'assuré. Dans ce cadre, même une phlébite récidivante sous anticoagulation permanente n'a pas à être déclarée, et l'assurance est accordée aux conditions standard sans surprime pour motif médical.

Peut-on renégocier son assurance emprunteur si aucune récidive ne survient après la souscription ?

Oui. La délégation d'assurance permet de changer de contrat à tout moment pendant la durée du prêt, sans frais ni pénalités. Si plusieurs années se sont écoulées sans récidive thromboembolique depuis la souscription initiale, un dossier médical actualisé peut permettre d'obtenir des conditions plus favorables auprès d'un assureur réévaluant le risque à la baisse. Cette renégociation peut générer des économies significatives sur la durée restante du prêt.

La Convention AERAS peut-elle aider en cas de refus lié à une phlébite récidivante sévère ?

Oui. La Convention AERAS garantit un réexamen approfondi du dossier à plusieurs niveaux d'analyse successifs, mobilisant des médecins-conseils spécialisés en médecine vasculaire et hémostase. Ce mécanisme s'applique à toutes les pathologies thromboemboliques, dont les phlébites récidivantes sévères avec thrombophilie. Un refus au premier niveau d'analyse n'est jamais définitif, et le mécanisme d'écrêtement des surprimes peut s'appliquer pour les emprunteurs aux revenus modestes.

Une embolie pulmonaire associée à la phlébite aggrave-t-elle fortement les conditions d'assurance ?

Oui, de façon significative. Un antécédent d'embolie pulmonaire, particulièrement si elle était grave ou s'est compliquée d'hypertension pulmonaire chronique thrombo-embolique, modifie substantiellement le profil de risque assurantiel. L'assureur évaluera le délai écoulé depuis l'épisode, la résolution documentée par le bilan d'imagerie pulmonaire, l'absence de séquelle fonctionnelle respiratoire et le traitement anticoagulant en cours. Une embolie pulmonaire résolue sans séquelle documentée par des explorations fonctionnelles respiratoires normales est perçue plus favorablement qu'une embolie avec hypertension pulmonaire résiduelle.

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